Par téléphone

Alcool Info Service répond
à vos appels 7 jours sur 7

Contactez-nous

Vos questions / nos réponses

Alcool Info Service répond
à vos questions

Posez votre question

Adresses utiles

Témoignages de consommateurs Télécharger en pdf Imprimer Envoyer à un ami

Prendre du recul

Par Antigone11

Réflexions sur l'alcoolisme ou addiction, mot plus cool.

C'est avant tout une maladie. Elle se soigne grâce à une équipe médicale aux multiples spécialités  (psychothérapeutes , kiné , diététicienne , coach sportif , sophrologue ). Cela  touche des personnes fragiles ou sensibles à l'effet de l'alcool. C'est un manque de chance, un engrenage, un dérapage, un accident fatal. C'est une intolérance à l'alcool qui devient une drogue, une souffrance, une dépendance. C'est un dérapage, la sensibilité de la personne à cette drogue la fait glisser puis sombrer. C 'est la prise de conscience, la cure, la prise en mains par une équipe thérapeutique qui sauve le malade d'un naufrage et de la mort.

L'alcoolisme c'est la perte de sa liberté, la perte de sa santé et de l'avenir. En aucun cas un alcoolique ne doit accuser une autre personne ou un événement de l 'avoir fait sombrer dans l'alcool. C'est un tout. Une fragilité, un faux pas. C'est vrai qu'il y a des familles sensibles à ce produit, je dirais plutôt qu 'il y a des tempéraments sensibles à l'alcool : hypersensibilité,  manque de confiance en soi, évènements malheureux, mais de là à accuser les autres…  C'est un passage à l'acte suite à un manque comblé par une prise d'alcool. Au début c'est inconscient, c 'est le planeur qui se fracasse. La dépendance psychologique est grave, elle  s 'ancre dans la personnalité,  l'alcool a remplacé l 'hormone du bonheur et détruit l'équilibre physiologique de l'organisme. Il faut des années de réflexion pour comprendre à quel point l'alcool détruit le raisonnement. L'alcool ne demande qu'une seule chose : le passage à l'acte, irréfléchi et aveugle. Il y a un trou en soi, un trou que l'on comble. C'est une maladie de l'oralité. Il faut alors raisonner, décider de s'aider et accepter la lucidité,  la franchise, la clarté.  Ne pas avoir peur des mots et de l'autre soi qui se cache en soi . Respecter sa part de faiblesse, se respecter, se parler. Dire tout haut son malheur, ne pas avoir honte de soi, assumer ses erreurs et assumer sa sobriété. Tout cela c'est de la sagesse qui rentre.

J'écris ces mots non pas pour me persuader moi-même, j'écris pour trouver la voie du raisonnement qui mène à la paix de l'âme et au bien-être du corps. J'écris pour aider les autres. Communiquer fait du bien.

Déposez votre témoignage

Retour à la liste