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Mon fiancé est probablement alcoolique et agressif quand je lui en parle

Par Kitty26

Bonjour à tous,

Je suis en grande détresse à cause de l'alcoolisme de mon fiancé. Depuis que je le connais c'est un gros buveur mais je n'étais pas alarmée jusqu'ici car il ne consommait pas d'alcool tous les jours.
Depuis 4/5 mois, sa consommation d'alcool a explosé et est devenue quotidienne. Il boit au travail (dans la restauration, c'est assez facile), vole de l'alcool au travail et consomme ainsi plusieurs verres de bière et presque 1/2 bouteille de vodka par jour.
Son comportement a beaucoup changé, il passe ses nuits à boire devant la télé jusqu'à ce qu'il s'endorme et ensuite il dort toute la journée jusqu'à l'heure de son service. Il ne fait presque plus rien dans sa vie en dehors du travail, à part préparer son repas et, parfois, celui de son fils. Il refuse de sortir sauf pour aller boire des verres. La seule chose pour laquelle il manifeste encore de l'enthousiasme c'est l'alcool.

Il est devenu de plus en plus agressif verbalement et "râle" violemment à tout propos. Il oscille entre moments d'euphorie et moments de violence verbale extrême sans raison valable.
J'ai essayé de lui en parler et il s'est mis dans une colère terrible qui l'a amené, notamment, à passer toute la nuit à m'insulter, entre autres comportements déplacés (renverser exprès par terre, jeter des objets etc).
Quelques semaines plus tard, il en est arrivé à frapper son fils de 18 ans sous un prétexte futile et hier il a menacé de me frapper moi.
Nous ne pouvons pas avoir de relations physiques s'il n'a pas bu et les soirs où je n'ai pas trop envie, il me crie dessus.
La moindre contradiction le mène à des crises d'agressivité verbale intense, je n'ose plus rien lui dire qui n'aille pas dans son sens par peur de cette violence.
Selon lui, il n'a aucun problème, il ne fait rien de mal, il est victime des autres qui lui créent des problèmes (moi, ses enfants, des personnes extérieures). Aucun dialogue n'est possible, il est dans le déni le plus total.

Cette situation me cause une énorme souffrance, j'ai peur que cela ne fasse que s'aggraver. Nous devons nous marier en septembre, mais j'ai une peur panique que cet événement ne tourne à la beuverie. Il ne s'intéresse ni aux préparatifs, ni à la cérémonie et ne parle que de la soirée qu'il va passer à "se bourrer la gueule avec ses copains".
Je ne l'intéresse plus, sauf quand il a besoin de moi pour faire quelque chose (son administratif, des courses, lui servir de taxi car il n'a pas le permis) ou quand il a envie de sexe. Le reste du temps c'est comme si je n'existais pas.
Je pleure assez souvent et il me crie dessus quand il me surprend dans cet état.
Quand nous nous sommes rencontrés, il n'était pas comme cela. C'est une bonne personne quand il est sobre et il a beaucoup de talent dans son travail. En temps normal c'est un homme très gentil mais depuis quelques mois je le vois sombrer et il n'a plus rien à voir avec la personne que j'ai rencontrée. Il me fait de plus en plus peur.

En plus de l'alcool il consomme aussi régulièrement de la cocaïne, ce qui n'arrange rien. Mais c'est réellement sa consommation d'alcool qui est problématique.

D'un côté j'ai envie de fuir et de laisser tout cela derrière moi, d'un autre côté je trouverais cela lâche de l'abandonner. Quand on aime une personne c'est pour le meilleur et pour le pire donc on ne laisse pas tomber quelqu'un parce qu'il va mal, cela ne me semble pas bien.

Je suis perdue, en grande souffrance et je ne sais pas à qui en parler de peur qu'il ne le découvre. Qui peut m'aider et me conseiller?
Merci du fond du coeur.

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6 réponses


Fleur2Lys - 16/05/2024 à 11h50

Bonjour,

Vous pouvez contacter un CSAPA près de chez vous, vous y trouverez des personnes qui sauront vous écouter et vous orienter. Vous pouvez également en parler avec un psychologue.

Venir sur ce forum est aussi un premier pas.

Je comprends tout à fait la difficulté de laisser son conjoint derrière soi quand on l'aime mais si, pour reprendre vos mots, "quand on aime, c'est pour le meilleur et pour le pire", faut-il que le pire soit le fait de votre conjoint ?

Les alcooliques sont souvent dans le déni et si la guérison est possible pour certains d'entre eux, elle est longue et dépend de leur motivation. En tant que conjointe, on peut accompagner et soutenir mais on ne peut pas faire à leur place.

Je ne suis pas mariée et n'ai jamais voulu l'être mais je crois que cet engagement doit apporter du bonheur et de belles perspectives plutôt que la peur et des doutes.

Peut-être pouvez-vous échanger sur ce sujet avec un proche ? On n'ose souvent pas par honte, crainte ou autre mais cela fait du bien de pouvoir se confier à une personne qui nous connait.

Force2Courage - 16/05/2024 à 14h21

Bonjour,

Je vous conseille de mettre certaines choses en pause, et de revoir un peu les perspectives. J'étais il y a très longtemps dans la même situation que vous. Mon mari avait complètement vrillé à l'approche de mon mariage. Du coup, je me suis dit aussi que je ne pouvais pas revenir sur ma parole, je ne pouvais pas le laisser alors qu'il était malade... Et j'ai signé pour le pire, et il n'y a pas eu de meilleur. Le fait que j'ai poursuivi dans cette voie a été comme une bénédiction envers son comportement. Parce qu'après tout, j'ai signé en connaissance de ses problèmes de comportement.

Si j'avais su, le mariage n'aurait pas eu lieu. Je ne dis pas forcément que je l'aurai quitté, mais je me serai arrangée dès ce moment pour que ne pas avoir des engagements difficiles à régler en cas de séparation, pas de compte commun, pas de mariage à casser, pas de maison en commun, etc... Mais j'ai continué à resserrer les liens qui nous attachent l'un à l'autre sans remettre quoi que ce soit en cause de son comportement. Je l'ai gardé dans l'illusion qu'il n'y avait pas de problème.

Bon courage à vous, et prenez vraiment bien le temps de la réflexion. Gardez surtout en tête que vous ne devez pas vous isoler à cause de SON problème. Vous êtes libre de parler à qui vous voulez, de dire les choses que vous vivez et ce que vous ressentez. Ce n'est pas le trahir d'oser en parler, c'est se trahir soi-même que de s'isoler.

Kitty26 - 16/05/2024 à 18h29

Merci pour vos réponses et vos sages paroles.

Force2Courage, je n'avais pas envisagé la situation sous cet angle. Loin de moi l'envie de valider un tel comportement. J'envisage de faire appel à un spécialiste en alcool et addictions pour faire le point sur mon cas et trouver des conseils.

Fleur2Lys, j'ai rassemblé mon courage et j'ai parlé à ma maman. Je regrette un peu car maintenant elle est inquiète. Je n'aurais pas dû lui dire. Elle me dit de fuir et ne surtout pas me marier. Ça fait mal, mais elle a certainement raison.

Renoncer à la relation est une décision difficile et importante, je crois que je suis trop mal en ce moment pour avoir les idées claires. J'ai l'impression de devenir folle et ne plus savoir quelle est la réalité et ce qui est normal ou non. Mon conjoint me dit que tout est dans ma tête, que c'est un choix de ma part de créer des problèmes là où il n'y en a pas. Je ne sais plus quoi penser ni où placer ma confiance. Et s'il buvait à cause de moi?

J'espère que la consultation d'un spécialiste neutre pourra remettre de l'ordre dans tout cela.


Force2Courage - 17/05/2024 à 14h30

Bonjour,

Ce sont les discours courants et clichés dans ce genre de situation. Mon mari me dit aussi que tout est dans ma tête, que c'est à moi de me faire soigner. Et quand je me fais soigner, il accuse la psy de me faire un lavage de cerveau, c'est comique. Il me dit aussi que c'est pour me supporter qu'il boit. Ce sont des façons de se déresponsabiliser.

Même si les autres stressent pour vous et s'inquiètent, ils ont aussi droit de savoir et le droit de vous accompagner. Si vous étiez gravement malade, vous le cacheriez à vos proches? et vous leur mentiriez lorsqu'ils vous disent que vous n'avez pas l'air bien. Et bien, ici c'est la même chose. Vous allez devoir traverser une énorme zone de turbulence, sans savoir l'issue et la durée. Vous allez devoir vous battre contre lui et contre vous-même. Vous devez être accompagnée.

Moi je me suis fait accompagnée d'un spécialiste, et ça m'a fait un bien fou. Ca n'a pas résolu mes problème, ça ne m'a pas donné la force de partir, mais je me suis réconciliée avec moi-même, et je me sens tellement mieux dans ma vie.

Bon courage

paradoxconfus - 19/05/2024 à 20h32

Bonjour,

Les histoires se ressemblent et les schémas se répètent, la responsabilité est toujours mise sur les autres, les proches, les conjoints... L'alcool n'est jamais la cause selon eux, ou alors il nous dise avec ferveur et en nous regardant dans les yeux, que non ils ne boivent plus. Que c'est terminé ! Alors que tous les signes sont là. Même les éthylotest mentent... Les bouteilles cachées datent d'il y a bien lgtps... et ça tourne en boucle pendant des années, parfois même avec un suivi et des soins en addicto

Vous avez le choix de partir et de quitter cette situation, de prendre un peu de recul, de rester et d'accompagner, mais il faut que vous soyez consciente qu'il est très probable que le chemin sera long et semé d'embûche ! La prise de conscience n'est que la première étape du changement et rien n'est gagné. Pour ma part, mon ex-conjoint (avec qui je suis toujours en contact et tjrs très présente aussi) a décidé de stopper sa consommation il y a plus de 4 ans - pas mal de cures, postcures longues durées et malgré l'avancement, l'alcool est tjrs présent.. et les insultes reviennent.

Une chose que je vous conseille est de ne jamais accepter une quelconque violence ! Posez vos limites, et essayez de ne pas les dépasser.

Je rejoins les autres avis, continuez avec le csapa ou une association, vous pourrez parler et poser les choses pour avoir les idées plus claires et prendre la décision la mieux pour vous. Allez y pour vous happy C'est ce que je fais et je dois dire que je pleure beaucoup moins !

Un dernier point, vous n'êtes pas la cause de cette maladie, il ne boit pas à cause de vous. Il boit parce que certainement il y trouve un réconfort, un moyen de faire face à des difficultés, ou que sais-je !

Betty - 19/05/2024 à 20h57

Bsr
Je vous comprends c’est très compliqué de vivre avec quelqu’un qui préfère boire. Moi le bien il dit qu’il picole pas. Il conduit alors qu’il est bourré, il m’insulte de tous les mots, boit en cachette. C’est vraiment très compliqué de vivre avec une personne alcoolique.

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