Par téléphone

Alcool Info Service répond
à vos appels 7 jours sur 7

Contactez-nous

Adresses utiles

Forums pour l'entourage Télécharger en pdf Imprimer Envoyer à un ami

Je suis démunie

Par elnet85

Bonjour à tous,
Voila maintenant un an que je suis avec l'homme que j'aime.
Nous nous sommes rencontrés pendant le confinement. Ca a tout de suite été une évidence .
Il était festif, et m'apportait cette folie qui 'ma aidé aussi à tenir pendant cette période compliquée.
Et puis, le fait que tout soit fermé cela nous a permis de nous connaitre et de construire quelque chose qui pouvait être solide.
Je me suis vite rendue compte qu'il buvait plus que moi, qu'il avait tendance à finir les bouteilles, à s'arrêter boire des coups...
J'ai tout essayé, la manière agressive, directive, douce... Rien n' yfait...
Alors je suis résignée et je me sens impuissante.
Comment réagi face à la personne qu'on aime qui nous dit qu'elle n'a pas de problèmes, que ca va .. Mais quand elle ne boit pas, elle transpire dans le lit ... Les premiers effets du manque..
Hier c'était son anniversaire, ses 38 ans ... Je lui ai fait une surprise au matin, j'ai été chez lui lui acheter le petit déjeuner.
Il s'était couché à 6h du matin, son appartement sentait la cigarette, l'alcool, la transpiration..
Je ne suis pas restée longtemps.
Le soir je n'y suis pas retournée, impossible pour moi de le voir comme ca, d'autant qu'il avait continué toute la journée.
L'alcool, nous a donc empêché de passer un moment agréable et de fêter son anniversaire.
Je crois que ca a été un élément déclencheur...
Je ne sais quoi faire pour l'aider, je ne sais pas si je serai assez forte.
J'ai 35 ans, je veux juste une vie banale mais heureuse.

Fil précédent Fil suivant

2 réponses


citlapol - 17/02/2021 à 08h41

Bonjour,
J'ai été bouleversée par votre post. A 35 ans, j'ai rencontré un homme merveilleux, attentionné, festif, poli et bien élevé. Tout allait bien même si j'avais parfois un peu de mal " à suivre" dans les soirées. Et même parfois c'est moi qui avais mal à la tête le lendemain et c'est lui qui me soignait ( parents médecins je me disais). Puis nous avons ait le projet de faire un enfant, le rêve de ma vie e réalisait.... Du coup 0 alcool pour moi et j'ai commencé à remarquer qu'il sentant parfois l'alcool à des moments bizarres.. Et j'ai parlé, fait des remarques ( "tu rêves, c'est la grossesse"blunk... et trouvé du Subutex dans son sac une nuit à 5 mois de grossesse.... " c'était une erreur et de tout e façon je vais tout arrêter à sa naissance, même la clope", nous sommes allés voir un addictologue " laissez le fumer des cigarettes" m'a t i dit .... Le bébé est né, avec un papa aux petits soins qui l'emmenait tout le temps se balader... tout va bien, il est si gentil.... et un jour, une maman de l'école ( le bébé est en CP !) me dit que le papa sent l'alcool à 8h30 ( je pars travailler à 7h30). A partir de là j'a commencé à ouvrir les yeux... et j'ai vu ce que je me cachais... et je suis partie début 2019 en acceptant la garde alternée, toujours la confiance...Aujourd'hui ma fille va avoir 10 ans, elle est brillante à l'école mais ça fait 2 fois cette année que la maîtresse m'alerte sur non pas des difficultés scolaires mais comportementales ( tristesse, repli sur elle même..blunk.... et j'ai replongé ans la culpabilité de la laisser plongée dans ce monde de mensonge et de fausses promesses.... alors surtout prenez soin de vous et de votre vie tant qu'il est temps !

Codep - 18/02/2021 à 11h52

Bonjour à toutes
Je me retrouve dans vos posts, ma situation est si particulière que j'ai du mal à en parler. J 'ai connu mon copain il y aura 15 mois le 2 mars.Je l'ai rencontré sur une application de karaoké en ligne, il est américain et vit aux USA. Nous avons 7h de décalage horaire, 8h depuis trois semaines à présent, car il est reparti vivre chez sa mère après s'etre fait viré de son boulot de manager en boulangerie qu'il occupait brillamment depuis 6 ans , gros travailleur, zéro jour de repos aux USA durant des mois, mais stress intense des responsabilités qui l'ont conduit à boire façon anxiolytique , un enfer la vie là bas, idem pour le système de soins.

Le Covid est vite arrivé nous contraignant à reporter notre première rencontre physique. Nous en avons donc profité pour chanter ensemble( nous sommes "fan" du meme chanteur)
je suis plus agée que lui, il a 30 ans et nous en avons profité pour parler énormément et nous attacher fort.Des sentiments sont nés malgré la situation en ligne, à ma surprise.

J 'ai découvert progressivement qu'il était une personne transgenre FTM (ça ne se voit pas du tout ) et ne buvait pas que pour le fun. Il buvait il me semble moins ou alors le cachait il? Il est passé de 4 shot de whisky à 8 à 12 par jour, entrecoupés de pause bierre quand il avait vomit la veille. Il mangeait peu et pas tous les jours. Il a dit etre aussi bipolaire puis en fait non pas sur, mais ne prend pas de traitement .

Je ne bois pas du tout d'alcool n'aimant pas le gout, ni l'odeur sauf pour cuisiner des plats en sauce, de plus j'ai une tres mauvaise image de l'alcool associée à la violence dans ma famille de "buveurs"( chasse , conducteurs de trains grand père buveur fèstif, oncle alcoolique, père buveur bringueur régulier puis abstinent quasiment).Repas de famille redoutés pour ça car finissaient mal.
Quand je me rends compte que mon copain picole plus que ce qu'il admet, je prends peur, tant moi meme professionnel de santé mentale, j'ai une idée théorique de ce à quoi m'attendre. Malgré tout mon ami n'etant pas dans le déni, le dialogue existait. J'ai donc supporté en ligne ce que vous vivez en réel avèc l'angoisse quand il ne repondait pas tant il etait ivre qu'il meurt.
J 'ai pris 15,5kg en 15 mois, suis devenue asthmatique suite au COVID que j 'ai attrappé. il y a trois semaines( variant anglais qui m 'a rendue tres malade et suite à mon stress chronique).
J 'ai le sentiment d 'un vrai traumatisme d'avoir enduré son alcoolisme, et tout ce que ça a engendré de crises , de souffrance pour moi. malgré tout j 'ai toujours cherché à le responsabiliser et rester à ma juste place.Je l'ai toujours considéré en grande souffrance, ce qui m ' aidée à ne pas le blamer, à compatir mais avec des limites.Nous avons cassé de nombreuses fois.
A ce jour, je l 'ai donc " lâché", et j'ai conservé le contact et dialogue que quand il ne boit pas. J 'en suis arrivée là apres un nuit d'enfer à le voir vomir, ce qui m 'a déclenchée une sorte de crise d'ashme, bref ça m'etouffe à force. Je suis dans un colère intense car il a repris les shots , apres qu'il ait céssé de boire 7 jours apres avoir perdu son boulot( je pensais qu'il avait enfin percuté). Il a remis en place meme système chez sa mère cette fois, autre village , autre boutique d'alcool. Cette andouille de mère qui est toxique dans le fond, ravie de l'avoir recuperé, le mene au magasin d'alcool elle meme!!!! et elle meme est abonnée aux mecs alcolo!!!. Bref je l'ai engueulée. Ambivalence, incohérence de cette mère.

Je ne sais pas si il est aussi pret à me perdre apres avoir perdu son boulot, dans moins d 'un mois il n ' a plus un rond. Cherche t il à finir SDF? et victimiser apres? Bref malgré mon amour pour lui, je me sauve si c'est comme ça.
On va voir ce que ça va donner, moi j'ai changé, et j'ai demandé un rv dans un centre qui s'occupe de l'entourage de conjoint alcolodependant afin de trouver du soutien. J 'attends un rv. Voilà c 'etait juste pour commencer à parler de mon impuissance, souffrance, de la brulure dedans qui me cuit. C 'est juste une atroce torture, je n'en peux plus de ses abandons, son agressivité, ses silences et retours comme une fleur, il est double, de ses vomis, de sa tete bouffie quand il a bu, il est si beau sinon. Il ressemble à Johnny Depp .J 'ai envie de le secouer, j 'ai trop donné, du m'oublier à etre comprehensive, ne pas le brusquer pour ne pas culpabiliser si il boit apres qu'on se soit pris la tete. Il m 'a deja fait du chantage émotionnel et au suicide, ça me rend tres virulente, mais il me pompe mon energie, il m 'asseche.
Bref désolé.


Répondre au fil Retour