Bonjour,
Je dois reconnaître qu'accepter mon statut de conjointe d'un homme alcoolique a été compliqué
Depuis des années, je vois la consommation de mon conjoint se régulariser, devenir quotidienne et augmenter. Son comportement quand il est franchement ivre m'effraie de plus en plus. Au quotidien il n'est jamais vraiment ivre, mais il n'est jamais sobre. Quand il est très alcoolisé, il peut devenir détestable et méchant, provocateur et condescendant.
Il était impossible d'aborder le sujet, il m'accuse de le traiter de ''sac à vin'' ou d'alcoolique fini.
Après beaucoup de patienter et des trésors de tact, j'ai réussi à lui faire entendre que notre fils de 10 ans et moi-même sommes très inquiets pour lui. Il se rebeller parfois en disant qu'il n'a pas besoin d'aide ou que c'est a lui seul de décider. Parfois il semble accepter de faire un pas vers nous et semble envisager un changement. Depuis quelques jours, je le vois moins boire d alcool à la maison, mais il boit sofas et autres (comme un fumeur cherche le geste).
Quand il commence à boire, il peut parfois se limiter, mais parfois non et plus rien ne l'arrête.
À cela s'ajouter qu'il se néglige. Son hygiène est plus que douteuse, il ne prend plus soin de lui, ni de rien d'ailleurs.
Hier soir, il a clairement dépassé ses limites et son comportement nocturne m'a fait très peur : il s'est levé et s'est mis à marcher dans la chambre, manipulant des objets sans raison. Quand je lui ai demandé ce qu'il faisait, il m'a répondu qu'il préparait le repas de demain. Puis il a quitté la chambre, et a essayé d'allumer le couloir avec l'interrupteur qui n'a jamais fonctionné. Il s'est ensuite rendu dans la salle de bain en me disant qu'il devait sortir les chiens car ils le demandaient. Revenu vers moi, je lui ai dit qu'il fallait peut-être que j'appelle de l'aide, il m'a repoussé en me disant d'arrêter et qu'il devait aller au WC, et est retourné dans la chambre. Je l'ai dirigé vers les toilettes. Quand je lui retourné dans le lit, j'ai constaté une tâche sur le drap, je pense qu'il a mouillé le lit au réveil.
Ce matin, je lui ai tout raconté. Il ne se souvenait de rien. Je lui ai dit que je ne pouvais plus vivre, et laisser vivre notre fils, dans l'angoisse de son état. Je l'aime, je veux l'aider, je veux qu'il aille mieux et que notre famille aille mieux mais j'ai peur qu'il soit trop tard et que seule la séparation ne nous reste comme option. Je cherche depuis des années des moyens de sauver ce qu'on a construit mais je semble de plus en plus être la seule concernée par les obligations familiales, lui vit à côté de nous.
Il dit qu'il ne veut pas qu'on se séparer, mais fait toujours tout passer avant nous et refuse d'ouvrir les yeux. Son environnement familial du côté de son père n'aide en rien, puisqu'ils boivent tout autant et ne voit absolument pas le problème.
Il souffre, je souffre, notre fils s'en ressent. Notre vie est un enfer, je suis épuisée de toutes ces tentatives d'arranger les choses. Si rien ne change, toute notre vie volera en éclats sans en avoir rien fait ..