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Ce que j’ai sur le coeur

Par Charliez

J’ai besoin de me lâcher un peu…

Je cherche un endroit où je n’ai pas l’air de me plaindre…

Je vis depuis quelques mois avec un alcoolique, il le reconnaît et le savais déjà lorsque nous nous sommes mis ensemble.

Il dit qu’il veut s’en sortir, me demande de garder ses moyens de paiement et fais des efforts quelques jours pour rester sobre mais dès que j’ai le dos tourné il récupère sa carte et va s’acheter des canettes.
Et une fois qu’il a craqué c’est très compliqué à gérer comme si l’alcool appelait l’alcool. Il devient agressif, désagréable, paranoïaque et pour la première fois il y a quelques jours violent.
Il me ment à longueur de temps au point que je doute quelques fois de ses sentiments.

Je suis je l’admets, novice en la matière et je n’ai pas idée de ce qu’il se passe dans son corps et dans sa tête.

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7 réponses


ALI - 07/07/2022 à 12h05

Bonjour Charliez,

J'aurais pu rebondir et vous faire part de mon expérience (toute relative bien sûr, comme beaucoup d'entre nous ici qui "essaient"blunk, mais j'ai lu "... pour la première fois, il y a quelques jours, violent". Alors, c'est sans appeL : PARTEZ loin de lui. Ne cherchez pas à savoir si c'est sa maladie qui justifie les coups, PARTEZ !

Il ne s'agit plus de savoir si pouvez l'aider, il y a une priorité, c'est de vous sauver la vie.

Bon courage Charliez.

jubinette - 07/07/2022 à 15h52

Bonjour Charliez,


Tout d'abbord n'ayez pas l'air de vous plaindre car ce que vous vivez est très difficile et compliqué au quotidien. De part mon expérience (14ans avec un alcoolique), personne ne peut les aider à part eux même. Et tout ce que vous allez entreprendre pour l'aider va vous détruite vous et vous consumer à petit feu sans que vous vous en rendiez compte. L'alcool entraine innévitablement mensonges, manipulations, agréssivité, violence psychologique puis la suite logique est la violence physique.
Plus vous attendrez, plus il sera difficile de fuir. Et comme le dit Ali, rien qu'à l'évocation du mot 'violent", ya pas à réflechir et faut vous sauvez.

Bon courage et penser à vous en priorité, à votre bien être, à votre protection.

Charliez - 07/07/2022 à 18h00

Je mentirais si je disais que j’y ai pas pensé à le quitter et tout laisser tomber.

Quelque part j’ai envie d’y croire encore, il n’a été violent qu’une fois parce que je l’ai empêché de boire d’avantage. C’est cette une fois de trop, mais je me dis que c’est effectivement la maladie qui veut ça.

Il reconnaît qu’il a un problème mais c’est comme s’il ne se sentait pas capable d’y arriver.

J’essaie d’être toujours sur le qui vive mais c’est vrai que c’est épuisant, et tout sauf gratifiant, il m’en veut de « l’infantiliser ».

Lyiah - 09/07/2022 à 03h31

Bonsoir,

Je vous réponds en tant que fille d'alcooliques. Mon beau-père a rendu ma mère exactement comme lui, alcoolique. Vois n'imaginez pas les même scènes avec encore plus de violence que je vois de mes propres yeux et ça, beaucoup beaucoup beaucoup trop souvent à mon goût.

Si le changement ne vient pas de lui-même, et malgré toute la volonté et la patience dont vous faites preuves, vous ne pourrez pas le changer vous-même ou le forcer à se soigner. il a atteint un point de non retour. Être violent avec vous montre qu'il a dépasser un certain cap dans son degré d'alcoolisme.

C'est fatiguant, épuisant de toujours faire le gendarme à toujours tout surveiller, contrôler. Le fait qu'il vous en veuille de "l'infantiliser" montre qu'il n'est pas prêt à changer, voir qu'il n'a PAS envie de se soigner et d'arrêter.

Que vous conseillez à part de fuir ? De prendre toute vos affaires et de partir avant qu'un drame n'arrive parce qu'on ne sait jamais de quoi un alcoolique est capable pour avoir son verre en plus et je sais de quoi je parles.

Serait-ce trop oser de vous conseiller de ne pas avoir d'enfant avec lui tant qu'il est aussi instable afin qu'il ne voit et ne subisse pas tout ça ?
Je vous parle en tant que petite fille qui a vu son père violent physiquement et verbalement avec sa mère, et qui en grandissant a vu le beau-père faire sombrer sa mère dans l'alcool avec toute les scènes de violence qui vont avec. Les cris, les insultes, les rabaissements, humiliations, les mois difficiles où l'alcool était une priorité par rapport à la nourriture, les menaces de frapper, les coups aussi également et que je vois, malheureusement, encore bien trop souvent aujourd'hui.

Je rejoins les personnes qui vous conseilles de fuir. Vous méritez mieux que ça. Prenez vos affaires, bloquer son numéro et fuyez aussi loin que vous pouvez de lui. Pour une fois, penser à vous avant qu'il ne soit trop tard et qu'il vois détruise.

Charliez - 12/07/2022 à 18h46

Lyiah votre message me touche particulièrement, il a envie d’un enfant. Mais en plus du fait que ça ne fait pas si longtemps que ça que nous sommes ensemble, c’est effectivement une vision que je n’imposerai jamais à un enfant.
Ça m’a déjà brisé le cœur que ma nièce l’ai vu alcoolisé même si il a fait bonne figure et que je doute qu’elle en garde le moindre souvenir à deux ans.

Même si je n’envisage pas de le quitter, je prends un peu de recul j’essaie de me dire que c’est sa maladie et pas la mienne.
Et je prends du temps plus pour moi.

Lyiah - 12/07/2022 à 20h25

Charliez, vous savez à deux ans j'ai vu mon père frapper ma mère et je m'en souviens encore. À vrai dire, c'est même la seule chose dont je me souviens de lui. Ses cris et sa main partir vers son visage.
Prenez du recul, prenez du temps pour vous, partez quelque jours, éteignez votre téléphone et profiter de ce silence et de cette paix pour faire le point et savoir si vous souhaitez continuer cette vie et avoir peur de lui ou si vous souhaitez partir et être heureuse et sereine.

Fleur2Lys - 13/07/2022 à 20h20

Bonjour Charliez,

Votre histoire faire écho à la mienne. Cela fait bientôt 4 ans que je fréquente mon compagnon. Comme vous, j'ai su dès le début qu'il était alcoolique.
Il a tenu presque un an de sobriété puis a sombré de nouveau. J'ai épuisé les solutions à essayer. Il a fait des démarches mais il finit toujours par renoncer avec de bonnes excuses. Concrètement il n'a plus envie de se battre. Il sait qu'il mourra de son addiction et m'y prépare jour après jour. Ce renoncement à 34 ans, je ne m'y fais pas. Je suis dans le déni. Pour moi, il y a toujours de l'espoir et malheureusement cet espoir m'empêche de partir.

Je l'aime. Il est la personne qui peut m'apporter le plus de joie mais il est aussi celui qui me fait le plus souffrir quand il perd pied. Il a parfois des moments où je ne le reconnais plus. Il est violent physiquement envers lui ou des meubles. Il est violent verbalement envers ses proches, lui et moi. Dans ces moments, il est destructeur, menteur et manipulateur.

C'est épuisant ces montagnes russes. Un jour, on y croit et on se lance dans de beaux projets et parfois, on regrette d'y avoir cru à nouveau et d'être déçue.

Je me souviens avoir posté sur ce forum quelques mois après le début de ma relation. J'avais trouvé les réponses très pessimistes. Je recherchais de l'espoir. Je voulais croire qu'il était différent. Le triste constat de mes passages ici me font dire que nos histoires sont souvent similaires.

Je n'ai pas de conseils à donner mais si j'étais pragmatique et arrivais à mettre mes sentiments de côté, je renoncerai à nos bons moments pour m'éviter toute cette peine et ce chaos qu'il invite dans nos vies.

Parfois, j'ai tendance à penser que c'est plus facile de mettre fin à une histoire de ce type quand elle n'a que quelques mois mais au fond; ça ne devient facile que lorsqu'on est prêt à cette séparation, tout simplement.

Prenez soin de vous

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