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Avis sur SELINCRO

Par edika22

126 réponses


lacenaire - 03/08/2019 à 22h43

Bonjour,

j'ai commencé à prendre du Selincro ce mercredi (nous sommes samedi soir).

En général je n'arrête jamais de boire avant d'être bien saoûl, donc je prenais de l'antabuse pour me forcer à ne pas boire du tout.
J'ai voulu essayer autre chose.

Mercredi soir: première prise: j'ai bu deux verres puis plus envie.
Je me suis par réflexe dirigé vers un bar où j'aime prendre un verre avant d'aller dormir, mais vraiment pas envie.
Pas d'effets secondaires, juste pas d'envie de plus d'alcool, avec la détente apportée par deux verres.

Jeudi soir: prise de Selincro puis j'avais un anniversaire et en me forçant j'ai bu trois verres, puis plus envie.
Pas d'effets secondaires.

Vendredi soir:
J'ai achété une bière après le bureau, puis pris un Selincro.
Racheté une demi-litre en canette pour mon dîner. Je n'ai même pas terminé la canette. Cela ne m'est de mémoire jamais arrivé.
Etat un peu dépressif, mais difficile de dire si c'est la fatigue.

Samedi (aujourd'hui): pas de prise de Selincro.
J'ai pris une collation vers 16h dans un snack, m'apprêtait à commander une bière, mais de nouveau pas envie.
J'ai pris un déca!
Ce soir, pas d'envie, j'aurais d'habitude été au drugstore acheter 2 litres de bière au moins. La juste pas envie.
Pas d'effet secondaire.

Donc pour moi, c'est jusqu'à présent très positif. Même si j'adore m'ennivrer et que j'ai peur d'attraper l'alcool petit et la cuite mesquine, de boire (enfin happy comme quelqu'un de normal.

Je vous encourage donc à essayer, il existe visiblement des cas sans effets secondaires, et je n'ose pas imaginer de l'effet que pourrait avoir Selincro sur ma vie!

Jado - 19/08/2019 à 21h49

Bonsoir. Cela fait deux semaines que mon médecin m’a prescrit du Selincro. Je buvais énormément et je n’en pouvais plus. Je n’ai eu aucun effet indésirable.
Il faut dire que mon médecin m’a également prescrit du Valium pour 7 jours et de l’Aotal pour un an. Cela en plus d’un anti-dépresseur que je prends depuis un petit moment.
J’avais essayé à plusieurs reprise d’arrêter de boire, mais en vain. Pour moi, le Selincro est devenu le médicament miracle, pourtant j’étais septique.
Passer de plusieurs bières et verres de vin par jour et une bouteille de vodka qui me faisait 2 jours à rien ou presque, c’était inespéré.
Je viens de passer une semaine dans la famille où la consommation d’alcool est importante. Au deuxième verre, je pouvais à peine finir. Je prenais un verre pour faire plaisir, mais sans envie.
Depuis que je suis revenu, plus un verre d’alcool, aucun manque et la joie de vivre est revenue. Je veux rattraper le temps perdu accoudé à un comptoir. Je reprends le sport et je suis plus disponible pour mes proches. MERCI à mon DOC.

LaChute - 21/08/2019 à 10h53

Bonjour à tous,

Pour ma part, j'ai tenté le Selincro plusieurs mois: Aucun effet.

Si des effets secondaires importants (notamment insomnie) !
De tous les médicaments que j'ai testé contre l'alcool c'est celui qui m'a provoqué le plus d'effets secondaires ...

Je suis revenu à la bonne vieille méthode classique: cure, sevrage, réunion MAB et abstinence.

3,5 mois maintenant, je me sens beaucoup pieux physiquement (mentalement, j'ai d'autres soucis, mais plus d'envies): L'alcool n'est pas indispensable pour vivre, l'eau oui ...

Profil supprimé - 22/08/2019 à 22h10

Bravo pour tes 3,5 mois d'abstinence LaChute !

Je reconnais moi aussi l'importance des MAB après une éventuelle cure . Ne jamais lier son abstinence à rien ni à personne ; ne plus se trouver d'excuse pour reprendre le premier verre et ne jamais rester seule . Capituler devant l'alcool qui sera toujours le plus fort à la moindre reprise du premier verre . La vigilance s'imposera toujours mais vivre sans alcool malgré les difficultés de la vie est tout à fait possible .
Bonne continuation à toi LaChute !

Dark94 - 08/10/2019 à 22h07

Bonsoir nouveau sur le forum j'ai pris mon premier comprimé de selincro ce soir et je me suis acheté une petite flasque de whisky de 20 centilitres pour voir... habituellement mon problème et de ne pas savoir m'arrêter quand je commence pour l'instant j'ai l'impression d'avoir ma dose je vous donnerai des témoignages sur les prochains jours... les 20 centilitres me font plus d'effet que d'habitude...a suivre...

Dark94 - 09/10/2019 à 04h47

Bonsoir prise de mon premier cachet hier soir vers 20h puis achat et consommation
d'un flash de 20 cl pour voir... pas envie d'en acheter d'autres contrairement à d'habitude et dodo tôt. Réveil à 1h et 4h avec sensation désagréable d'être un peu ivre à suivre...

Jado - 09/10/2019 à 10h06

Bonjour. Pour répondre à Dark94, le Selincro m’a permis d’arrêter totalement l’alcool. J’ai tout d’abord diminué chaque jour ma consommation tout en prenant le médicament et au bout d’une semaine, j’ai complètement stoppé la consommation, sans éprouver vraiment de manque. Aujourd’hui, j’en suis à mon 65ème jour d’abstInence et j’ai l’impressIon de revivre : beaucoup de sport, sorties et confiance retrouvée au travail et dans la vie privée.
J’ai pris le Selincro durant 3 semaines (légère fatigue) ainsi qu’un anti-dépresseur (Norset). Et je suis sortie de l’enfer, contrairement à mes nombreuses tentatives qui avaient échouées. Attention, je sais que certaines personnes ne supportent pas ce médicament... Tu seras fixé d’ici quelques jours. J’espère que ça fonctionnera également sur toi.

Dark94 - 09/10/2019 à 18h13

Merci Jado je suis quand même surpris de la violence des réactions j'ai très peu dormi et aujourd'hui dans le cirage complet j'ai même annuler un rendez-vous moi qui pendant des années j'ai mélangés volontairement et stilnox je pensais bien supporter le truc du coup j'ai deux questions est-ce que le fait de ne pas avoir attendu une heure entre la prise du comprimé et la prise de mes 20 centilitres le whisky (immédiatement après ) est-t-elle responsable ? La deuxième question est liée à la posologie indiquée par le psy à savoir n'en prendre que lorsque l'on sait qu'on va boire or je ne bois pas tous les jours mais finalement mon corps ne s'habitue t-il pas mieux si j'en prenais tous les jours ? Bref pas de craving et pas franchement envie de reprendre un cp ce soir...

Lili5983 - 09/10/2019 à 23h52

Bonsoir à tous,

Ma 1ère intervention sur ce forum date de février 2018 (page 4) et suite à un traitement au Selincro qui a duré 1 an et demi (de juin 2015 à février 2017) avec un suivi psychologique (psychiatre) et médical (médecin traitant) tous les 15 jours au début puis tous les mois ensuite.
Alors, il est vrai que je ne suis pas intervenue depuis mai 2018 mais je continue à suivre régulièrement le fil de discussion de ce forum. J’ai d’ailleurs une alerte par mail dès qu’une nouvelle contribution a été publiée et aujourd’hui, je me décide à intervenir pour encourager toutes les personnes qui ont la chance de suivre ce traitement et donner des nouvelles sur les résultats après Selincro sur moi.
Voilà bientôt 3 ans que j’ai arrêté de prendre cette petite pilule miracle que j’ai avalé pendant 1 an et demi sans l’arrêter un seul jour et avec des effets secondaires puissants au début et s’atténuant jusqu’à disparition au fil du temps. Ce traitement m’ayant été prescrit pour éradiquer une addiction à l’alcool qui a duré 18 ans. Je ne vais pas revenir sur mon parcours, je vous invite à aller voir mes témoignages sur les pages 4 et 5 (Lili 5983) pour mieux comprendre mon histoire.
Donc aujourd’hui, c’est comme en 2018. C'est-à-dire que je ne suis pas abstinente mais que ma consommation d’alcool est maitrisée : je ne bois qu’en société pour être festive, très occasionnellement car je ne sors pas beaucoup et avec modération (1 ou 2 verres sur toute une soirée), parce que même 3 ans après l’arrêt, « l’effet Selincro » est toujours présent après 1 verre et souvent le 2ème pour faire plaisir : plus envie, léger écoeurement, pas d’intérêt à plus.
Aussi, vous me direz : oui mais les problèmes qui t’ont amené à boire sont résolus, donc ça aide ? Que nenni. Mes problèmes psychologiques sont toujours présents (agoraphobie, déprime saisonnière, sensibilité) mais, forcément, à des proportions moindre car il faut savoir que l’alcool n’arrange pas les soucis, bien au contraire, il les amplifie. Et les problèmes d’hier ne sont peut-être plus ceux d’aujourd’hui, mais d’autres apparaissent. Il faut bien renouveler de temps en temps, je rigole bien sûr !!! Mais, j’arrive à les appréhender de façon différente avec un esprit clair et serein.
Alors, à voir avec votre professionnel de santé bien sûr, mais vu mon expérience, je crois que c’est un traitement de longue durée (pas quelques jours, quelques semaines ou quelques mois mais bien quelques années) et qu’il ne produira un effet durable dans le temps qu’en le prenant jusqu’à ce que ce soit vous qui décidiez quand et où boire un coup, lors d’une occasion par exemple et non pas votre corps. Jusqu’à ce que vous sachiez maîtriser votre consommation comme le commun des mortels. Jusqu’à ce que, même en cas d’orgie, vous sachiez faire abstinence le lendemain et les jours qui suivent, sans manque, sans besoin. Et comme je l’ai déjà dit dans un de mes posts, avec le Selincro, le besoin est parti mais ça n’empêche pas l’envie de temps en temps que je satisfais quand j’ai de l’alcool chez moi mais ça ne va pas plus loin : un verre et le lendemain, terminé. Je n’y pense même plus. Voyez vous, là, en vous parlant, j’ai envie d’un verre mais comme je n’ai pas d’alcool chez moi en ce moment, et bien tant pis. Alors que si c’était un besoin, je ferais tout pour le satisfaire, jusqu’à sortir pour trouver un magasin ouvert à 22 heures et m’acheter une bouteille. Et oui, l’envie est éphémère, on peut ne pas la satisfaire alors que le besoin est tenace, jusqu’à gain de cause. Moi, je n’ai plus ce sentiment de besoin comme avant et ceci grâce au Selincro. Je peux choisir et ça, c’est la liberté.
Voilà, j’espère que ce post vous aidera à faire le bon choix et à continuer votre traitement malgré les effets indésirables qui vont disparaître petit à petit.
Je voulais juste rajouter une chose. Au début de mon post, j’ai dit que vous aviez la chance de suivre ce traitement. Je précise : j’ai eu un médecin traitant qui m’a vu sombrer de plus en plus profondément dans l’alcoolisme sans jamais me proposer de solution et pourtant, il savait… Je l’ai souvent appelé, un appel au secours qu’il n’entendait pas. Lors de mon burn out professionnel en avril 2014, il me culpabilisait, disait que c’était ma faute. Il m’a envoyé consulter un psy. Bien mon psy, c’était lui qui prolongeait mes arrêts de travail parce que je n’osais plus aller voir mon médecin de peur qu’il me fasse reprendre alors que j’en étais incapable, vu mon état. Mais parler n’était pas suffisant pour me sortir de cette spirale infernale. Et un psy, à part les antidépresseurs, franchement, ils ne connaissent pas grand-chose d’autre. Bref… En juin 2015, suite à une prise de sang catastrophique prescrite par ma gynéco, ma fille m’a cherché un autre médecin traitant qu’elle a pris par la même occasion. Elle ne supportait plus le m’en foutisme de l’autre et se rendait compte que je ne voulais plus y aller et elle non plus. A ma 1ère consultation avec ce nouveau médecin, enfin, je me suis sentie écoutée, entendue et surtout déculpabilisée. C’est elle qui m’a parlé du Selincro. Je ne savais pas qu’un tel produit existait. Elle m’a sauvée la vie. D’où votre chance (et la mienne aujourd’hui) d’avoir un médecin compétent et soucieux de votre santé.
Tout ça pour dire que tous les médecins ne sont pas professionnels et qu’à part se faire du fric sur notre dos, certains n’en ont rien à faire de leur patient. J’ai perdu 14 mois entre mon burn out et le début du traitement et pendant ce temps, forcément, mon alcoolisme et ma dépression c’étaient fortement aggravés jusqu’au point de non retour. Aujourd’hui, je suis en invalidité et je ne pourrai peut-être plus jamais travailler. J’ai vaincu l’alcoolisme, certes, mais la dépression s’est transformée en agoraphobie ou phobie sociale plus précisément.
Alors, souvent je me dis que si mon médecin de l’époque m’avait prescrit le selincro (remboursé par la Sécu à partir de septembre 2014) ou un autre produit similaire avant 2014, aujourd’hui, je travaillerais encore et j’aurais une vie sociale. Mais, avec des si on refait le monde comme dit le proverbe. Enfin, le principal maintenant est de profiter des bons petits moments en famille et surtout de ma petite fille de 10 mois que je n’aurais jamais pu avoir à garder si je ne m’étais pas sortie de mon addiction. Et pour le reste, ben voilà, c’est la vie.
Bon courage à toutes et à tous et surtout, tenez le coup. Ca en vaut la peine !

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