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Alcool et confinement

Par Lalaland13

Bonjour,
je suis nouvelle sur ce forum et j'avais envie/besoin de parler à quelqu'un. En effet, personne dans mon entourage ne sait que mon mari est alcoolique. Du coup je me sens très isolée. J'ai peur qu'ils le jugent mal. Je sais qu'ils vont me conseiller de m'enfuir. Mais ce n'est pas aussi simple. Je l'aime, même si parfois il en devient méchant/violent.
Je retrouve des bouteilles vides partout dans la maison. Ses amis sont des hommes seuls qui boivent énormément et ça l'encourage à faire pareil. Des hommes gentils mais des pauvres types dont personne ne veut parce que... quelle femme serait séduite par cela ? Ca me rend furieuse qu'il continue de les fréquenter, parce qu'il est incapable de se raisonner. Ensemble ils ne font que picoler et du coup ils l'entraient sur la pente descendante. On se dispute beaucoup. De temps en temps il a des moments de lucidité. Il pleure, me demande pardon et jure que dès demain il arrête. Mais le lendemain il recommence.
Il y a quelques mois il a accepté d'aller consulter. Au bout de 2 séances il a arrêté parce que soit disant ça ne servait à rien, et qu'il pouvait s'en sortir seul. C'est faut, il n'y arrive pas. Rien qu'aujourd'hui je l'ai surpris à mettre du whisky dans son coca. La bouteille est sûrement planquée dans le paquet du chien... encore. Et là il vient de s'ouvrir un bière. Un geste anodin pour quelqu'un qui n'est pas malade. Moi-même j'aime bien boire un verre de temps en temps. Mais chez lui c'est compulsif. Il me l'a caché tant qu'on ne vivait pas ensemble. Je l'ai découvert à notre emménagement. La douche froide. J'ai cru que c'était à cause de moi, mais depuis j'ai su que c'était bien plus vieux. Au moins 10 ans...
Bref voilà. Aujourd'hui nous sommes en confinement. J'ai cru que ça pourrait l'aider à se sevrer mais comme il peut sortir chaque jour faire des courses, il en profite chaque jour pour se ravitailler (à mon insu). Je ne sais plus quoi faire. On s'aime mais cela génère de la violence entre nous. Parce que ça le rend méchant. Pourtant c'est un homme bien quand il est sobre ! J'ai lu que l'hypnose pourrait marcher. Je me languis que cette période de confinement se termine pour qu'il essaie l'hypnose. Parce que c'est dur. Soit je fais l'autruche et ça passe. Soit je lui tiens tête et c'est le drame. J'ai la boule au ventre. Je me sens piégée dans cette histoire.
Est-ce que vous aussi ?

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4 réponses


patricem - 23/03/2020 à 10h20

Bonjour,

l'hypnose ne marche pas sur tout le monde. J'ai essayé et je me suis ennuyé ferme pendant toute la séance. Si en plus il est dans le déni, vu qu'il pense s'en sortir seul, c'est quand même compliqué. A un moment donné, il va falloir qu'il accepte qu'il a besoin d'aide.

Cette période de confinement pourrait être idéale pour commencer un sevrage. Si vous trouvez un médecin qui téléconsulte et que votre conjoint accepte de lui parler honnêtement, il peut toujours le faire en ambulatoire avec un programme de prise de valium diminuant au fil du temps. Ce n'est pas idéal mais au moins, s'il est shooté, cela ne se verra pas à son travail. Et bien entendu, pas de mélange valium/alcool...

Il aura encore d'autres étapes à franchir après mais une chose à la fois.

Courage,

Patrice

an69 - 25/03/2020 à 18h51

Bonjour J’ai l’impression que vous voudriez trouver la solution pour votre mari. Mais hélas cela ne peut pas marcher! Car la décision lui appartient et le choix du type d’aide également car chacun est différent et ce qui marche pour l’un ne marche pas pour l’autre. Je comprends que dans cette période de confinement vous voudriez que l’alcoolisatIon s’arrête. Une aide téléphonique pour vous serait l’idéal en ce moment. Cela permet de sortir de l’isolement qui s’installe dans ce genre de situation ; et d’appendre sur cette maladie. Prenez soin de vous avant tout et cherchez de l’aide pour vous en priorité. Bon courage

Lalaland13 - 26/03/2020 à 09h15

Merci An69. Je sais que tu as raison, on ne peut rien faire tant qu'ils n'ont pas décidé, eux, de se soigner. Mais ça nous gâche la vie, et je suis tellement en colère parce qu'on pourrait vivre tellement mieux. Je crois en notre histoire, ça me désole de vivre cette situation. Surtout qu'il y a un enfant au milieu. J'ai quitté son père pour mieux, et je me retrouve avec quelqu'un de super mais qui a des addictions. Beaucoup de cannabis aussi ; à la base ça ne me pose pas de problème mais je crois que ça le rend parano. Ca aussi c'est dur à vivre car ça génère des colères basées sur rien. Des crises de jalousie en veux-tu en voilà alors que je ne fais rien d’ambigu. Je n'ai même pas le droit d'avoir le numéro de téléphone, le Facebook ou quoi que ce soit d'autre de ses amis, même si on s'entend bien. Et eux non plus n'ont pas le droit d'avoir mon téléphone. Il devient fou sinon. Un peu de jalousie c'est mignon, mais à ce point c'est dur à vivre. Paradoxalement ça ne lui pose pas de problème de me laisser dehors des journées entières pour qu'il puisse picoler tranquillement. J'en deviens folle. Je sais qu'il n'y a que la fuite comme solution. mais je n'arrive pas à m'y résoudre. Ce n'est pas possible qu'une addiction ait raison de nous et de notre amour. Qu'un truc à la con "gagne".Et pourtant dans ma famille on a vécu ça ; une tante qui a vécu l'enfer jusqu'au suicide de son époux, sous l'emprise d'alcool évidemment. Cette histoire a toujours été ma hantise et pourtant je suis en train de la reproduire. Pourquoi ?

an69 - 26/03/2020 à 10h07

Bonjour voir que la personne que l’on aime et avec laquelle on souhaite construire une belle vie se détruit et nous mène une vie d’enfer dépasse l’entendement. Cela devient une obsession de comprendre pourquoi la personne se comporte ainsi ou pourquoi soi même on se met dans cette situation.
Quelle souffrance pour tout le monde! Je n’ai pu sortir de cet enfer qu’en me décidant à demander de l’aide pour moi même ; j’ai mis du temps à faire cette démarche car pour moi c’était l’alcoolique qui avait besoin de soins. Et j’ai été surprise que l’on me dise « occupez-vous de vous et laissez le malade s’occuper de sa maladie ». L’association que j’ai consulté m’a suggéré AL ANON et j’ai essayé car j’étais au bout et je n’avais plus rien à perdre. J’ai pris conscience que je méritais une meilleure vie avec mon mari. Cela m’a permis de le laisser vivre sa maladie et nos relations se sont améliorées. Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain bien entendu et j’ai souvent songé à le quitter. À vous de voir si vous estimez avoir besoin d’aide. Bon courage à vous et pensez aussi à protéger votre enfant car j’ai grandi dans un foyer où il y avait de l’alcool et donc tout ce que vous décrivez (disputes jalousie) et ce n’est pas drôle cette ambiance pour un enfant. J’en ai longtemps voulu à ma mère de n’avoir rien fait pour nous soustraire à ça car je voyais que mon père était malade et qu’elle perdait son temps à vouloir le changer. Les enfants sont souvent plus lucides que les adultes Bon courage

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