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Par Katianova

36 réponses


Profil supprimé - 12/12/2019 à 16h42

bonsoir Vaderetra,

Il n'es jamais trop tard pour s'en sortir, je suis également nouveau sur le forum.
je pensais bien faire en racontant ma réussite de m'être sevré seul ( j'ai attendu des mois avant de me lancé), sans l'aide de personne, je pensais inspiré tant de gens, (je me faisait une joie de ça) mais devant les argumentations, je m'abstiens d'en dire plus
Je vous es lu et vous félicite pour vos 10 jours, c'est déjà énorme,( physiquement terminer) bravo, ne rien lâchez sil vous plait
Moi aussi je suis fan de l'eau petites bulles hihi accompagné de citron, un régale
Rechute ? Et alors? le plus important c'est la prise de conscience, peu être je rechuterais un jours, cela ne fera pas de moi un alcoolique pour autant, bien que je l'es été, et drogué qui plus es
Insomnie, tachycardie, angoisse, mal être, on n'en meurt pas vous savez ( a moins que l'on m'en apporte la preuve)

Nous sommes toutes et tous procrastinateurs(ices) pas seulement en alcools

L'humain est beau(elles)

Ils(lles) n'es pas fait pour se détruire



Moi je dis juste que la vie est trop belle et qu'on en as qu'une

trouver une passion, forcement vous en avez une ( moi c'est la cuisine hihi)

un petit conseil, ca a marché pour moi, se forcer a marcher, marché et marché encore, ( en foret si possible)

Je serais toujours la pour celui ou celle qui demande des conseil ou des effet du au sevrage

Ps, j'ai demander a ce que l'on supprime mon compte


Profil supprimé - 12/12/2019 à 16h50

Bonjour et bienvenue Vaderetra,,

Il n'est jamais trop tard et si tu lis les différents fils, tu trouveras certainement réponses à tes questions . Si tu t'es inscrite sur ce forum, c'est que tu as probablement un problème d'alcool .
Tu auras bien plus facile de le résoudre à plusieurs .
Nous sommes tous différents , nous avons tous bu différemment mais nous sommes tous alcooliques , c'est notre seul point commun . Personnellement je m'en suis sorti avec AA après avoir capitulé devant l'alcool .

Bon courage à toi


salmiot1

Profil supprimé - 12/12/2019 à 17h15

Nous sommes tous différents certes, mais l'alcools a les même effet sur chaque humain, a long termes
angoisse, tremblement, insomnies, envie de boire sans pouvoir maîtriser ses envies......
Nous ne somme pas plus fort ni moins que les autres
nous sommes toutes et tous humain SALMIOT1
J'ai vu votre profil, et vu votre age, je pourrais être votre petit enfants, je n'es donc aucun conseils a vous donner, seulement a en recevoir, et j'aimerais boire vos écris
raconter nous votre histoire de senior sil vous plait, le plus grand nombres serais intéressé, j'en suis convaincu
bonne soirée a tous les amis abstinent, et les courageux du sevrage
Amicalement a toutes et a tous

Katianova - 12/12/2019 à 20h00

KIMOU, je vous demande pardon si je vous ai bléssé,


Vous êtes sur ce site , peut être concerné par une problématique liée à 'alcool et autre

Votre expérience est intéressante

Je sens que vous êtes jeune

Vous avez toute la vie devant vous

Bluefield - 13/12/2019 à 10h54

Salut à tous !

Vaderetra je suis dans la même situation que toi. Cela fait 8 jours sans goutte d'alcool. Cependant hier j'ai presque craqué. Je m'étais servi un verre de Porto et après une longue réflexion d'une demi heure devant ce verre, je l'ai jeté dans l'évier. Aujourd'hui je suis bien fier de ça. Mais je sais bien que cette situation risque de revenir. Je pense que pour y arriver il faut se fixer les pourquoi tu veux arrêter. En ce qui me concerne c'est tout simplement ma santé.( 2 crises de goutte en un mois).

En ce qui concerne du soi disant débat, s'en sortir tout seul ou avec de l'aide extérieure, je pense que ça dépend de chaque personne ( chacun est différent). J'ai opté pour le sevrage seul icomme Kimou, en espérant que je tienne le coup. Il faut dire que je n'ai aucun trouble physique, ce qui est déjà un avantage par rapport à certaines personnes. La seule chose a je serais vraiment réticent

Profil supprimé - 13/12/2019 à 11h32

Bonjour tout le monde !

Etant donné que je n'ai rien à cacher et que mon anonymat sera aussi préservé ici qu'en AA, je te livre mon témoignage ERREUR dont je ne connais pas l'âge ;

Je m'appelle Salmiot1 et je suis alcoolique , abstinent et vraiment très heureux de l'être.

Mon parcours dans l'alcool, toujours présent depuis l'âge de 15 ans , est loin d'être spectaculaire.

Très timide et complexé à outrance à cause des taches de rousseur parsemant mon visage , je subissais la risée de mes petits camarades. Papa a lui aussi toujours eu un problème avec l'alcool et lorsque je revins d'une soirée bien arrosée complètement ivre, il me félicita. J'étais ivre , donc, j'étais devenu un homme. Afin d'avoir le courage d'aborder les filles lors des bals de village, je devais m'enfiler quelques bières. Toutes les sorties se terminaient toujours de la même façon , à savoir complètement "bourré" , la tête dans le seau pour y rendre le trop plein. A 19 ans, je fis mes premiers pas dans le monde du travail et en guise de bienvenue , je fus chargé d'aller à l'épicerie du coin remplir de bouteilles le sac prévu à cet usage. Je faisais régulièrement les nuits et je terminais celles-ci dans un petit bar où on y fêtait régulièrement des démobilisations.
A 21 ans, je fis mon service militaire en Allemagne où ma consommation d'alcool alla en grandissant et où je goûtai aux alcools forts au bar canadien . A 23 ans, je jetai mon dévolu sur une jeune fille qui devint ma femme 4 mois plus tard et qui se jura bien de me faire arrêter de boire en m'accordant tout son amour. Quelques mois plus tard, quelque peu éméché, je fis un accident de moto dans lequel un homme perdit la vie . Cet accident ne me donna pas envie d'arrêter , bien au contraire , culpabilisé que j'étais d'être peut-être à l'origine de ce drame.

Quelques mois plus tard naissait ma fille et je fêtais cette heureuse naissance en me saoulant et en jouant un mois de salaire au Jackpot pour ensuite aller faire scandale à la maternité .Le lendemain,, au pied du lit, je demandais pardon à mon épouse et lui promis de ne jamais plus boire. Cette promesse , je la lui réitérai des dizaines et des dizaines de fois . Je me suis vite rendu compte que j'avais un sérieux problème avec l'alcool et que je ne pouvais plus m'arrêter lorsque j'avais commencé. J'étais furax lorsque ma femme, ma belle-mère , certains collègues me traitaient d'alcoolique. J'avais l'alcool relativement joyeux mais avec les années, mon agressivité vis à vis de mes proches, ma femme d'abord, allait en s'accentuant. Ma femme pleurait régulièrement et ses pleurs me rendaient fou furieux. Très souvent elle allait prier Ste Rita, patronne des causes désespérées, pour que j'arrête de boire.

Hormis les drogues, je souffrais de plusieurs dépendances : la cigarette, le jeu, les femmes de petite vertu; bref presque la totale. Le gouvernement belge me permit de cesser le jeu (le jackpot) en l'interdisant dans les cafés. De petits problèmes de santé et l'amour de la montagne me firent arrêter la cigarette. A 37 ans, alors que j'étais devenu de plus en plus agressif et honteux de ce que j'étais en train de devenir,je franchis , après plusieurs passages devant l'établissement, la porte d'un local AA. J'y fus bien accueilli mais , étant donné que le frère de ma mère était AA , abstinent, je fis celui qui savait tout et à qui on avait rien à apprendre. Pendant 3 mois, à raison d'une à deux réunions par semaine, je restai abstinent . Maintenant, j'aurais tendance à dire que je restais "sec". Je me contentais de m'asseoir autour de la table , d'écouter d'une oreille distraite ce qui se disait et de m'en retourner chez moi une fois la réunion finie.

Après 3 mois, je me suis dit que je n'avais plus besoin de ces gens-là et que je ferais bien mon abstinence tout seul. Je ne me rappelle plus combien de jours je tins le coup mais pas longtemps je vous l'assure. Je me retrouvai bien vite à un comptoir de café et les anciennes habitudes refirent surface. Un verre, un seul, çà n'a jamais fait de tort à personne. Mais, alcoolique j'avais été et alcoolique j'étais toujours et chaque premier verre enclenchait la pompe et il en fallait un second, un troisième et ainsi de suite jusqu'à l'ivresse. Ma femme était catastrophée et ne savait plus à quel saint se vouer. Je rentrais de mes libations dans des états pas possibles et toutes les excuses étaient bonnes pour m'enivrer.

J'étais bourrelé de remords et j'avais perdu l'estime de moi-même. Je dis toujours que je n'avais perdu que cela vu que mon boulot, je l'avais toujours, et c'était sur le lieu du travail que je commençais à me saouler; ma santé n'était pas trop affectée et ma femme était toujours au domicile conjugal. L'agressivité devenait de plus en plus violente et il m'est arrivé de gifler ma femme et de vouloir l'étrangler lorsqu'elle me criait dessus .Il m'arrivait souvent de me jeter sur le lit et de pleurer à grands sanglots sur mon triste sort. Alors ma fille âgée de 14 ans venait m'y retrouver pour me consoler et me dire chaque fois : "tu vois bien que tu ne t'en sortiras pas tout seul, retourne chez les AA". Lors de me libations, j'étais aussi irrésistiblement attiré par les quartiers chauds de la ville et même les "petites femmes" me faisaient remarquer que je buvais beaucoup trop.

Le 13 août 1985, je commençai à boire à 7 h du matin à la cafétéria se trouvant en face de mon bureau et j'en sorti à 17 heures après avoir enguirlandé devant tous les clients ma femme qui venait me rechercher. Rentré à la maison , complètement abattu par mon attitude et par l'alcool, je lui demandai ce que je devais faire . Pour toute réponse, elle me dit :"fais tout ce que tu veux, je ne m'occupe plus de toi" et elle alla s'enfermer dans la cuisine.Affalé dans le divan, je sortis d'une poche la petite carte jaune qui m'avait été remise lors de ma première visite chez AA et comprenant outre le" Hier, aujourd'hui et demain", la prière de la sérénité et quelques numéros de téléphone dont je ne m'étais d'ailleurs jamais servi. Je fis quelques numéros et une dame , bien gentiment me dit que je n'avais qu'à revenir en réunion si je désirais en sortir une fois pour toutes.
Un éclair de lucidité traversa mon esprit; des pareils, il n'y en eut pas beaucoup. Ma décision était prise, j'allais retourner chez ces gens-là mais avant il fallait que je dise adieu à mon autre dépendance, les prostituées. Ce qui fut fait ce même soir et à 20 heurs, plus écrasé que jamais, je refranchissais la porte du local AA qui m'avait si bien accueilli un an plus tôt. Ouf, quel soulagement, j'étais revenu parmi les miens. Vu mon état, mes amis me conseillèrent de faire profil bas et d'écouter. Je crois m'être assoupi mais j'ai entr'ouvert un oeil quand, au beau milieu de la réunion, un autre ami , cheminot tout comme moi, franchissait la porte pour la première fois. Quelle coïncidence; j'allais même avoir un véhicule pour rentrer chez moi ! Quelque peu dégrisé, vers deux heures du matin,je me sentis délivré d'un poids énorme. Je me sentis libéré; j'avais enfin capitulé devant l'alcool; j'avais reconnu qu'il serait toujours le plus fort et que je ne voulais plus prendre la moindre goutte de ce poison. J'avais compris que ma place serait toujours avec les AA et que si je voulais rester abstinent, ce ne serait plus seul mais bien avec mes amis. Je fis un agrandissement du "hier, aujourd'hui et demain" et le plaçai au-dessus de l'évier. Je crois l'avoir lu des centaines de fois. Je ne pouvais me culpabiliser d'avoir été et d'être un malade alcoolique ; j'étais seulement responsable de mon rétablissement. J'achetai la littérature assez vite et essayai de m'en imprégner le plus possible. Un ami qui pataugeait en AA depuis des années devint mon confident et nous partageâmes beaucoup , par téléphone, à la table d'une belle taverne, devant un bon café, lors de promenades à la campagne ... Nous entr'aidant, sommes restés abstinents tous les deux et j'eus vite compris que le salut était dans le partage et l'action J'ai toujours conservé à l'esprit que j'étais peut-être responsable de la mort d'un homme et si je pouvais aider quelqu'un à devenir et à rester abstinent, il fallait que je le fasse et ce, sans prétention aucune. Je pouvais être un outil de AA pour les autres et je n'en retirerais que du positif.Rendre ce que j'ai reçu sans compter a été pour moi un cadeau extraordinaire , moi qui n'avais d'autre but dans la vie que de boire.

Je peux dire que les promesses des AA se sont réalisées en grande partie pour moi. Je suis heureux dans mon abstinence et si ma vie d'abstinent n'a pas été un long fleuve tranquille , jamais l'alcool n'est venu re-troubler celle-ci. J'ai été confronté au divorce avec ma femme car je n'avais pas maîtrisé certaines choses mais ce divorce s'est passé dans la sérénité , la prière aidant et depuis 24 ans , je partage ma vie avec une AA qui a les mêmes principes que moi en ce qui concerne notre attitude en AA et la façon d'envisager notre abstinence commune.
Je suis un homme heureux car je me satisfais de peu de choses et je profite le plus et le mieux que je peux du moment présent.
Je terminerai en remerciant ma Puissance Supérieure que j'ai probablement rencontrée à Lourdes alors que je priais devant la petite Bernadette pour qu'Elle m'aide à arrêter de boire car quelques petites semaines après cette demande, je refranchissais la porte du local AA .

Je me dois de remercier aussi le mouvement des AA, cette merveilleuse fraternité d'hommes et de femmes dont Bill et Bob furent les cofondateurs. les amis de hier, et d'aujourd'hui qui m'ont toujours accueilli tel que j'étais et tel que je suis.

Avec une amie j'ai ouvert un groupe AA et avec mon épouse, avons ouvert un forum " de l'Ombre à la lumière"et ce depuis 11 ans .

Je suis retraité depuis 16 ans et chaque jour j'essaie de rendre ce que j'ai reçu pour ma plus grande satisfaction .

Merci de m'avoir lu , ce fut long mais 34 ans et 7 mois , cela ne se raconte pas en quelques mots .

A toutes et tous je souhaite une abstinence heureuse

salmiot1

Jean luc 22 - 13/12/2019 à 14h14

Bonjour

Salmiot je suis un ancien cheminot français un peu plus jeune que toi ,retraité depuis 3 ans bientôt, ton témoignage est poignant et je me retrouve beaucoup dans ta 1ere raison de boire,le milieu social qui deculpabilise de continuer,les divers addictions,tabac jeu,alcool bien sûr les dizaines de fois où j ai dit c finit j arrête...j ai reussi avec le tabac depuis bientôt 11 mois le jeu (pmu) me manque un peu mais quand je joue j arrive à ce que ce soit avec modération et c rare enfin l alcool j en suis à un nouvel arret ,20 jours d abstinence , pour la première fois g décider de consulter un(e) addictologue mon 1er RV à été repoussé à cause des grèves et g bien peur que celui du 17 le soit de nouveau ! C pas grave g la volonté de tenir pendant les fêtes addictologue ou pas apres le plus difficile sera de ne pas faire comme d habitude et tenir dans le temps

Profil supprimé - 16/12/2019 à 07h23

Bonjour à toutes et à tous ,

J'espère que vous avez passé un bon week-end durant lequel l'alcool n'a pas été invité . C'est tellement agréable de se lever le lundi matin ,mais aussi tous les jours de la semaine, les idées claires, se rappelant de tout ce que l'on a dit ou fait, et en forme pour débuter une nouvelle journée sans alcool .
Content d'avoir accueilli un cheminot français sur ce forum et je ne désespère pas de te rencontrer sur l'autre forum "de l'ombre à la lumière" . Autant utiliser tous les outils mis à notre disposition .
Naguère, il était de bon ton de consommer de l'alcool à la SNCB ; pour faire partie de l'équipe, de la joyeuse équipe tout un temps il fallait avoir la descente facile . Heureusement cela a bien changé et à présent c'est alcool-zéro ...ou presque .
Autre point commun avec toi Jean-Luc, j'ai arrêté de fumer bien avant l'alcool et le jeu . C'est la peur de me chopper un cancer de la gorge qui fut le facteur déclencheur . J'ai écrasé mon dernier paquet dans le Valais suisse, , dans la montagne où j'étais en vacances . Jamais repris la première . Ce fut bien plus long pour l'alcool et pourtant j'avais envie, l'envie d'avoir envie disait Johnny. Il m'a fallu cette fois l'aide des AA et encore je m'y suis repris à deux fois . Je crois qu'une fois la capitulation sans conditions effectuée, c'est ma persévérance et ma participation dans ce Mouvement qui m'ont permis de tout traverser sans alcool .
L'alcool sera toujours le ,plus fort si je ne suis pas vigilant .
J'ai été installé dans l'alcool une vingtaine d'année , je le suis depuis plus longtemps encore dans l'abstinence , n'y a aucune comparaison à faire . Je suis heureux d'être abstinent .
Je vous souhaite la même capitulation et une abstinence heureuse ;

salmiot1

Bluefield - 17/12/2019 à 21h01

Salut à tous ! Première rechute aujourd'hui après 2 semaines. Comment réagir après ça ?? Moi je me dis que ça fait partie de la guérison. Je ne baisse pas les bras pour autant. Je dois continuer. Je ne me laisserai pas guider par une substance de mer..

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