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Bypass - demande ce alcoolique

Par Non0

Bonjour à vous qui me lirez.

Pour la petite histoire, j'ai 35ans, marié 2 enfants, situation professionnelle et financière correcte.
J'ai subi un bypass il y a plus de 4ans et me suis mis à boire depuis 2ans.

Je me suis rendu compte de ma dépendance il y a environ 1an et demi. Après avoir arrêté en janvier pendant 2mois, j'ai replongé.

Je vois bien que je ne peux y arriver seul et pour la 1ere fois, cette nuit, j'ai créé un compte pour essayer de m'en sortir et partager.

J'ai 2 enfants de 2ans et 5ans, et aujourd'hui, comme depuis quelques temps, je me suis mis dans une colère après mon aîné pour disons le, une broutie. Ce soir, je venais d'aller le chercher à l'école, la journée de travail était stressante et fatiguante (comme toutes les autres) et je crois que le fait que je n'avais pas encore bu, a provoqué cette crise de colère. Je m'en veux...

Il est 2h du mat, après une soirée à boire (en cachette pour la grosse partie, bière, vins et surtout alcool fort), je me suis écroulée vers 21h, ivre, faisant croire à mon épouse un état de fatigue extrême. Et après un profond sommeil, je me suis réveillé quelques heures après anxieux, et commençant une insomnie comme beaucoup de nuit.
Seulement je m'en veux de mon comportement auprès de mon fils. J'ai peur de devenir un jour violent dans mes accès de colères. Je vois bien que mon comportement change de plus en plus. J'ai peur de finir par perdre ma famille comme mon travail. J'ai un travail très prenant, stressant et fatiguant et je me cache derrière pour faire croire que mes changements d'humeur et comportement en sont sa faute. Mais au fond je sais que c'est le manque.

Je bois rarement en journée, sauf si restaurant avec collègues ou fournisseur. Mais le soir est catastrophique..

Cette nuit j'ai rassemblé les bouteilles, cubi et alcool fort ouvert .. prêt à les jeter dans l'évier. Je pense que c'est la seul chose à faire... Mais c'est tellement dur de se séparer de son ''calmant'' du soir.

J'ai déjà lu et parcouru pas mal de forum. Je n'ai pas de solution miracle. Mais pour la 1ere fois, j'ai envie d'en parler et de me faire aider.

J'en ai déjà parlé à mon entourage, qui soit dit en passant me categorise déjà depuis 1an comme alcoolique, ce qui est très dur mais tellement réel. J'ai besoin d'un autre soutien et surtout de pouvoir en discuter sans honte.
Peut être avoir des solutions, de l'expérience, du soutien...

Merci par avance.

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26 réponses


Today - 29/09/2021 à 23h14

Bonsoir Nono.

Plus âgée que toi et une femme.
Pas non plus mon premier arrêt (3mois il y a plus d'un an).
Aujourd'hui j'en suis à 11jours sans une goutte d'alcool.
Je passe les détails de ce qui m'a poussé à arrêter mais cette fois-ci je suis allée voir un médecin pour en parler, pour être aidée. Car physiquement des symptômes de manque (la 1ère fois je n'en avais pas eu).
Cette fois je crois que j'ai eu un déclic....disons plutôt une alcoolisation de trop...mon corps et mon mental m'ont envoyé une sacrée décharge le lendemain toute la journée qu'il a fallu pourtant assumée (boulot enfants)...
Le sevrage physique est passé...reste le psychologique. Tout le monde n'a pas recours à l'alcool face aux difficultés de la vie...donc je suis une psychothérapie (débutée bien en amont de mon arrêt) afin de creuser le problème qui se cachait derrière l'alcool ou plutôt que je tentais de noyer dans l'alcool. Travail long douloureux mais nécessaire pour devenir hors alcool un jour.

Je ne sais pas si je suis la plus qualifiée pour donner des conseils mais peut-être juste ceux ci:
Aller voir un professionnel (ton médecin traitant, addictologue) car se sevrer seul peut être dangereux et que c'est aussi important d'en parler avec quelqu'un de neutre, qui connaît cette maladie. L'entourage peut être aidant mais ils sont dans l'affect et ce n'est pas leur rôle de nous soigner /accompagner dans la démarche de soins.
Avancer un jour à la fois...hier c'est passé, on ne peut le changer. Demain n'est pas encore là. Reste aujourd'hui.
Et bien sûr continuer à échanger ici ou ailleurs (groupes de paroles)
Faire un travail sur soi....qu'est-ce qui nous fait plonger dans la bouteille, qu'est-ce qu'on cherche à se cacher avec...

Bon courage à toi dans ta démarche.
Venir en parler ici est déjà un premier pas

Non0 - 30/09/2021 à 12h07

Bonjour Today,

Merci pour ton retour cela fait plaisir.

Je te remercie de ton conseil, je pense qu'effectivement, aller voir quelqu'un est obligatoire.
Il est vrai qu'avoir écrit ici m'a fait beaucoup de bien. Après m'être lâché sur le forum, j'ai réveillé mon épouse à 4h du matin pour ''vider mon sac''... Cela n'a pas été facile, et n'ai pas lâché mes mots, mais cela m'a fait du bien. Heureusement je peux compter sur mon épouse qui veut et va me soutenir dans ces moments difficiles...Mais elle même a peur des prochaines semaines.
Comme toi j'ai déjà fait des tentatives de sevrage et pour ma part elle m'ont beaucoup affectée...je parle bien du manque .. je sais que les 3 premières semaines sont critiques... D'abord pour les effets du manques....après pour l'envie et les habitudes ..

Par contre, a la différence de ma 1ere réelle tentative, j'ai compris le break n'est pas possible... J'ai au fond de moi accepter que je ne devais plus jamais y toucher ..

Je vais je pense rechercher une personne pour le faire suivre .. neutre .. et te remercie du conseil.

N'hésite pas à continuer à échanger .. je pense que parler est salvateur et je serais ravi qu'on puisse se soutenir dans cette dure et longue épreuve...

Today - 01/10/2021 à 01h36

Bonsoir Nono.

Merci aussi de ta réponse.
C'est courageux à toi d'en avoir déjà parlé avec ton épouse et j'imagine bien à quel point cela a dû te soulager, te délester d'une partie de ce fardeau. Mettre les mots dessus devant quelqu'un est déjà accepté de se reconnaître malade alcoolique.
J'ai ressenti un énorme soulagement en le disant au médecin.
J'en ai parlé à certaines personnes de mon entourage par le passé (au 1er essai) mais j'ai bien senti qu'ils pensaient que j'exagerais avec le mot "alcoolique". Beaucoup d'entre eux boivent le soir après leur travail (la récompense)....peut-être pas autant que moi, peut-être autant (?)....mais tant pis. Moi je sais que je suis malade alcoolique.
J'utilise bien le mot malade car c'est une maladie.
Et j'ai décidé de me soigner!

12 jours aujourd'hui. J'ai mal fini ma journée ! Mais je suis contente car il y a 13jours j'aurai bu pour mieux l'encaisser ! Ce soir je ne l'ai pas fait et n'en ai pas eu envie non plus.... Pour tout dire, je n'y ai même pas pensé !
Mais je ne vais pas crier victoire trop vite même si je sens qu'un changement en moi s'amorce vraiment.

Je crois que je l'ai eu ce fameux déclic...ma décharge !

Peut-être que l'épisode avec ton fils aura été ton déclic, ta décharge à toi ? Même si cela a été un épisode douloureux pour toi, que tu t'en veux....tu pourras en parler avec lui peut-être? Les enfants ont une grande capacité de compréhension...et mettre des mots sur des maux même simplement est important.

Le week-end se profile mais je sais que je ne vais pas boire...et pourtant je sais que, vu mon programme, l'alcool va être proposé. Je ne sais pas pourquoi mais je le sens en moi, j'ai confiance en moi pour ne pas y toucher. Ça ne me stresse même pas (avant ça aurait été source d'inquiétude la venue du week-end). Je sais que je ne vais pas boire.
Même si je sais que les cravings ne vont pas m'épargner....

La suite au prochain épisode....

Fais toi aider ne serait-ce que pour le sevrage physique... J'en ai eu besoin cette fois-ci (anxiolitiques et vitamines).
Et ma psychothérapie me fait un bien fou....

À bientôt et bonne avancée dans ta démarche de soins.

Et donnes des nouvelles aussi de ton côté....et qu'importe que ce soit pour parler de "J" sans alcool....qu'importe que ce soit pour dire "j'ai chuté aujourd'hui".
Le chemin (je préfère au mot "épreuve" que je trouve plus dur) ne sera pas de tout repos, probablement semé d'embûches....mais je pense que ça en vaut vraiment la peine de s'y aventurer !

Bon week-end

Non0 - 02/10/2021 à 07h59

Bonjour Today,

C'est rigolo, hier quand j'ai lu ta publication, j'étais chez le medecin. Je t'ai donc écouté. Je suis d'ailleurs ravi car j'ai été voir mon médecin de famille qui est très bien et a pris le temps de discuter avec moi, sans jugement, avec une certaine expérience, et pour compte, c'est un ancien dependant alcoolique qui a arrêté il y a 16ans... Comme quoi...
Je te ferai grâce des discussions mais cela m'a fait du bien, je dois le voir tous les mois. Il m'a prescrit qq pilules pour aider au sevrage mais ça va....
Oui c'est vrai que quand tu parles de ''declic'', peut être as tu raisons. Mais comme il me l'a dit, nous faisons partie des 9/10% de personne qui ne devront plus jamais toucher à l'alcool.
Hier soir, j'ai réussi à faire garder mes enfants par mes parents, et j'ai enmené mon épouse au restaurant. Nous avons pu reparler de tout ça...
Il est vrai que le restaurant est un épreuve... Jus de tomate en apéritif, eau pétillante pendant le repas et tisane après le dessert... Lol... Mais ça va.
Je te comprends pour le weekend, c'est effectivement une épreuve. Mais pour le coup, et comme mon médecin me l'a expliqué, on peut s'amuser très bien sans alcool. Et il faut que les personnes qui nous entoure le sache et en soit consciente pour ne pas, d'une part nous tenter, mais surtout nous soutenir.
Comme toi, je m'inquiétais pour ce weekend parce que j'ai un repas de famille, chez nous... Nous avons décidé avec mon épouse de faire un repas sans alcool. Je vais préparer des coktails pour l'apéritif, et nous verrons bien. Pour l'instant ma famille n'est pas encore au courant (trop) de tout ça et j'espère que l'acceuil se fera ''sympatiquement'' car je n'ai pas envie de me justifier.... Mais imaginer un repas ''du dimanche'' sans champagne pour l'apéritif et un bon vin pour le repas... C'est un sacrilège pour mon entourage familiale, puisque nous avons tous été éduqué comme ça.

Nous verrons bien. J'avoue être bien dans mes pompes, clair avec ma décision et de ce fait, je suis moins stressé. Comme tu le dis, nous verrons bien.

Merci pour tes conseils. Prends soin de toi, tiens le coup et revenons lundi nous raconter nos tentations, ou non, de ce weekend.

Bonne journée Today

Today - 05/10/2021 à 18h24

Bonjour non0

J'avais écrit tout un laïus hier soir mais il n'a pas été enregistré ! J'ai dû mettre trop de temps à l'écrire !!

Aujourd'hui 17ème jour sans...
Et ça va.

Ce week-end ça a été....pas une goutte, pas eu envie, pas de craving non plus. Ça m'a juste fait bizarre de trinquer avec un soda mais plus dans le sens où pas l'habitude !
Face à un regard surpris/interrogateur quand j'ai dit ne plus boire d'alcool, j'ai simplement répondu que je faisais des tachycardies dernièrement et que j'avais donc décidé de supprimer tout excitant de mon alimentation (alcool café thé). Pas un mensonge vu que ces derniers temps c'était effectivement le cas.

Je continue en parallèle le voyage au centre de moi-même...
Je me découvre, j'apprends à me voir différemment et quelque part à m'apprécier ! Des défauts oui mais pas que...
Je me rends bien compte à quel point je m'étais oubliée pendant si longtemps, à ne plus savoir vraiment qui j'étais, à ne plus reconnaître mes besoins, mes attentes, niés comme effacés...
Tant de temps à ne voir que mes défauts....pas quelqu'un d'intéressant, pas assez ceci ou trop cela.
Je me rends compte de toutes ces années à m'effacer, m'étouffer afin de satisfaire les autres, à être ce que l'on attendait de moi (ou plutôt ce que je croyais comme attendu de moi) ...en être arrivée à avoir cette impression d'être une machine, un automate, celle qui gère,assume, répare, rattrape tout, tout le temps. Mon incapacité à savoir dire non, cette exigence vis à vis de moi même permanente, ce besoin de réussir afin de quoi....plaire et satisfaire aux autres !
La négation de mes émotions aussi....apprendre à les accepter et non plus les étouffer, ni les nier....pour ainsi mieux les vivre.
Savoir dire "oui je suis ainsi !" et ne plus avoir peur d'être rejetée si je le fais.
En bref, m'accepter moi comme je suis...et m'aimer comme je suis.

Pour le moment seuls mes enfants ont connaissance de mon arrêt, ma psychologue ainsi qu'un ami avec qui je viens juste d'aborder le sujet (ma relation toxique avec l'alcool). Pas de mari (divorcée) avec qui le partager.
J'y vais un peu seule mais ça me va car je n'ai pas envie d'être parasitée dans ma démarche, mon travail intérieur....car oui stopper l'alcool est obligatoire mais soigner la cause primordiale sinon ce sera la rechute assurée à court/moyen/long terme.

J'espère que ton week-end s'est bien passé...ton repas sans alcool accepté (si ça n'a pas été le cas, pas grave ! Le principal est de te préserver toi, de prendre soin de toi).
C'est bien d'être allé voir ton médecin. Moi ça m'a permis d'officialiser ma maladie et ainsi pouvoir entrer dans une réelle démarche de soin ! Ton médecin étant personnellement concerné par cette maladie, il saura au mieux t'aider alors !

De mon côté, j'ai stoppé les anxiolitiques....pas envie de tomber dans une autre addiction. Je les garde sous le coude quand même au cas où (mieux vaut un anxio un soir qu'une bouteille !).
Physiquement, je me sens fatiguée mais le sommeil est plus réparateur, j'ai plus d'énergie et mon teint est moins brouillé ! 4kg aussi en moins sur la balance.
Moralement, pour le moment pas de bas....et pas d'euphorie non plus. Un sentiment d'avoir plus les pieds sur terre !

J'attends de tes nouvelles
Échanger avec toi et sur ce forum fait du bien....les témoignages des autres très instructifs et motivant

Mary24 - 05/10/2021 à 20h38

Bonjour Today,

Bravo pour tes 17 jours, c'est chouette !
Et tu as raison, travailler sur ce qui t'a amenée à boire est essentiel, pour ne pas retomber....
Bon courage et bonne soirée !

Non0 - 05/10/2021 à 21h11

Bonsoir Today.

Je m'excuse de ne pas avoir pris le temps d'écrire avant. Le début de semaine est très chargé et j'ai pas mal de souci dans mon boulot. J'avoue que c'est pas facile du coup...

Tout d'abord je te félicite. Je suis fier de toi et suis bien content que tu continues et sans envie... Tu as raison de suivre une ''therapie'', je suis content que tu t'acceptes comme tu es... Il est important de vivre pour soit avant de vivre pour les autres... Nous pourrions épiloguer sur le sujet (ayant subi un bypass, il y a eu un long processus psychologique), mais disons que ce n'est pas le sujet. Par contre il est évident et te suis, sur l'idée qu'il y a une cause et que celle ci doit être trouvée pour comprendre d'où viennent les prémices de cette maladie... je suis sûre que tu y arriveras...

Pour ma part, je suis à 7jours ce soir... Et même si ça va, j'avoue que, heureusement que j'ai les ''medicaments''. Bizarrement j'ai quelque tremblement des mains... Je pense au manque même si mon médecin m'a indiqué que le seuvrage se faisait en 48h.
Cette nuit j'ai également fait une insomnie malgré les anxiolytiques sensé m'aider à trouver le sommeil réparateur que j'aurai tant besoin.

Pour revenir sur ce weekend, j'ai réussi à faire garder mes enfants vendredi soir et ai enmener ma femme au restaurant... J'avoue que c'était inhabituelle de commander un jus de tomate comme mon épouse au lieu d'une bière et de ne pas prendre de vin au repas... Mais ça a été... Dimanche, le repas de famille a été un peu plus compliqué. Mon médecin ayant lui estimé qu'il fallait que j'en parle à mes proches pour qu'ils puissent me soutenir dans la démarche mais surtout m'aider en ''arretant de me proposer''. J'ai décider, au lieu de la traditionnelle bouteille de champagne, de faire un coktails sans alcool pour tout le monde. Nous sommes donc arriver à l'apéritif, qui s'est très bien passé, et où personne n'a remarqué sur le coup qu'il n'y avait pas d'alcool dans ce coktail. J'ai annoncé la supercherie et expliqué que le repas se ferait sans alcool ni vin. Sur le coup, personne n'a trop rien dit, j'avoue que j'étais tendu et stressé. Nous avons pris le repas et (les enfants étant partie joué), arrivé au fromage, mon père m'a demandé de servir du vin. J'en ai donc profité pour vider mon sac... Une fois terminé, j'ai été très déçu de mon père, me sermonant sur le fait que ce n'est pas parce que je me prive qu'il faut priver les autres... J'avoue avoir été choqué... Et je me suis emportè, lui disant que si lui même ne pouvait se passer de vin a un repas, peut lui aussi était il alcoolique .. bref, je te passe les détails, la suite du repas et l'après mangé ne fut pas des plus agréable...

Enfin, hier midi, repas d'affaire, j'ai pris un coktails sans alcool et mon patron m'a demandé en rigolant si j'étais malade, je lui ai juste répondu que j'arrêtais l'alcool... Mes collègues ont ri... Comme quoi... Mais personne n'a été plus loin.

Aujourd'hui j'en ai parlé à mon collègue de travail, c'est mon ami et parrain de mon fils, il l'a tres bien acceuilli et n'a fait aucun jugement. Je ne cherche pas à le faire savoir...mais je pense que cela est moins tentant si personne ne propose le verre ''fatidisue''.

En sommes, une semaine plutôt concluante pour ma part, si ce n'est encore quelques accès de colères et de stress autant lié au manque, à l'habitude non réalisée, qu'au journée de travail difficile.

En tout cas, moi aussi j'aime lire nos discutions, j'aime l'idée du soutien qu'on s'apporte. J'aimerais cependant et sans empiéter sur ton anonymat, que tu m'en dises plus sur toi, que je comprenne un peu plus ta vie, (j'avais lu que tu avais des enfants et là je viens de lire que tu étais divorcé), je ne sais même pas l'âge que tu as... Je pense que notre expérience peut être bénéfique pour nous comme pour d'autre qui nous lise, et j'estime (mais cela n'implique que moi), que pour être aidé dans des lectures et expériences, il faut pouvoir s'dentifié à ceux qui les écrivent et les racontent...
Qu'en pensé tu?

Je te souhaite une agréable soirée, en attendant de tes nouvelles (désolé pour les fautes, cela n'a jamais été mon point fort)

Livia2312 - 05/10/2021 à 22h20

Bonsoir à tous,
3eme jour entier sans alcool et comme vous vous en doutez j en bave grave mentalement et physiquement....
C est pas ma 1ere tentative loint de là.....
Le manque physique la 1ere semaine c est horrible....
Mais clairement l alcool mène soit à la morgue soit en psy à terme....
Mon père est alcoolique il a bu des années et à finit par développer la maladie de korsakoff et donc 58 ans il est dans un ehpad.. c est une triste réalité.
Malgré toutes les cures qu il a faites les maisons de repos les psy ect..... rien n y a fait.. Je pense que la seule chose qui fonctionne c est une réelle volonté.
Pour ma part j ai vu un psychiatre la seule chose qu il en est ressorti c est qu emplus de boire je prend du xanax.... les psychiatres soignent avec des cachets, je suis allée voir un psy, cela ne m à pas empêcher de boire non plus.
Le stress la pression font qu en fin de journée j ai envie de boire, c est intense..
Bon courage à tous

Today - 06/10/2021 à 19h05

Bonjour à tous.

À Non0.... Super que ton week-end se soit bien passé et bravo pour cette 1ère semaine ! Elle n'est pas forcément facile physiquement et moralement /psychologiquement...
Dommage pour ton père, mais c'est vrai que certaines personnes perçoivent mal notre arrêt. Cela leur fait il peur ? Un effet miroir qui les amène à s'interroger sur leur propre rapport à l'alcool ? Peur de la nouvelle personne qui se profile en face d'eux sans alcool ?.... Ça leur appartient mais c'est vrai que je comprends ta déception puisque venant de la part de ton père dont tu aurais souhaité recevoir du soutien ou au moins la compréhension de ta démarche. Que tu imposes une abstinence à tous est parfaitement compréhensible....éviter autant que possible les tentations si l'on craint de se laisser embarquer ! Et en plus c'était chez toi donc...
Peut-être reposer les mots avec ton père plus sereinement afin qu'il comprenne bien ta démarche ?....après cela dépend aussi de la relation que tu as avec lui.
De mon côté, je n'en parle pas vraiment...non que je veuille le cacher, mais je dis juste que je ne bois plus d'alcool. C'est posé tout simplement. Je ne ressens pas le besoin d'avoir à me justifier. Et puis ça m'évite aussi d'entendre des "mais oui ! Jusqu'à la prochaine fois !" comme si c'était une lubie ! Je me souviens trop d'une personne l'année dernière qui m'avait dit après ma reprise "soft" :"je savais bien que tu reprendrais un jour !". Au delà des mots, c'est surtout l'air de contentement qui m'a le plus touchée !
Je comprends que tu veuilles en savoir un peu plus sur ma vie.... Alors bientôt 47ans, un travail à temps plein, un divorce il y a 5ans après 20ans de bons et loyaux services (mais il était temps que j'en sorte, relation toxique pour moi), 3 enfants avec moi (plus âgés que les tiens).
Je connais ce qui m'a amené à cette addiction (ça aurait pu être autre chose que l'alcool), je suis ce que l'on nomme une "abandonnique"...une insécure mode anxieuse voir évitante parfois. L'origine bien entendu dans mon enfance (la faute à pas de chance, un décès brutal vécu trop jeune sans trop comprendre).
Me dévoiler n'est pas dans ma nature...j'expose des faits mais rarement mes ressentis /émotions.
Mais j'y travaille....

Mary, merci de tes mots d'encouragement. J'espère que pour toi tout se passe bien.

Livia, courage à toi. Je vais voir une psychologue depuis un moment déjà. Ce n'est pas elle qui m'a fait arrêter de boire, c'est le travail que je fais sur moi avec son accompagnement qui m'y aide. C'est un travail sur du long terme je le sais et l'accepte aussi. Je pense qu'il est nécessaire de le faire sinon on ne sera que dans le tenir face à l'alcool.... Moi aujourd'hui j'y renonce. L'alcool aura toujours le dessus donc je n'entre plus dans la bagarre avec /contre lui. Je suis fatiguée de me battre contre lui alors que je sais la bataille perdue d'avance....j'ai besoin de mon énergie pour autre chose, comme vivre tout simplement.

Une journée de plus sans...

Bon courage à vous
À bientôt de tes nouvelle Non0 !

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