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Par Luciole69

Bonjour,

J'ai 32 ans, cela fera bientôt 10 ans que je vis avec mon conjoint. Je crois que je l'aime encore, parfois au moins.

Nous avons 3 enfants, petits, de 6, 4 et 1 ans. Chacun un boulot intéressant, une situation chouette. Bref sur le papier c'est que fu bonheur... Mais Il boit quotidiennement depuis mtnt environ 2 ans et demi.

Je sais, on se dit tout de suite "s'il boit depuis deux ans et demi, alors pourquoi le dernier a-t-il un an seulement? Est elle folle? Idiote? Désespérée?" Et bien je dirai rien de tout ça. On a seulement conçu le 3eme dans une légère phase d'amélioration, où il m'a fait croire qu'il se soignait. Et j'ai voulu y croire très fort... Mais ca n'a pas duré et j'ai vécu une grossesse affreuse.

Il n'a jamais été violent physiquement, mais psychologiquement c'est une autre histoire! J'ai l'impression de vivre avec un homme dédoublé, qui sobre est un conjoint aimant et un papa attentionné, mais qui au fil de la journée devient cette personne aigrie, méchante, qui marmonne, qui me pique pour rien, qui n'a aucune patience avec les enfants. Qui dort aussi, qui se laisse aller, qui s'éparpille, qui ne se souvient jamais de rien, qui est désorganisée, qui est dans le rôle du passif/agressif. Quelqu'un qui refuse aussi tout dialogue, qui ne veut pas reconnaître le problème sauf dans de rares phases de prise de conscience, et qui préfère penser que c'est mon curseur qui est trop bas.

Je retrouve des bouteilles partout, mon fils de 4 ans en retrouve aussi, il semble plus conscient du pbm que sa soeur plus grande , et m'a déjà demandé pourquoi on ne partait pas dans une autre maison en laissant papa...

En fait je ne peux pas faire la liste ici de tous les détails, de tout ce qui fait que ce sujet est à la fois terrible, immuable et inépuisable, mais je souffre terriblement. Tout en pensant que si je le quitte je perds tout ce que j'ai construit, que je brise le foyer famillial de mes enfants, et que j'aurais peur de les lui laisser, alors je subis.

Oui, je subis aussi parce que je ne veux pas devoir lui donner mes enfants car j'ai peur non pas de maltraitance mais plutôt de négligence. Mais qu'en même temps je ne veux pas les priver de leur père en passant devant le juge...

Enfin je subis parce qu'il me semble que c'est ma faute. Et c'est la question à laquelle j'aimerais avoir une réponse. Comment savoir en fait si c'est ma faute qu'il soit devenu alcoolique? Lui me dit que non et qu'il m'aime, mais pourtant la communication est rompue, il ne veut pas se soigner, et des qu'il a bu il devient très agressif et mauvais avec moi. Je me dis donc que, s'il s'en prend tjs à moi, c'est sûrement qu'il doit y avoir une raison. Alors comment faire pour lui permettre de me dire enfin pourquoi il est comme ça avec moi?

Je sais que sa boisson est multifactorielle et que je ne suis probablement pas la seule cause, mais je ne comprends pas pourquoi, alors que je tente tout pour l'aider à se soigner et fais preuve de patience, pourquoi il ne se soigne pas? Et pourquoi ca me revient toujours en pleine face? Quest ce que je peux faire? Il ne veut pas entreprendre ni suivi addictologie ni cure. Il ne veut pas non plus se sevrer définitivement, ni prendre sérieusement le traitement qu'on lui a proposé.

Je suis à bout de force, je veux lutter encore pour mes enfants, pour leur offrir une famille unie et aussi c'est vrai pour ne pas vendre leur maison qu'ils aiment tant. Je sais bien que tout le monde dira "on ne reste pas pour des murs", mais quand on n'a pas eu ces murs ou ce jardin petit, et qu'on les offre un jour à ses enfants, on culpabilise à l'idée de leur enlever... et non pourtant je ne suis pas matérialiste, et si j'étais seule, je crois que mon choix aurait été de fuir il y a longtemps.

En fait je me demande ce que j'ai fait pour qu'on en arrive là ? Et pourquoi et comment j'ai construit ma vie avec lui? Car mtnt que la situation est celle ci, je revois le déroulé de l'histoire et certains clignotants qui auraient du m'alerter. Mais à ce moment là je suis passée outre, pensant que c'était autre chose, de l'alcool plaisir, de l'amusement, de la gene en société parfois dans certains contextes. Bref, je n'ai pas vu venir les choses, pas pensé qu'elles seraient un jour si graves, qu'il boirait seul et en cachette tous les jours.

Mon entourage connaît un peu la situation, mais tout le monde ferme les yeux finalement. Comme pour ne pas me gener. Ou ne pas le gener lui, je ne sais pas. Mais devant les autres il se comporte comme un prince, et très très peu de gens savent la souffrance qui est la mienne au quotidien, de par sa boisson, sa violence et aussi du fait de devoir jouer tous les rôles.

Je ne sais pas ce que j'ai fait pour vivre ça, comment j'en suis arrivée là, et donc je ne trouve pas la sortie non plus. Parfois j'imagine que la solution pourrait être radicale pour ne plus rien porter, dans les moments où je suis vraiment epuisee, mais ce ne sont que des pensées passagères heureusement, et je me raccroche à tout le reste, tout ce qui fait que j'aime la vie meme si j'ai le sentiment de la partager désormais avec un mort vivant...

Bref, j'aimerais finalement savoir quelle position adopter pour mieux l'aider car j'ai l'impression de tout tenter mais tjs de travers et de ne pas réussir à le sortir de ce trou, tout en me demandant si je ne suis pas responsable aussi de la situation car n'ayant pas réussi à lui offrir la vie qui l'aurait empêche d'y tomber?

Je veux juste préciser que je l'aime encore meme s'il a déjà bcp abîmé notre lien, que j'essaie, que j'essaie encore , mais que je n'y arrive pas. Mais que je suis sure quela personne que j'avais rencontree il y a dix ans était plus belle que ce que je vous decris la, et j'aimerais qu'elle revienne.

Merci de m'avoir lue.

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8 réponses


Québécoise - 20/06/2022 à 22h17

Bonjour Luciole,

Tu es epuisée et avec raison!! 3 enfants c’est beaucoup en plus un conjoint qui a une dependance.

Ce n’est pas ta faute!!!! Ni la vie .

Si je peux me permettre , les dependance gel, un mal, p-e inconscient.

C’est 15% du probleme et meme en l’enlevant il reste 85% a travailler. Oui , c’est sur que ca aide pour faire ce gros travail d’avoir toute sa tete. Mais ca prend une mega axceptation et processus avant d’en arriver la. Et c’est uniquement lui qui va savoir qd , il est pret.

Tu n’es en aucun cas responsable, et les piqueries et accusations sont des facon inconscientes de destabiliser . C’est un mecanisme de defense pour boir tranquil. Qd on debrete , la
Lumiere n’est pu sur lui et son probleme.

C’est vraiment pas evident !!! Ils connaissent vraiment bien nos points faible. Il faut etre vraiment encrer et confiante pour pas etre perturber . Tes sentiments sont plus que normaux!

C’est de grand charmeur aussi, ce que tu as connu au debut etait la lune de miel, meme sans manipulation elle dure entre 3 mois et 3 ans environt. Apres on est attachees , et c’est vraiment pas evident.

Tu es prise ds un cercle vicieux qui prend du temps a s’en sortir . Donne toi le temps et continu d’en parler. Meme s’il t’accuse d’en parler, il essaie de tisser une toile d’isolement apres un certain temps. Au debut , c’est les amis , les party…. Ca change ….

Va voir des video sur les pervers narcissique, souvent les dependances crée des comportements semblable. Je t’envois pleins de force et de douceur

jubinette - 26/06/2022 à 07h08

Bonjour Luciole.
Je suis très émue par ton message car ça aurait très bien pu être moi qui l'aurais écrit. À part les enfants que je n'ai pas, l'histoire est exactement la même et je comprends à 100% tout ce que tu vis et recent.
Je suis actuellement en train de me défaire de cette relation, entrain d'en partir et d'essayer de me reconstruire. Je vais être honnête avec toi c'est très compliqué car la vie aux côtés d'un alcoolique te détruit à petit feu.
Je me suis bcp renseigné sur les alcooliques, vu une psy et ce que j'en retiens c'est que l'histoire d'une personne à une autre est différente mais le schéma, le fond, est toujours le même.
Tout d'abord tu n'es absolument pas responsable de son addiction, lui seul l'est. Mais il va te faire croire que tu es responsable pour lui se décharger de sa culpabilité. L'alcoolique est manipulateur, ils le sont tous. Ils sont menteur et se cachent car ils ont honte. Et ils ont tellement honte qu'ils doivent se trouver un responsable, malheureusement qui est le plus proche d'eux ? Le conjoint...
Tu n'as absolument rien à te reprocher car tout ce que tu as fait et subit tu l'as fait pour amour pour lui. Les gens extérieurs, qui le voit en plus très charmant, ne peuvent pas imaginer ce qu'est la situation de l'intérieur et au quotidien. Il y a une très bonne image pour expliquer ça, celle de la grenouille dans la marmite d'eau. Je m'explique. Met une grenouille dans une marmite d'eau bouillante et elle va s'enfuir directement. Par contre mer une grenouille dans une marmite d'eau froide et fait là bouillir tout doucement, sans s'en rendre compte la grenouille va cuire à petit feu et ne senfuira pas de la marmite.
L'agressivité aussi est bien présente chez les alcoolique et crois moi, ça ne va pas en s'arrangeant. La violence psychologique ne laisse pas de traces visibles mais il est très difficile de s'en remettre. On m'avait donné un conseil qui s'est avéré utile : garde toutes les preuves possibles. Textos, messages vocaux, enregistre le pdt ses moments de crises (c'est difficile mais essaie).
C'est dur à entendre mais seul lui peut décider ou non de vouloir arrêter de boire. Tu ne peux rien faire pour lui et plus tu en fera plus il te détruira. En aucun cas tu n'es responsable. Je sais à quel point c'est facile à dire mais compliqué à faire car je le vis en ce moment même mais il faut penser à toi uniquement.
Je suis de tout cœur avec toi et te souhaite bcp de courage

Luciole69 - 28/06/2022 à 00h15

Bonsoir quebecoise, jubinette, et tous,

Merci pour vos réponses. Je ne sais pas si elles me rassurent, ce serait beaucoup dire, mais en tous les cas elles me font me.sentir moins seule. Car l'isolement est atrocement pesant quand on vit avec un buveur.

Quebecoise, je me suis souvent posé la question du pervers narcissique quand il est dans cet état. Et en même temps je n'ai jamais vraiment osé le penser. Une fois je l'ai dit, il s'est moque de moi, me prenant pour une folle. Je me suis dit que peut être j'exagerais et que j'étais maltraitante avec lui de dire ou penser un truc pareil! Car le comble dans tout ça, c'est que lui dort en un clin d'œil après les crises, pendant que je passe des heures à tout retourner dans ma tête en cherchant ce que j'ai fait et ce que je pourrai faire autrement. Au fond, je sens bien que probablement le pbm n'est pas là, mais je me sens si bête de n'avoir rien vu venir et si nulle de ne pas pouvoir le faire revenir a celui qu'il était que je ne peux m'empêcher, très souvent, de penser que cela vient de moi. Comme si son.mal être était forcément le fruit de notre relation. Je finis mzme par me dire je l'ai mis en difficulté en voulant une famille, que je suis une mauvaise personne qui l'a amené vers une vie qu'il ne voulait peut être pas? Qu'à cause de moi il est perdu ? Bref, je me flagelle bien involontairement, et je cherche une issue autre mais ce n'est pas simple. Te lire me fait donc dire que ce mécanisme n'est pas isolé... maigre consolation mais réconfort quand même!

Jubinette, la.metaphore de la grenouille me parle tellement! Je ne la connaissais pas. Mais cette grenouille c'est exactement moi, tu as raison. Il y a toutefois quelque chose qui m'échappe, comme si je ne m'appartenais pas par moment. Je m'explique. Je crois que je sais que je suis cette grenouille depuis quelques années, que dans la vie j'ai plutôt tendance à me révolter qu'a me laisser faire, et je crois que j'ai isolé le facteur qui fait bouillir l'eau de la marmitte depuis quelques temps maintenant. Pourtant, cette grenouille que je suis donc, bien que consciente qu'elle va cuire, continue d'avoir un infime espoir de voir la température de l'eau redescendre, et ce malgré de multiples déceptions. Aussi me demande-je si un jour on se sent sure et prête à partir, ou si on hesitera tjs et qu'il faudra se forcer la main?

En tous cas prenez soin de vous, les situations sont toutes uniques mais toutes complexes et difficiles.
.

jubinette - 29/06/2022 à 11h05

Bonjour Luciole,

J'avais aussi bcp aimer l'image de la grenouille. Pour répondre à ta question je pense que l'on est vraiment prête à partir car ils y les sentiments envers cet personne, l'envie de l'aider et aussi on est manipulé. J'ai appris qu'on ne peut pas aider un alcoolique, l'envie de s'en sortir vient de lui. Et je me suis mis à comparer son addiction à ma situation. Il boit et ça lui fait du mal ça le détruit, et j'ose espérer qu'il en a conscience... Nous les conjointes c'est pareil, on reste malgrès tout le mal que ça nous fait, on en a conscience mais on n'arrive pas à partir. J'en suis venue à la conclusion que si on veut sortir de la marmite il faut qu'on se force la main et qu'on sorte de notre "addiction" pour lui. C'est une décision très dure à prendre car notre vie va changer. Pour ma part j'ai essayer de partir, je lui ai dit stop je ne veux plus te voir. Ma bouche parlait mais à l'intérieur je n'y croyais pas et je savais que j'allais revenir vers lui, c'est très dur. Et quand j'étais entrain de revenir vers lui, donc de retourner dans ma marmite j'ai appris qu'il c'étais très rapidement remis avec quelqu'un. Ca a été un point de non retour pour moi, l'élément déclencheur qui a fait que je ne pouvais retourner. Je souffre énormément de cette situation aujourd'hui, mais sans ça je serais encore avec lui.
Je me permets de te poser une question délicate, y a t il de la violence dans votre couple? Il y en avait dans le mien et je le cachais parce que j'ai honte. Maintenant j'arrive à en parler et ça me soulage de le dire. Je me permets cette question parce que l'alcool entraine agressivité et violence, et je l'ai accepter un certain temps.
Je suis de tout coeur avec toi, courage

Ella - 29/06/2022 à 23h14

Bonsoir les filles,

Luciole, comme jubinette, je me retrouver dans tellement de tes mots, même si je n'ai pas d'enfants. Je soutiens tout ce qu'elle a déjà dit : tu n'es en aucun cas responsable ! et, lui seul peut décider de s'en sortir.
Je lis en ce moment un livre sur la codépendance : "vaincre la codépendance" de mélodie beattie. il est en train de changer un bout de ma vie ! je pensais ne pas être "codépendante", une psy avait notamment évacué cette possibilité lors d'entretiens, et je suis quelqu'un de plutôt très indépendante et libre, mais en fait, en lisant ce bouquin, je comprends plein de choses. Je vous le conseille !
En tout cas, une chose à retenir est que notre bonheur ne dépend que de nous-même, et que même en couple, avec des enfants, ou avec d'autres projets en commun, il faut penser avant tout à soi !!
on ne peut rien faire à la place de l'autre ou pour l'autre. et si l'on est heureuse, les choses ne peuvent qu'aller bien ou mieux pour son entourage.
je sais combien c'est difficile (je suis aussi dans un processus de séparation, long et difficile) et je suis de tout coeur avec toi.
ici, on trouve réconfort et soutien, car oui, seules nous peuvent savoir combien c'est dur ce que l'on vit. et seules nous également peuvent décider que ça change.
courage courage !!

Luciole69 - 30/06/2022 à 11h57

Bonjour,

@jubinette. Non il n'y a pas de violence physique dans notre couple. Mais pour moi la violence psychologique est partout en revanche, même si lui le nie. Il pense que cest moi qui suis trop sensible, ne voit pas le soucis. Cest vrai qu'il n'y a pas d'insulte à proprement parler, mais plutôt une attitude négligente, dénigrante, qui m'enferme dans une position d'objet. Je suis soit disant tout pour lui, mais plus le temps passe et plus j'ai le sentiment de n'être rien. Je suis là, j'attends. J'attends qu'il se soigne, j'attends qu'il me parle, j'attends qu'il ait un geste piur nous, j'attends qu'il redevienne le papa qu'il a été au tout début pour ma grande. J'attends. Et en même temps attendre cest pas une vie!
Il m'a fallu bcp de temps pour accepter d'en parler à mes proches, famille et amis. Je crois que j'ai été moi même longtemps dans le deni. Au fond de moi je sentais qu'un truc clochait, se degradait, mais je n'y mettais pas de mots. Je me préoccupais d'autre chose.
La première prise de conscience, c'est mon fils de 2ans1/2 a l'époque qui me dit que papa boit du vin au garage. Je descends et je trouve les premières bouteilles. C'était il y a 1 an et demi et j'étais enceinte du dernier. Depuis tout s'est emballé, aggravé. La boisson est devenue quotidienne pour lui et les conséquences quotidiennes pour nous.
Jusqu'à dimanche avant dernier où il a ENCORE gâché la fête d'anniversaire de mon fils. Et le jeudi suivant où il m'a volontairement ignoré et n'est pas rentré de la soirée sans me prévenir. Alors je me suis dis que la coupe était pleine. Et je lui ai dit que c'était terminé.
Mtnt bien sûr il est plein de bonnes intentions, me promet tout ce que je veux entendre, mais au fond, je ne crois pas que ce soit possible, parce que vous avez raison, ca doit venir avant tout de lui.

@ella. Ton concept de codependance me fait réfléchir. Je me demande si je pourrai être dans ce cas de figure. Je suis pourtant comme toi quelqu'un d'extremement indépendant, quelqu'un qui apparaît tjs très forte et déterminée aux yeux des gens, et pourtant moi je sais qu'au fond je suis peu sûre de moi. Bon il y a d'autres facteurs qui expliquent cela, je ne sais pas si les choses peuvent s'entrecroiser. Mais en tous cas, sans vouloir me ranger forcément dans une case et considérer la situation comme immuable, je crois que je suis devenue dépendante a lui simplement parce que je l'aime. Simplement parce que j'ai plein de beaux souvenirs avec lui aussi, et que cest pas simple de les ranger dans une boîte. Meme si cest certainement ce que je dois faire.

Aujourd'hui ca fait une semaine que je suis quasi déterminée a partir. Je doute encore bien sur, parce que partir avec 3 enfnats en bas age c'est pas rien, parce que financièrement ça fait peur, parce que emotionnellement ça chamboule tout. Parce que j'ai peur de les priver de leur papa, parce que j'ai peur de leur faire du mal, parce que j'ai peur de provoquer un tsunamis dans leur vie et de ne pas savoir y faire face.
Mais je sais aussi que notre situation n'est pas normale, et que je dois penser a moi et aux enfants. Je cherche juste la force de franchir le cap.

Merci pour vos messages, et courage à vous dans vos ruptures qui se sont enclencher si j'ai bien compris. Vous avez raison de le faire, et je suis sure que vous avez encore plus raison de le faire avant qu'il y ait des enfants au milieu. Moi je m'en veux bcp de leur avoir donné ce papa. Je ne regretterai jamais mes enfants, je les aime a en crever, et sans lui ce ne serait pas eux, donc c'est assez compliqué à expliquer. Mais je m'en veux quand même de leur avoir offert cette vie la, même si cest lui le responsable quelque part.

Ella - 30/06/2022 à 17h08

Bonjour,

Luciole, c'est très difficile ce par quoi tu es passée et es en train de passer. Ecoute toi, sans pression, chaque chose en son temps.

J'entends beaucoup de culpabilité dans tes écrits, mais tu n'es responsable que de toi (et tes enfants bien sûr !), mais tout ça pour dire que c'est lui le seul responsable, et non juste "quelque part".

Je te conseille la lecture de ce livre ! Je suis plutôt du genre de ta description happy Lire ce livre fait partie des petites choses qui m'aident beaucoup dans le processus de rupture.

Courage, courage.

Golden77 - 03/07/2022 à 03h59

Bonjour. Luciole69 j'ai l'impression que c'est moi qui parle ! Je suis mariée au père de mes 5 enfants depuis presque 22 ans, on est ensemble depuis le lycée. Il est alcoolique depuis quelques années mais depuis le décès de mon papa en 2018, c'est pire. (Il était très proche de lui) Ce soir il a voulu me parler alors que je m'étais endormie sur le canapé, j'ai refusé car il avait bu et il était 2h30 du matin, j'ai voulu me relever pour partir car il me gonflait, et il m'a violemment maintenu sur le canapé avec son bras ai niveau de la tête... ça s'aggrave car outre la violence psychologique, il devient violent physiquement. Et bien sûr demain il aura oublié. Je me retrouve entièrement dans tous vos commentaires. Ça a commencé dimanche dernier où on fêtait en famille l'anniversaire de notre grand, on jouait à un jeu où j'ai répondu quelque.chose qui ne lui a pas plu, il a piqué une crise en hurlant dans la maison, j'avais honte car ma famille était là malgré qu'ils savent qu'il boit mais surtout il a fait pleurer mes 2 grandes filles en monopolisant la fin de soirée à déverser toute sa haine de moi. Je pense depuis plusieurs temps qu'il a un côté pervers narcissique manipulateur. Il a déjà menacé de se suicider, je ne sais pas si je dois le croire, mais il me fait peur car alcoolisé il pourrait peut-être le faire. Il est possessif, jaloux, m'a déjà dit qu'il me tuerai si je le quittait, même si je sais que ce sont des menaces pour me faire culpabiliser. Mais dernièrement il a fait du somnambulisme et s'est retrouvé dans la chambre où je dormais (il ronfle énormément, fait de l'apnée, fait des râles et bouge toute la nuit du coup je peux pas dormir) Mais ce qui est sûr c'est que ce soir ça a dépassé les bornes. Certes je ne lui parle plus depuis 1 semaine après ce qui s'est passé et je dors dans une autre chambre et il ne supporte pas. Ce soir j'ai eu droit à toutes les insultes, comme quoi je suis folle, quand je lui ai dit qu'il m'a agressé, il retourne la situation à son avantage en faisant croire que c'est moi qui raconte n'importe quoi. Je suis épuisée, mon travail à la maison est interminable car il aide pas beaucoup, car pour lui le ménage,etc c'est un travail de bonnefemme, bref j'en ai marre. Il consultait dans un centre d'addictologie mais apparemment, il a dit à ma fille que l'infirmier qui le suivait voulait arrêter sous prétexte qu'il avait peur que mon mari se suicide. Alors que moi il m'a dit qu'il y avait une pause car le gars est en congé parental ? Du coup ma fille lui a conseillé d'aller voir une dame qui règle les problèmes de comportement, etc par l'hypnose. Elle a de très bons résultats. Mais je ne sais pas s'il va le faire. Le pire c'est que quand il veut me parler il hurle, forcément les enfants entendent, il me coupe la parole, a une attitude très agressive, je ne peux pas dire pour le moment que je l'aime, mais je n'ai pas envie de bousiller la famille. J'aimerai pouvoir vivre sans me préoccuper de lui sauf que son éducation et ses valeurs font qu'il ne s'autorisera jamais à vivre avec une autre femme car ça lui montrerai que finalement le problème c'est pas moi mais lui ,( dans le cas où il reproduirait la même chose avec une autre) Ses sœurs sont au courant de la situation, mes sœurs aussi. Mais on est éloigné de nos familles et ça me pèse. Et lui ne veut pas retourner dans cette région. Mon travail m'épuise, ma vie de couple m'épuise, si je n'avais pas les enfants je serai parti loin pendant quelques temps. Mais je suis coincée. Et je ne sais pas sa réaction si je lui dit que je veux tout arrêter concernant nous 2, au moins le temps qu'il se soigne. Il est perfectionniste, est aimé de tout le monde, tous ses collègues au boulot veulent travailler dans son équipe, même l'infirmier (mon mari qui me l'a dit) lui a dit qu'il donnait envie, de par son comportement (sobre bien sûr) d'être en sa compagnie...s'ils savaient !! Je retrouve bien dans vos commentaires le dédoublement de personnalité. Il s'en veut à mort le lendemain d'avoir été comme ça mais je sais que ça recommencera à la prochaine cuite... C'est épuisant et j'ai l'impression de gâcher ma vie. Il me reproche mes passions alors qu'elles étaient là avant que je le rencontre. Je sais pas quoi faire car là il a dépassé les limites.

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