Bonjour à toutes et à tous, moi c'est Vinciane.
Je vis depuis trois ans avec un homme alcoolique.
Lorsque je l'ai rencontré, je savais qu'il avait un problème avec l'alcool. Je ne suis donc pas entrée dans cette relation sans connaître sa dépendance.
Comme beaucoup d'entre vous, j'imagine, j'ai entendu les promesses : « Fais-moi confiance », « Je gère », « Crois-moi, tout ça, c'est terminé ».
Des promesses qui n'ont jamais été tenues, des mensonges répétés sur sa consommation, des paroles rassurantes qui, avec le temps, ont perdu toute leur valeur.
En trois ans, il a effectué trois sevrages mais uniquement parce que j’ai voulu le quitter à chaque fois.
Les deux premiers lui ont permis d'arrêter de boire pendant quelques semaines, avant de rechuter. Quant au troisième, son abstinence n'aura duré que le temps de son hospitalisation.
Un après-midi il a perdu le contrôle et un drame s’est produit, mais rien ne suffit à lui servir de leçon sur la conséquences de sa dépendance. Lorsqu'il est sobre il me répète que c’est pas lui, c'est le mélange alcool et médicaments, parce que oui il fait ça. comme il le dit si bien " ça defonce plus".
Je sais que L’alcoolisme est une maladie mais cela n'excuse pas tout. Chaque fois il m’insulte, me menace et pire parfois. Il se moque de moi ouvertement. Il a des allucination auditive et visuelle.
Chaque matin je me réveille en tremblant, je ne mange plus que des pommes car selon monsieur, lorsqu’il a 3 grammes, " je suis grosse", il ne me laisse pas dormir donc j’ai des migraines, je suis épuisée alors que lui lorsqu’il dort chaque bruit provoque une colère. J'ai sans cesse une sensation de vertige (comme si j’etais ivre), mon coeur s’emballe et je perd connaissance mais les médecins ne trouve aucune cause à tout cela. Il boit partout, dans la voiture, dans les parcs, à la maison, il prend même sa cannette quand on est invité (au point qu’il ne l’est plus), personne ne vient a la maison sauf ceux qui boivent et ça ce termine en bagarr ou cri. J’ai honte vraiment et en même temps je culpabilise.
J'ai donc imposé des limites pour mon bien : plus d’alcool en voiture, je ne paie plus sa consommation non plus et je fais plus son taxi de beuverie. Je ne vous cache pas qu’il le vit mal car son addiction l’empêche de travailler (il perd chaque job il boit aussi au travail) alors je suis une " vraie saloperie " comme il me le crie souvent car c'est de ma faute s’il a besoin de boire...
Je vais m'arrêter là même s’il y a encore beaucoup à dire 😞.
Suis-je la seule à réagir physiquement comme ça ?