Bonjour,
J'ai besoin de l'avis de professionnels et de proches d'addictes à l'alcool afin de savoir si la situation de mon couple est problématique.
Femme de 30ans, je vis depuis un an avec mon compagnon âgé de 37ans. Nous travaillons tout les deux et avons un chien. J'ai découvert depuis cet hiver qu'il avait l'habitude de boire tout les vendredi soir une certaine dose d'alcool : actuellement 4 bières (canette de 50cl) de 8 à 12°. Je l'ai remarqué cet hiver car il a augmenté à ce moment les doses, prenant des bières parfois la semaine pendant la balade du chien le soir, à cause de la fatigue.
J'en ai discuté avec lui calmement. L'alcool du vendredi soir est une habitude qu'il a depuis plusieurs années, c'est son moment "détente" de la semaine. Avant, il buvait à la place une demi bouteille de whisky, et avant encore, jeune homme, il fumait du cannabis, qu'il a arrêté. Pour lui, il n'y a rien de mal à boire le vendredi soir, ca le détend et il ne veut pas arrêter de boire. Il n'est ni violent, ni dépressif lorsqu'il boit. Selon lui, sa consommation d'alcool n'a pas augmenté depuis des années, et donc il n'y a pas de risque d'augmentation de l'accoutumance.
Dans ses amis proches, plusieurs sont addictes à l'alcool, d'autres au cannabis, et, lui-y compris, sont fumeurs de tabac. Moi même je ne fume pas et je bois peu, un verre de temps en temps pour le gout.
Par ailleurs, il boit de l'alcool pour ses effets secondaires et non le gout, ce qui me dérange. Est-ce un signe certain de risque d'alcoolisme ?
Sa consommation d'alcool me dérange car il en boit assez pour être légèrement saoule (regard vitreux, marche qui tangue, blagues lourdes), et supporter ca tout les vendredi soir est dur pour moi. De plus, ayant eu une mère véritablement alcoolique (saoule avant midi, tout les jours, pendant environ 10ans), le voir dans cet état me rappelle l'état de ma mère, ce qui me met en colère. Je ne peux m’empêcher d'être froide avec cette version de lui qui n'est pour moi pas l'homme que j'aime, celui qui est sobre.
Depuis deux semaines, suite à plusieurs discussions, il a compris que sa consommation me dérangeait. Il n'a pas de problème a discuter des soucis du couple quand il y en a, au contraire il est mature sur ce point et préfère la transparence. Il ne prend plus de bière en semaine, et, le vendredi, il a réduit à 3 bières. Mais il reste catégorique, il ne veut pas arrêter de boire de l'alcool. Aussi il m'a dit que sans cette détente, il pourrait être stressé et en colère à cause des tracas du quotidien (le travail, le chien...).
Ai-je raison de m'inquiéter ? J'ai peur de ce qu'il se passera lorsque nous auront des enfants. Etant moi même une fille d'alcoolique, je ne veux pas que mes enfants vivent avec un père alcoolique, et on sait qu'avoir des enfants est une lourde responsabilité qui fatigue et peut pousser à consommer d'avantage (ce qu'il a deja fait à cause du chien cet hiver).
Dois-je prendre sur moi, lui faire confiance sur son non-augmentation d'accoutumance et accepter son moment détente du vendredi soir ?
Et surtout, existe-t-il d'autres alternative de "détente" non nocives pour les personnes qui aiment se détendre avec des produits à dépendance ? (je lui ai parlé du sport, il en a essayé plusieurs, il n'aime pas de sport en particulier hormis la randonnée).
Merci de m'avoir lu et merci à ceux qui me répondront.
Bonne journée et bon courage à tout les proches.