Bonjour à tous,
Je me sens très seule, j'ai l'impression que personne ne me crois quand je dis que mon mari est alcoolique.
Rien qu'à la maison, je ne parle pas de quand il va au restaurant où au bar (travaillant dans la livraison de boissons c'est compliqué d'éviter les bars), il consomme minimum 5 bouteilles de whisky de 2l par mois, sans compter le vin et les bières.
J'ai tenté de lui en parler, c'est le déni le plus total, j'exagère !
J'ai tenté d'en parler à sa famille mais eux aussi consommant régulièrement de l'alcool, la aussi j'exagère !
Je ne parle pas de la bande de copains que nous avons parce que tout le monde picole sauf moi et une autre amie.
Pendant que je vous écris, il est en train de cuver sur le canapé, hier il a passer sa journée à boire. Départ en retraite, il faut fêter ça ! Il a commencé avec ses collègues à 12h, je l'ai trouvé à 18h au bar à boire du get, son "dessert" comme il dit, et vu qu'il n'en avait pas assez en rentrant à 20h30 il s'est servi d'autres whisky...
Sinon, tous les soirs, il rentre du boulot, il se sert son whisky (moitié whisky moitié coca bien sûr), il s'installe sur la terrasse avec ses clopes. Je m'occupe des enfants, il picole, c'est devenu son habitude. Ça doit faire plus de deux ans qu'il ne mange plus avec nous (me stresse pas qu'il me dit) car sinon on ne mange pas avant 23h.
Il n'est pas violent ni en gestes ni en paroles ce qui est déjà bien mais je suis fatiguée de me sentir seule dans ce combat avec tout l'entourage qui nie.
Je suis à bout, ce n'est pas un exemple pour les enfants, ces analyses de sangs ne sont pas bonnes au niveau hépatique (la aussi déni total), première perte de permis il y a deux ans.
Je me demande comment lui faire ouvrir les yeux mais j'ai tout tenter et rien ne fonctionne. Des fois, j'ai espoir qu'il en prenne conscience, surtout quand on reçoit ses analyses, mais sans succès. Je me suis dit qu'il allait en prendre conscience en perdant son permis, mais non, toujours pas.
Je suis épuisée...