Bonjour,
30 ans le 28 décembre dernier que j'ai bu ma dernière goutte d'alcool. Une certaine fierté pour cet anniversaire qui peut paraitre abyssal mais avec malgré tout le sentiment d'être une "chose" décalée par des reflexions permanentes : famille, amis, travail, associatif, contrôle routier, et jusque chez le médecin (...). Tout ce monde qui interroge sans arrêt de la nature de cette motivation profonde. Il n'y en a aucune car je n'aime pas le goût et l'odeur de l'alcool. C'est comme un parfum, un arome que l'on n'aime pas, ça ne s'explique pas.
Je plains les personnes qui n'ont pas cet avantage car dans une société où l'alcool est institutionnalisée à tous les moments de la journée, de la semaine, de l'année, de la vie,... il est impossible de s'y soustraire. C'est au moins autant la Société qui est addicte à l'alcool que les gens, plus ou moins dépendant et/ou chronique.
Si la prohibition n'est pas la solution, il y a quand même le double jeu d'une politique qui soutient une économie de l'alcool en opposition totale avec les intérets de santé publique, de la sécurité routière ou du travail.
Je souhaite beaucoup de courage aux gens qui souffrent de l'alcool et qui veulent s'y soustraire tout en étant socialement actif.
Bien à vous.