Bonjour,
Je consomme de l'alcool quotidiennement depuis deux ans. Avant cela, je consommais du cannabis. Pendant une année, je buvais et fumais. Puis en 2025, j'ai enfin réussi à arrêter de fumer (j'étais suivi au CSAPA depuis trois ans). Par contre, pour l'alcool, c'est une autre paire de manches...
Le suivi au CSAPA ne m'a pas tant aidé que cela, sur la fin, j'ai vu la médecin du centre qui m'a prescrit des anxiolytiques qui m'ont fait avoir des grosses sueurs froides la nuit et me sentir vraiment pas bien. Quand, je lui ai expliqué ce qu'il s'était passé, elle a prétendu que c'était parce que je ne faisais pas assez d'efforts et m'a demandé à quoi pouvait bien servir le fait d'être suivi là bas au vu du fait que j'étais suivi depuis des années... Bien sûr le ton désagréable était au rendez-vous. Autant dire que je n'y retournerai pas. Des reproches et de la culpabilité, j'en ai bien assez tout seul.
Bref, j'ai essayé de remplacer les bières par des boissons énergisantes, par du soda. En gros, des boissons sucrées et apétantes. J'ai mis des post-it pour me rappeler de tenir mes objectifs. J'ai téléchargé l'application Try dry. J'ai bloqué ma carte temporairement pour être obligé à la caisse de la débloquer. J'ai (re)essayé les anxiolytiques, les antidépresseurs à effet hypnotique (qui m'ont donné des hallucinations et terreurs nocturnes, dont j'ai arrêté).
Ce mois-ci est plutôt exceptionnel, j'ai réussi à ne pas consommer 12 jours au total. J'ai bien commencé le mois avec 8 jours d'abstinence. Puis un soir, où j'étais particulièrement fatigué, je me suis dit "Allez, juste pour ce soir, je m'autorise. Ce n'est pas un soir qui changera quoique ce soit". Mauvaise idée... et terrible erreur !
Ça aussi, c'est une grosse problématique. Je me manipule bien, je me trouve de "bonnes raisons", je me dis que j'ai fait assez d'effort dans la journée pour mériter de boire... Enfin, tout un lot de pensées permissives.
Bien-sûr avec alcool rime dépression. La mienne est pernicieuse, s'en va et revient au rythme du vent. Me fatigue chroniquement depuis des années.
En plus, TDAH, donc déficit de dopamine.
Ce que j'ai pu constater c'est que mes besoins vitaux, manger, boire, dormir, sont devenus attachés à l'envie de boire. Quand je ressens de la faim, la pensée première qui me viens à la tête n'est pas de manger quelque chose mais de boire de l'alcool...
Là, je me suis renseigné quant aux réunions des AA. J'espère sincèrement que je vais avoir le courage et surtout l'énergie d'y aller, ce serait un pas de plus vers le sevrage tant attendu. Mais je me demande aussi, si quelqu'un à des astuces pour réussir son sevrage. Je me doute qu'il n'y a pas d'astuce miracle sinon on en serait pas là, mais je me dit qu'il y a bien des choses que l'on peut mettre en place et auxquelles je n'aurais pas pensé.
Et, je suis ouvert aussi au partage d'expérience. J'ai déjà lu quelques posts sur ce forum. C'est rassurant de voir que des personnes qui ont eu une plus grande période de consommation ont réussi à arrêter. Quelque part, ça me soulage, ça veut dire qu'au fond, je peux aussi y arriver.
2025 a sonné l'arrêt de la beuh. 2026 sonnera l'arrêt de l'alcool.