Bonjour, j'ai 41 ans, papa d'une petite fille de 7 ans que j'ai en garde alternée une semaine sur deux.
Sa maman et moi sommes séparés depuis 2020. C'est à ce moment là que j'ai commencé à boire. De base je n'étais pas un gros buveur (seulement en soirée et sans faire trop d'excès). Je venais d'arrêter le cannabis après des années de consommation effrénée. La séparation a été un gros choc, Madame a retrouvé quelqu'un quelques jours plus tard... ( le gars était sûrement dans les parages depuis quelques temps). Je ne supportais pas. Au début ma fille passait plus de temps chez sa maman non car elle était encore très jeune. Ce gars voyait ma fille plus que moi, j'avais peur qu'elle ne me considère pas comme son papa.
Angoisses, insomnies à répétition m'ont poussé vers l'alcool, qui dans ces moment là avait un pouvoir réconfortant et apaisant.
La consommation du début était moindre: une bière de 50cl à 8° ou 10° était suffisante pour me permettre de dormir. Avec le temps j'ai dû rajouter des bières pour arriver à consommer environ 7 ou 8 bières par jour après 4 ans de consommation.
Je me rendais compte de l'impact de l'alcool sur ma vie privée et professionnelle. Autour de moi, personne n'avait remarqué mon souci avec l'alcool et j'avais honte d'en parler à mes proches.
Il y a un an, j'ai décidé de pousser les portes du CSAPA de ma ville et de voir mon médecin traitant.
Je suis actuellement suivi par une psychologue.
Mon médecin m'a prescrit des médicaments qui couplés à ma motivation m'ont permis de réduire ma consommation à 4 bières de 8° par jour.
Mes parents, ma soeur, un ami sont au courant de ce que je vis et me soutienne.
Je suis content d'avoir réduit l'alcool mais j'ai l'impression de stagner actuellement. L'idée d'une cure courte sur une semaine m'a déjà traversé l'esprit. Une cure plus longue serait impossible ( travail, ma fille).