J'ai 20 ans et je bois beaucoup, toujours tout seul.
L'année dernière c'était tout les jours, une demi bouteille de vodka par jour, dans mon logement étudiant, encore une fois : seul.
J'ai pris beaucoup de poids à ce moment là, d'autant plus que je commençais un traitement et que je ne sortais plus du tout. Je vivais constamment dans un 18m carré rempli de poubelles et de bouteilles.
Depuis la situation s'était arrangé, j'ai même réussi à arrêter l'alcool pendant 1 mois et demi en février de cette année. Puis, je me suis remis à boire... Par besoin, par envie ou par ennuie, je ne le sais toujours pas.
Aujourd'hui, j'ai besoin de perdre du poids pour me sentir mieux dans ma peau. J'ai l'impression que l'alcool rend cet objectif inatteignable. C'est dur.
Alors, je m'en remet à la pire solution que j'aurais pu imaginer : arrêter l'alcool.
Ma famille sait que je bois, j'ai honte, et bizarrement, ça m'énerve... Ça aussi c'est dur. Même mes amis proches me disent que ça va pas. Une de mes amies a même refusé de m'acheter une bouteille pour mon anniversaire. "Je ne veux pas participer à ta prochaine intoxication" m'a-t-elle dit. J'ai eu mal.
L'idée du manque d'alcool me blesse. Alors, comment vais-je survivre le manque d'alcool en lui même. Je me le demande à chaque verre que je prends.
Aujourd'hui, j'ai toujours mal, c'est toujours dur.
J'aime écrire, alors je me suis dis que partager mon histoire avec vous me ferais du bien. Certains jours, je veux m'en sortir, d'autres, je me demande si j'en ai vraiment envie. J'espère que ce message me poussera à me dire que ma volonté d'arrêter est plus forte que celle de continuer.
Et puis l'alcool ça fait mal. Alors pourquoi est-ce que je doute encore ?
C'est dur, mais j'espère m'en sortir un jour, le plus rapidement possible avant que ça ne fasse plus de ravages.
Merci d'avoir lu mon expérience.