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J'héberge mon fils très dépendant de l'alcool...

Par AWACKS

Depuis 6 mois j'héberge mon fils de 40 ans qui est dépendant de l'alcool. Il a trouvé un travail à proximité, et la semaine cela se passe plutôt bien. Mais dès le vendredi soir, il achète du whisky en cachette et boit dans sa chambre. Quand il descend, il parle beaucoup et tient des raisonnements incensés. De plus, il est agressif , et mon épouse ( qui n'est pas sa mère ) a peur de lui. J'ai rencontré assistante sociale, médecin traitant, tous m'ont dit que c'est lui qui doit prendre la décision d'arrêter de boire. En attendant, on se sent démuni, on a plus de vie et surtout pas de solutions pour lui. Je précise qu'il vivait en Auvergne et n'avait plus les moyens de payer un loyer, c'est pourquoi je l'ai pris chez moi. Mais que faire ??? Merci pour votre aide.

Mise en ligne le 18/01/2021

Bonjour,

Pour que votre fils puisse arrêter de boire, il sera nécessaire en effet qu'il en prenne la décision et, si besoin, qu'il se fasse aider à atteindre son objectif. Quand ce moment sera venu, il pourra être pris en charge de la manière qui conviendra le mieux à ses difficultés. Il existe des lieux de consultations et de soins spécialisés où chaque personne qui en fait la demande peut être accompagnée à la résolution globale de ses problématiques. Nous supposons effectivement que si votre fils est devenu alcoolodépendant c'est pour des raisons singulières qu'il n'a pu "traiter" autrement qu'en s'appuyant sur les effets de l'alcool. Ses soucis financiers, de travail et de logement en font peut être partie, d'une manière ou d'une autre.

Nous comprenons que cette situation vous mette à mal avec votre épouse, d'autant plus que vous partagez depuis quelques mois un quotidien qui vous expose aux impacts directs de ses alcoolisations excessives. Se sentir démuni et impuissant est souvent le "lot commun" des personnes proches qui voudraient pouvoir faire plus, plus vite, mieux... Les centres spécialisés que nous évoquions plus haut reçoivent et accompagnent aussi les familles. Ce pourrait être une manière pour vous de trouver soutien et conseils, d'être guidés pas à pas, d'être aidés à l'aider.

Dans le cas où vous souhaiteriez avoir accès à ce type d'accompagnement et en attendant que votre fils lui même accepte d'être aidé, nous vous adressons ci-dessous les coordonnées de deux CSAPA (Centres de Soins D'accompagnement et de Prévention en Addictologie). Les consultations y sont individuelles, confidentielles, non payantes et assurées par des équipes pluridisciplinaires (médecins, psy, travailleurs sociaux) spécialement qualifiées.

Nous vous joignons également les coordonnées à Toulouse d'une association de lutte contre les addictions et d'aide aux familles, "C3A", où il est possible de participer à des groupes d'entraide destinés aux familles. Ce peut être l'occasion de réfléchir avec d'autres parents, de partager les expériences, de trouver une autre forme de soutien.

Nous restons bien entendu disponibles dans le cas où vous souhaiteriez revenir vers nous, n'hésitez pas. Nous sommes joignables au 0 980 980 930 (appel anonyme et non surtaxé) ainsi que par Chat.

Cordialement.

Pour obtenir plus d'informations, n'hésitez pas à prendre contact avec les structures suivantes


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