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Femme d'alcoolique, la souffrance des proches

Par Nouna

Bonjour, Je suis la compagne d'un homme de 44 ans qui boit quotidiennement des litres d'alcool depuis presque 30 ans. J'ai un petit garçon de 9 ans d'un premier mariage et mon compagnon a, des son côté, deux enfants de 21 et 13 ans qu'il voit assez peu. Cela fait 4 ans que je vis avec cet homme et la situation ne fait qu'empirer. C'est l'enfer à la maison. L'alcool a altéré les plus petits détails de la vie courante. Il titube, tombe, hurle, il ne sait plus se nourrir normalement, il transpire des litres toutes les nuits, ne contrôle plus sa vessie, et de plus en plus souvent, il lève la main sur moi devant mon fils tout en disant que j'ai bien de la chance qu'il soit là sinon... Je suis au bout du rouleau et je vis dans la peur, j'ai tout essayé, je connais tout ce qu'il y a à savoir sur l'alcoolisme mais je n'ai trouvé aucune manière de l'aider. Je lis partout qu'il faut être patient, que les alcooliques s'en sortent mieux lorsqu'ils sont entourés mais comment vivre normalement, s’épanouir et trouver un peu de bonheur lorsque le quotidien est aussi noir et que la situation financière et administrative part à la dérive. J'ai mis à la porte mon conjoint en début de semaine, j'ai trouvé un colocataire qui m'aidera à payer mon loyer. Je culpabilise de ne plus être capable d'aider l'homme que j'aime, je culpabilise de m'être lancée dans cette histoire avec un enfant tout en sachant à quoi je m'exposais et je culpabilise vis à vis de mon enfant qui souffre et à qui j'impose un homme qui n'est pas son papa. Le temps passe vite et j'ai envie de vivre. Mon homme, lui, se tue à petit feu. Il n'a même pas passé le cap du dénis !! Et quand il lui arrive de refaire surface, il sanglote des heures et souffre le martyre. Que puis-je faire ? Que font les familles qui souffrent et subissent l'alcoolisme d'un mari, d'un fils, d'un frère ? Faut-il faire un choix de vie quand on ne trouve plus de solution ? Faut-il partir ?

Mise en ligne le 26/05/2014

Bonjour,

Vous faites état d'un fort sentiment de culpabilité en ayant fait le choix si difficile de ne plus vivre avec votre compagnon. Face à votre souffrance, ainsi qu'à celle de votre fils, il semblait essentiel que vous puissiez prendre cette décision, et ainsi tenter de vous préserver.

La vie au quotidien ne semblait plus être supportable, et ce pour chacun de vous. L'aide que vous pouvez tenter de lui porter ne peut éventuellement se faire qu'à travers des relations qui le permettent, les violences que vous décrivez n'allant pas dans ce sens. Il est essentiel pour pouvoir tenter de le soutenir que vous puissiez de votre côté retrouver un certaine équilibre. Comme vous l'indiquez, une personne alcoolique a souvent besoin du soutien de ses proches pour pouvoir avancer, mais il semble compliqué voire impossible que cela puisse se faire tant qu'il continue à avoir des comportements violents à votre égard.

Face à ce type de situation qui peut être très difficile à supporter, les centres de soins en addictologie peuvent vous proposer un soutien, même si votre conjoint refuse de se faire aider. Dans l'éventualité où vous souhaiteriez rencontrer des professionnels spécialisés pour en parler, nous avons la possibilité de vous orienter vers un lieu adapté.

N'ayant pas connaissance de votre ville, nous ne pouvons pas vous indiquer de coordonnées. Vous pouvez pour en obtenir nous appeler au 0980.980.930, tous les jours de 8h à 2h (appel anonyme et non surtaxé). Outre cette possibilité d'orientation, vous pourrez être soutenue et éventuellement conseillée sur la conduite à tenir pour tenter de l'aider.

Cordialement.

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