Par téléphone

Alcool Info Service répond
à vos appels 7 jours sur 7

Contactez-nous

Vos questions / nos réponses

Alcool Info Service répond
à vos questions

Posez votre question

Adresses utiles

Vos questions / nos réponses Télécharger en pdf Imprimer Envoyer à un ami

Doute

Par AlBel

Bonjour Je suis avec quelqu'un qui aurait tendance à boire pas mal, qu'il soit en groupe ou même quand il est seul alors qu'il est avec sa fille 3 ans. Plusieurs faits me font dire qu'il a un problème avec l'alcool. J'ai essayé d'en discuter avec lui (je n'ai pas réussi à y mettre les formes ) et Mr nie totalement. Jusqu'à me dire "ha mince je savaos pas que tu voulais garder ces bouteilles (2 bouteilles de rhum pleines, dont il s'est bien gardé de me dire qu'il les avait bu et les cadavres jeté sans que je le sache) si tu veux je te les rachète !" Le peu de fois ou il n'a pas bu du tout, il ne dort pas. Me dit que tout va bien dans le meilleur des monde, qu'il n'a aucun soucis. Tout mieleux. Il a eu un grave accident de voiture il y a quelques années, puis il a voyagé dans des pays étrangers ou il y a vu (et parfois vécu) les horreurs de la guerre. De plus, il est muté dans 15 jours a l'autre bout de la France après plus de 20 ans dans la même boite. Beaucoup de stress récent pour lui OK, mais je l'ai toujours connu comme ça avant même de nous mettre ensemble. Et la, beaucoup trop d'émotions pour mes enfants et moi aussi. Je ne sais pas quoi faire. Je perds confiance. Cette union est assez récente mais j'aimerai tenter de l'aider avant de devoir prendre une décision radicale. Le point positif, c'est qu'il n'a pas l'alcool violent physiquement...mais bon, psychologiquement c'est quand même usant. Bref... Je me doute que beaucoup doivent être dans un cas plus grave, mais si jamais vous avez quelques conseils, je suis preneuse. Merci ppir votre lecture. Bonne nuit

Mise en ligne le 19/06/2019

Bonjour,

 Pour pouvoir aider une personne en difficulté dans ses consommations, il est nécessaire que cette personne reconnaisse ses difficultés et admette, si tel est le cas, qu'elle a besoin d'aide. Ce n'est qu'à partir de là qu'il est possible d'envisager la nature de l'aide à apporter, par les proches et, au besoin, par des professionnels de l'addictologie.

 D'après les éléments que vous nous rapportez, il semble que votre compagnon n'en soit pas tout à fait là et, sans ces ”étapes” franchies, il risque de vous être difficile de pouvoir l'aider comme vous le souhaiteriez. Si réellement il est en difficulté avec l'alcool comme vous paraissez le penser, il y a peut-être lieu d'essayer de comprendre ce qu'éventuellement ses consommations pourraient masquer. Vous évoquez des évènements traumatiques vécus dans des pays en guerre et des troubles du sommeil, peut-être se sert-il en effet de l'alcool pour calmer des angoisses, ”anesthésier” des souvenirs douloureux, faciliter le sommeil ou, comme actuellement, faire face au stress de sa mutation.

 Recourir à l'alcool à des fins pouvant relever quasiment d'une ”automédication” est bien sûr à risque du fait de l'accoutumance et de toutes les conséquences, directes comme indirectes, des abus à court ou long terme. S'il en est ainsi pour votre compagnon, qu'avec le temps vous voyez vos doutes se confirmer,  il nous sera difficile de vous dire à quel argument il pourrait être sensible (sa santé, votre relation…) en vue d'une remise en question de ses habitudes.

 Lorsque vous évoquez une possible ”décision radicale” à prendre, nous supposons que c'est de séparation dont vous parlez. C'est un choix que vous seule pouvez faire en fonction de vos propres limites face à ce que vous vivez avec cet homme mais dont, peut-être, vous ressentez le besoin de parler.

 Dans le cas où vous souhaitiez revenir vers nous afin d'échanger directement et plus précisément, n'hésitez pas bien sûr. Nous sommes joignables tous les jours de 8h à 2h au 0 980 980 930 (appel anonyme et non surtaxé) ainsi que par Chat de 14h à minuit.

 Cordialement.

Retour à la liste