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Quand le foie parle... début ou suite l’enfer...

Par Horizon73

Bonsoir à tous,
Je croyais avoir fait le tour des témoignages et discussions pour me sentir moins seule face à l’enfer que je vis mais voila que un nouveau calvaire ( que je craignais sur long terme) est apparu. Au. bout de tous les examens effectués pour ses ses douleurs lombaires et articulaires et autres difficultés de santé il a passé une échographie du foie : trop gros pour être interprété! alors j’ai cru qu’il allait enfin avoir le déclic , avec l’appui du médecin qui lui dit qu’il va falloir sérieusement arrêter et par dessus tout ça il faut qu’il fasse un IRM pour voir la gravité... il a peur , tente de baisser sa consommation mais n’y arrive pas ou le peu qu’il boit le met a l’envers... il dit qu’il saura s’arrêter s’il le faut , déni déni déni, le médecin lui a tout expliqué les aides , les médocs etc .., il dit oui au docteur et ne fait rien pour autant.,, je n’ai plus d’espoir et je crains le pire les prochains jours ... irm dans un mois et il va être long le mois..aujourd’hui il a trop bu et m’a fait honte , la patate dans la bouche, titubant, agressif puis gentil bref on est passé par tous les stades et là il dort ... et je respire enfin . Est ce qu’il va prendre conscience une fois pour toute que ses organes sont touchées ... il dit qu’il va mourrir et s’en fiche mais paradoxalement il craint le résultat de l’IRM ... et c’est pas pour autant qu’il stoppe la bouteille. Est ce que j’alerte sa famille habitant à plus de 600 km??? sa fille est au courant mais ne vient que 2 fois par mois et habite loin , qu’est ce que je peux faire sans qu’il se sente trahi ?
il a tendance à être agressif mais l’est moins en moins ..trop fatigué , est qu’un foie malade épuise le malade?

merci pour vos réponses ou avis

Bonne soirée

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5 réponses


patricem - 21/08/2019 à 10h18

Bonjour,

Il me semble avoir lu qu'avoir des gamma gt élevé peut s'accompagner de fatigue. Donc je dirais que oui.

Patrice

Horizon73 - 19/12/2019 à 19h31

Bonsoir,
me voilà de retour sur ce forum... le verdict est tombé, le gastro entérologue l’a mis face à la réalité que tout le monde lui rabâche depuis des mois. Il va droit vers la cirrhose s’il n’arrête pas , et sans tourner autour du pot, il lui a dit qu’il n’arrivera pas à gérer sa
consommation, que ce sera un échec assure ... Il lui donne 4 à 5 ans de vie avec des douleurs , neuropathie, fatigue, troubles de la mémoire, prise de poids , diabète , cholestérol etc etc .,, et tout ça il l’a déjà ! puis gros risque que le cancer s’installe... alors il m’a dit ok, je vais arrêter à ma grande surprise. Je ne lui rien dit ni demandé , j’attends ... par contre il m’a dit qu’il laisse passer les fêtes et ensuite date butoir... je n’y crois guère ,
tellement plus confiance en lui,tant de promesses non tenues mais
est-ce la bonne cette fois ?
je précise , il est suivi dans un centre d’addiction , et ne refuse pas de continuer à les voir, est ce bon signe?
Son état de santé fragile et abîmé par l’alcool l’inciterait enfin à franchir le cap? il n’a pas été ivre cette semaine ( consommation gérée ) mais ce soir grosse fatigue et contraint de se coucher à 18h et la il ronfle ...mais pas d’agressivité juste grande fatigue et douleurs articulaires...

Roland1234 - 22/12/2019 à 18h01

Bonsoir

Je suis à peu près dans la même situation que vous. Ma compagne a été hospitalisée il y a quelques semaines, on l'a un peu conduite de force.
Elle ne mangeait plus.

Il lui ont diagnostiqué un début de cirrhose et lui ont donné la possibilité de suivre un psychologue. Hospitalisée elle était d'accord pour suivre un psychologue et de retour à la maison elle n'a plus voulu rien faire.
Au lieu de diminuer sa consommation, elle l'a augmenté. A ne rien y comprendre !

Je me suis fait à l'idée que c'était peine perdue hélas et que certaines personnes alcooliques iront jusqu'au bout quoique l'on fasse.

Bonne soirée

Horizon73 - 31/12/2019 à 19h51

Bonsoir,
merci pour votre témoignage , et je suis désolée que votre compagne ait échoué son abstinence.Mon mari a décidé de cesser de boire le 2 janvier... et a bien géré sa boisson depuis 10 jours mais ce soir il a bu un verre de trop , et m’a demandé de ranger la bouteille car sentant l’abus géré son corps... alors il monte se coucher pour échapper à l’ivresse . En fait il n’arrive plus à boire , son corps l’alerte immédiatement quand il a abusé . Je crois qu’il a très peur de son échéance qu’il s’est fixé et se bat avec l’idée de ne plus jamais boire. Et la décision il l’a prise lui même parce qu’il a avoué qu’il n’arrivera pas à gérer sa consommation sur long terme. Il me répète qu’il va le faire , que tout va bien , qu’il veut passer les fêtes avec de bons petits repas mais le 24 il était couché à 19h et ce soir il a battu le record, 18h! Nous n’avons pas de vie sociale , la famille de son côté est loin , la mienne n’est plus de ce monde sauf un frère a l’étranger. Alors les fêtes sont des cauchemars pour moi...À 17h30 il est presque ivre et j’attends avec impatience qu’il s’endorme pour être tranquille...
On lui a prescrit du Seresta pour éviter le délirium et autres angoisses qui vont apparaître et j’espère qu’il tiendra. 40 ans de boisson et depuis 5 ans des états d’ivresse réguliers.
Je vois moi même condulter l’addictologue jeudi pour me confier , je n’ai pas d’espoir et je crains le pire ...il faut se protéger et prendre soin de soi
Bon courage à vous et j’espère que votre conjointe s’en sortira .
Bonne soirée.

Horizon73 - 02/02/2020 à 20h35

Bonsoir
Quelques semaines ont passées et je suis perdue face à une nouvelle situation. Mon mari prend du seresta depuis 1 mois et après quelques frayeurs ( alcool et médoc) il a trouvé un certain rythme qui empêche l’ivresse. 1 prise le matin pour calmer le manque mais n’empêche pas de boire puis 1 le soir pour bien dormir. Certes il boit moins ( 2 bouteilles de vin au lieu de 3) mais je sens sa motivation baisser. Le médecin lui a recommandé de ne pas arrêter radicalement, ce serait un échec garanti au vu de sa durée de consommation ( plus de 30 ans) . Son corps montre quelques bienfaits, moins de fatigue, moins de douleurs , plus d’appétit, du coup il me dit qu’il se sent mieux donc pas de problèmes de foie etc.., sauf que c’est faux! il doit arrêter de boire totalement et il est entrain de retomber dans le déni.. un psychiatre lui a dit également que sa mémoire est très touchée et que c’est alarmant, qu’il faut arrêter absolument l’alcool... il écoute mais ne se sent pas concerné. Le matin il promet sa bonne volonté et le soir il crie au diable le seresta... deux personnalités qui m’épuisent. Le médecin m’a dit que ce sera long voir très long et qu’il va falloir s’attendre a ce qu’il soit sous seresta toute sa vie ! donc deux de tension tous les jours ! mais ce sera toujours mieux qu’ivre. Il veut arrêter mais je pense qu’il échouera même si je le motive, que je patiente ,je commence à me projeter un avenir sans lui .,, Je suis épuisée , les journées tournent autour de cette bouteille, le contrôle de la situation ,le vide social , mon avenir est compromis ,, j’ai perdu beaucoup de poids , je fatigue et suis déprimée alors que je suis une personne dynamique, optimiste mais la je ne le supporte plus, le son de la bouteille, le liquide versé dans le verre me font dresser les poils , je ne veux plus qu’il me touche quand il a bu , il est vulgaire et sans tact, le contraire de l’homme que j’ai épousé,
Je devrais etre plus comprehensive car il a entamé un début de sevrage mais je n’y crois pas et comment faire pour ne pas le montrer ? Ce soir il a rebu du vin blanc alors qu’il m’avait promis (il l’a fait pdt 3 semaines ) et je lui ai fait la remarque qu’il ne tenait pas sa promesse, que ça ne changera jamais etc... et il ne l’a pas bien pris ... et a bu 3 verres de plus ... situation irréversible, je n’y crois plus

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