Par téléphone

Alcool Info Service répond
à vos appels 7 jours sur 7

Contactez-nous

Vos questions / nos réponses

Alcool Info Service répond
à vos questions

Posez votre question

Adresses utiles

Forums pour l'entourage Télécharger en pdf Imprimer Envoyer à un ami

Mari alcoolique je suis perdue

Par titoun

Bonjour,

Je suis nouvelle sur ce post et comme beaucoup je ne pensait pas en arriver là, mais mon mari est alcoolique depuis très longtemps. il a déjà fait une cure en 2012 et à tenu je pense environ 2 ans 1/2 en étant abstinent puis il a replongé et ne veut plus entendre parler de cure.
Il avait un suivi médical avec son médecin traitant et des cachets à prendre car il fait en plus de l'hypertension et de l'apnée du sommeil, mais en fin d'année dernière il a tout laissé tombé son suivi et ses traitements. Le médecin m'a dit qu'il courait un grave danger d'avoir tout stoppé mais quand je lui en parle il me répond "mourir de ça ou mourir d'autres choses". Du coup je n'y arrive plus, il ne m'écoute plus, d'ailleurs le dialogue entre nous est totalement rompu, nous ne nous parlons quasiment plus. Il est en déplacement toute la semaine et ne nous appel jamais moi et nos enfants.
J'ai l'impression d'être dans une impasse et je songe de plus en plus à le quitter mais j'ai peur de sa réaction car quand j'ai voulu le quitter avant sa cure il m'avait fait du chantage au suicide ainsi que sa mère, du coup j'ai peur que si je le quitte il passe à l'acte et j'ai aussi peur de la réaction de ma belle mère mais en même temps je suis encore jeune 36 ans et je ne me voit pas continuer ma vie comme ça en vivant en colocation.
Quand je lui demande de choisit entre moi et l'alcool , il me répond moi mais juste après je découvre des bouteilles cachées dans sa voiture et à ce moment là je me dit que finalement il choisit encore et encore l'alcool. Car depuis qu'il a repris il boit en cachette.
De plus il fume environ 2 paquets de cigarettes par jour voir plus, du coup on ne s'en sort plus financièrement et je n'ai pas envie de tout perdre et de continuer à me priver pour lui.

Quelqu'un à t-il déjà été dans cette situation avec chantage et s'en ai sorti ?

Merci

Fil précédent Fil suivant

18 réponses


LaChute - 31/07/2019 à 19h07

Bonjour,

Je me permets de répondre sur ont fil puisque mon histoire t'as intéressé.

Pour un alcoolique (en tout cas si je prends mon cas), le choix entre la personne qu'on aime et l'alcool est évidente: on prend celle qu'on aime.
Malheureusement, ça ne se passe pas comme ça, et l'alcool est plus fort, il amène à renoncer à toutes ses promesses.

Combien de fois je me suis levé le matin, en me disant aujourd'hui je ne bois plus ? Où après avoir abusé et discuté avec ma femme, je me disais qu'il fallait vraiment que j'arrête.
Les menaces, les coup de semonces, je les ais toutes entendues mais elles me traversaient la tête, pas par méchanceté ou par tromperie, mais l'alcool était plus fort, d'autant que le besoin physique est là.

J'ai lu qu'il avait déjà été abstinent, donc il connait le chemin et les méthodes.
Que'est-ce qu'il la fait rechuter ? Est-ce qu'il est suivi par un psy ?

Il semble dans une phase d'autodestruction avec l'arrêt conjoint de son traitement, et donc doit être en forte dépression: il faut qu'il puisse se faire aider pour un minima trouver la raison, et pourquoi il a rompu son abstinence.

Il ne peut que le faire seul et si il est volontaire.

Pour le reste, je dirais (malheurement pour moi) qu'il d'abord te protéger et si cela doit passer par une rupture (peut-être temporaire (en tout c'est ce que j'essaye de croire pour moi), ça peut-être salvateur pour toi et lui

Bon courage

bibdoule - 01/08/2019 à 10h27

Bonjour,

Titoun, je me retrouve dans le même cas de figufe que toi, et je ne sais pas quoi te conseiller...
En lisant ton post, sans penser à ma situation, je dirais ; quitte-le...
Mais, c'est sans compter tes sentiments, et je sais de quoi je parle...
L'envie de le quitter me taraude de jour en jour, même si pour l'instant, nous n'avonx pas de problèmes financiers...
Et puis, rester c'est aussi dire que l'on refuse de céder à non assistance à personne en danger..
Je me répète sans cesse que c'est une maladie, et donc qu'il faut que je le soutienne. Je ne le quitterais pas s'il avait un cancer... alors pourquoi le quitter pour cause d'alcoolisme?

@LaChute
Quitter la personne ayant un problème avec l'alccol est-ce vraiment la solution ?
Je sais que mon mari est en grande dépression, même s'il ne veut pas l'admettre, je pense aussi qu'il est capable de se suicider, doù son auto destruction. (déni, non prise en compte de ses maladies, traitements, etc..).
Le quitter n'est-ce pas le précipiter au fond du goufre ?

Merci de m'avoir lue et de vos réponses éventuelles

LaChute - 01/08/2019 à 12h40

Hier j'ai dit que ça pouvait être une solution ....

Mais si tu me poses la question aujourd'hui, après avoir discuté jusqu'à minuit avec ma femme et une heure ce matin, je te dirai non ....

Je suis au fond du trou, elle me dit que je suis quelqu'un de formidable, exceptionnel, qu'elle ne veut surtout pas me faire du mal, mais qu'elle n'a pas d'autres solutions que de me quitter, elle ne m'aime plus.

Elle ne m'aime plus tout simplement .....

Alors, ce matin, je suis en pleine déprime, je suis perdu, seul, mes pensées tournent en boucle, j'ai tout perdu et tout cela est de ma faute.

Mais je tiendrai aujourd'hui car ce soir on récupère nos enfants à l'aéroport, et je ne veux plus qu'il voient leur père ivre. Je vais certainement pleurer ....

titoun - 01/08/2019 à 14h47

Bonjour,

Je sais que c'est une maladie et qu'en dessous de son problème d'alcool il y a de la dépression, mais il a rompu tout dialogue, il refuse de continuer ses traitements et de retourner voir le médecin. Nous avons le même médecin et la dernière fois que je suis allée la voir elle m'a clairement dit que ça allait mal finir car il fait de l'hypertension et de l'apnée du sommeil et il ne se soigne plus, elle pense qu'il fait une sorte d'autosuicide.
Je ne peux plus cautionner plus longtemps et je pense que nous sommes dans une spirale et je suis convaincue aujourd'hui que si je reste il va continuer, alors je me dit que si je part il aura peut être le déclic de se battre pour ses enfants.
Oui il connait le chemin de l'abstinence puisqu'il la déjà fait mais ça à été très dur, il ne voulait plus trop sortir pour ne pas être tenté, il refusait de me parler de sa cure et des causes possibles de son alcoolisme et moi je me sentait exclue, j'avais aussi je pense besoin d'aide pour me relever de tout se qui c'était passé avant sa cure et à cette époque je n'ai pas trouvé le soutient dont j'avais besoin et pas les moyens financiers puisque toute nos économies avaient été englouties dans l'alcool et les cigarettes car c'est aussi un gros fumeurs (2 paquets par jour). Du coup je n'ai pas su gérer son après cure.
En tout cas j'espère Lachute que tu tiendras bon pour tes enfants et pour toi. Merci de ton témoignage.

bibdoule - 01/08/2019 à 17h13

@ La Chute
Je te souhaite vraiment "bon courage", je pense que tu traverses des moments très difficiles et que les risques de lâcher sont grands...
Les moments que tu vis sont très difficiles, c'est certain. Mais c'est difficile aussi pour ta femme.
C'est difficile de régler ce problème ; des 2 côtés..
Et le problème c'est qu'au final les 2 sont malheureux..
Bon courage à toi et tiens bon !

@ Titoun
Je te comprends vraiment.
Il y a 2 jours, j'ai carrément demandé à mon mari si c'était sa façon de se suicider...Je sais que le prendre de front n'est peut-être pas la solution.. Mais j'ai essayé de le prendre par les sentiments, lui dire que je m'inquiétais pour lui, qu'on l'aimait et qu'on ne voulait pas le voir malade, et cela n'a servi à rien.
J'ai envie de laisser tomber, mais je ne peux pas, c'est sa maladie..
J'ai traversé il y a 4 mois une période très difficile, et j'ai failli y passer si une opération n'avait pas eu lieu, alors que les médecins disaient que tout se règlerait sans intervention.. A 1 semaine près...
Bref, il a été présent dans ces moments-là, et il a assuré comme un chef !
C'est un homme formidable, qui assure avec les enfants, qui assure au boulot...
Mais j'ai l'impression qu'il est arrivé au bout...
Il ne pourra plus donner le change bien longtemps encore car le corps a atteint ses limites et montre ses faiblesses..
Je ne sais pas comment l'aider et ça me désespère.

Et comme sa femme l'a dit à LaChute : "C'est un homme formidable, adorable,....."

Bon courage à toi Titoun... J'ai l'impression que tu es également dans l'impasse ; la volonté de partir, mais la peur aussi de le faire...
Quelle que soit la décision ; elle est difficile à prendre, car elle affectera toute la famille.
J'ai l'impression qu'il n'y en a pas de bonne... il faut juste chosir la moins pire des deux pour tout le monde...
En ce qui me concerne, je suis seule face au problème (il faut avouer que j'ai aussi tout fait pour le cacher) et c'est bien la première fois depuis 17 ans que je parle de ce sujet..

Lochris - 02/08/2019 à 00h14

Bonjour

Mon conjoint a 36 ans et est alcoolique depuis plusieurs années.
il boit en cachette ses boites de bières fortes et depuis 2 mois c’est pire, l’alcool la change il est de plus en plus agressif.
Tous les soirs quand je rentre du travail il est affalé dans le canapé incohérent, hagard,,
J’ai réussi à l emmener au centre d addictologie et une infirmière lui a expliqué les différents moyens pour arrêter mais il ne veut pas aller en cure,,

Elle m’a expliqué qu’il ne pouvait pas arrêter d’un coup, que ça pouvait être dangereux mais s’il ne veut pas aller à l hôpital, quels sont les moyens qui restent pour le soigner?

Et aussi je n’arrive pas à comprendre comment on peut être «obligé » de boire? Quand on va retirer l argent destiné à payer son loyer pour aller acheter des bocks et des cigarettes et qu’on les cache soigneusement, le cerveau est éteint?? Comment on peut oublier sa famille, a ce point là?
En fait ils se disent c’est pas grave notre compagne va tout réparer, elle va tout supporter, ,,??
Et les enfants qui voient les crises de colère, la violence,ils vont supporter aussi??
Je ne sais pas, c’est sûrement ma faute comme il le répète,,
Mais même si c’est ma faute je ne crois pas que ça lui donne le droit de traiter sa famille comme ça..

Je ne crois pas que ça leur donne le droit de nous traiter comme ça,,

Machou - 02/08/2019 à 07h42

Bonjour Titoun.

Je viens de voir ton premier message.
Tout d'abord, je te comprends parfaitement, je vie la même chose.

Saches que tu ne peux pas demander a un alcoolique de faire un choix en toi et l'alcool.
Il s'agit d'une maladie.
C'est comme si tu demandais a un cancéreux de choisir en toi ou son cancer. Absurde! On ne peut pas s'en débarrasser comme ça et il est évident que chaque malade répondra leur conjoint plutôt que la maladie.

Les conséquences pour les partenaires de vie sont terribles. Et je comprends ton désespoir et l'idée de quitter ton époux.
Je pense que personne ne devrait d'influencer dans ton choix. Il est propre a chacun et a chaque situation.

Saches que ton mari est probablement déçu de lui même d'avoir rechuté après tant d'effort. Il doit se sentir honteux et plein de culpabilité qui le conduit dans un cercle infernal de dépression.

Il ne veux plus de cure pourquoi? Probablement, qu'il a le sentiment que c'est un échec et que tout son monde s'écroule et qu'il n'a pas de solution. Il voit qu'il te fait souffrir et ça le tue de l'intérieur.

Peut-être pouvez-vous envisager une thérapie de couple pour éventuellement recréer le dialogue.

Le chemin est long. Il faut s'armer de patience. Moi, ça fait 13ans que j'analyse chaque situation de mon quotidien pour limiter les dégâts et souffrir le moins possible.

Tout ce que je peux te dire c'est courage.
Tu peux aimer la personne et dire seulement je n'aime pas ta maladie.

Il est difficile de quitter une personne qu'on aime.




Cathysurf - 02/08/2019 à 09h38

Bonjour,
Je suis nouvelle sur le site, mais hélas dans une situation compliquée depuis des années.Beaucoup des phrases que je vient de lire pourraient être les miennes.....
Je me rend compte que nous, accompagnants ou proches vivons des moments tres similaires.
Noius avons des pensées et des raisonnements tres similaires aussi. Et nous nous sentons honteux pour les même raisons.
Il y a quelques jours, j’ai demandé mon mari quel type de cercueil il voudrait....
Je connais comme vous ces heures d’attentes pour savoir s’il rentrera, pour savoir si c’est la police qui apelera ou l'hôpital....
Cela fait maintenant plus de 12 ans que nous vivons cela et je dirait que les 6 dernières années sont les pires. La il s’est passé quelque chose, il est passé a la vitesse supérieure. Mon mari est un buveur compulsif; mais quand il boit, c’est des bouteilles les unes apres les autres. Toujours en cachette bien sur.
Il a fait un comas éthylique il y a deux semaine, et je ne sais plus quoi faire.
Comme vous j’ai tout essaye.
Comme vous j’ai aussi pense a le quitter - et comme vous je me dit que si il avait un cancer je ne l’abandonnerai pas....
Je suis seule devant ce combat, et je n’ai plus d'idée. Je me sens comme prise au piège et ne vois plus d’issue possible.
Il a fait des cures, il a prit du baclofene pendant 2 ans, il voit 1 psy toutes les semaines,il a essaye de voir une psy qui fait de l’hypnose contre l’addiction, mais il arrivait deja ivre chez elle.... il a teste plein de choses, mais rien ne marche vraiment et moi j’ai bien compris que la maladie est plus forte que la volonté....
Mais du coup la je me dis qu’il ne me reste qu’a regarder comme il continue de se détruire.....et attendre que la mort le libère....
Il n’y a qu’ici que je peux parler si librement, car je sais que vous qui vivez la même chose, vous me comprenez sans me juger....

Je me sens comme dans une bouteille fermée....

Et je ne sais plus quoi faire.....

LaChute - 02/08/2019 à 17h13

@Lochris
S'il n y a pas de volonté du malade à se faire soigner, il n'y a pas de possibilité d'évolution et même avec cette volonté de traitement (je sais de quoi je parle), il peut rester une forme de déni, en se disant qu'on peut quand même boire et qu'on contrôle (c'est faux).
Si l'idée de la cure l'effrait, je crois qu'il y a des possibilité de sevrage en ambulatoire (c'est à dire, médicament + soins thérapeutiques) sans "enfermement". Mais là encore, il faut que le malade soit volontaire ....

Sur la fin de ton message:
"Et aussi je n’arrive pas à comprendre comment on peut être «obligé » de boire? Quand on va retirer l argent destiné à payer son loyer pour aller acheter des bocks et des cigarettes et qu’on les cache soigneusement, le cerveau est éteint?? Comment on peut oublier sa famille, a ce point là?
En fait ils se disent c’est pas grave notre compagne va tout réparer, elle va tout supporter, ,,??
Et les enfants qui voient les crises de colère, la violence,ils vont supporter aussi??
Je ne sais pas, c’est sûrement ma faute comme il le répète,,
Mais même si c’est ma faute je ne crois pas que ça lui donne le droit de traiter sa famille comme ça"

Tu ne peux pas comprendre, parce que tu n'est pas dans la tête d'in alcoolique, et je sais de quoi je parle. Quand on est alcoolique, l'alcool et le besoin de s'en procurer passe avant toute chose, et structure nos journées, on ne pense qu'à ça. Bien sur, on aime nos familles, nos enfants, nos épouses, mais l'alcool est plus fort, et il permet d'oublier aussi tout le mal qu'on fait. Il n'y a qu'une fois qu'on est abstinent qu'on se rend compte de ça. Sinon, on vit dans une bulle, dans son monde, organisé autour de l'alcool. Ça ne l'excuse pas (c'est bien lui qui porte le verre à la bouche), mais ce n'est pas une question de volonté ou choix. Et ne crois pas qu'il ne pense pas à vous (c'était en tout cas mon cas): tous les matins je me réveillais en me disant qu'aujourd'hui j'arrêtais, que c'était mieux pour ma famille, pour moi et pour tout le monde, mais ensuite, j'oubliais, guidé par le besoin de l'alcool et la bulle se reformait.
Quand à la question de la faute, c'est un classique aussi de l'alcoolique: rejeter la faute sur les autres, ou sur quelque chose d'autre, c'est plus facile pour déculpabiliser et de ne pas assumer.
Mais sâche que ce n'est pas de ta faute, c'est lui le seul responsable de sa vie ....

Répondre au fil Retour