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La complainte d'une femme d'alcoolique

Par Liloute2014

Mon mari est alcoolique! Il boit tous les jours, matin, midi, soir, a jeun ou pas, il n'y a pas de règles. Pour vous donner un ordre d’idée, 1 bouteille de whisky d'1L dure grand maximum 3 jours (et il travaille!), en période de vacances divisons la durée de vie d'une bouteille par 2 ou 3 et diversifions le type d'alcool (rhum, vodka, ricard, tout est bon).

Il n’est pas violent physiquement mais m’atteint psychologiquement, je ne le supporte plus, je ne supporte plus de l’entendre parler comme s’il avait une patate chaude dans la bouche, incapable d’articuler 3 mots correctement, de le voir dormir comme un sac en ronflant comme un bœuf dans le canapé, de supporter ses sautes d’humeurs, de cette façon qu’il a de s’adresser à nos enfants toujours dans le reproche, jamais de compliments ou très peu, de ne rien faire, rien partager avec eux et attendre d’eux qu’ils soient aimant avec lui, de nous gâcher nos soirée, de perturber mes enfants, de cette façon dont il me parle, de son manque de respect envers nos enfants et moi, de son peu de considération, de son pessimisme, de son opposition systématique à tous ce que je veux, ce à quoi j’ai envie et aspire, de ne jamais avoir envie de faire quoi que soit et de me faire ce même reproche quand lui, lui vient l’envie de faire quelque chose comme une envie de pisser le tout en étant alcoolisé, de supporter l’odeur fétide de notre chambre le matin, l’odeur de son haleine, de devoir changer les draps en pleine nuit car il se fait dessus, de l’entendre se doucher la nuit car là encore il se fait dessus, de l’entendre se vider 15 fois par nuit, de l’entendre vomir la nuit ou le matin au réveil et me regarder droit dans les yeux en disant « je sais pas ce que j’ai, j’ai dû mangé un truc qui passe pas », de l’entendre me dire avec un air ahuri « mais j’ai fait quoi… », de l’entendre sortir des grands discours sans queue ni tête, de l’entendre être vulgaire ou insultant, de me privé de plaisirs simple de la vie comme inviter des gens à diner ou être inviter chez des gens, d’aller au restaurant car je ne veux pas avoir à supporter son état de fin de soirée … et j’en passe et des meilleures !!

Je n’arrive plus à considérer l’alcoolisme comme une maladie, aujourd’hui c’est un problème d’envergure dans ma vie, je le trouve tellement égoïste, se détruire, détruire les siens et ne rien « essayer » de faire pour y remédier.
Quand on est malade, on se soigne, à partir du moment où mourir ne l’inquiète pas, où la perspective de rendre ses enfants orphelins et malheureux ne l’atteint pas, je ne peux plus le considérer comme malade.
Certains feront peut-être des bonds à la lecture de mes mots, et diront « mais il ne le fait pas exprès ! », mais d’autres feront peut-être de bonds à la lecture de « mes maux » et sauront comprendre le sentiment qui m’anime aujourd’hui.

Mais pourquoi elle reste ? Je ne sais pas non plus ….
Mais il suffit de partir, de reprendre ta vie en main !! – oui en effet mais… plus facile à dire qu’à faire !

Lâcheté, culpabilité, où aller ???

Merci de m’avoir lu

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5 réponses


Marinette16 - 24/09/2022 à 09h33

Bonjour,
Je me retrouve complètement dans votre situation.
Mon mari est alcoolique depuis toujours, sans excès de violence physique mais avec un désengagement total de notre vie familiale.
Il boit tous les jours, en solitaire. Je le sais profondément dépressif. Mais après 11 ans de mariage, 11 ans de soutien et de tentative d'aide, je crois que j'en ai tout simplement assez.
Je vous rejoins totalement quand vous dites qu'on se sent coupable de ne plus le considérer comme "malade", mais j'ai compris récemment que l'on ne pouvait pas accepter de subir les conséquences d'une maladie qui n'est pas la nôtre.
Moi aussi j'envisage régulièrement de partir, pour moi et ma petite fille de 7 ans. Mais ce cap là est énorme à passer.
Vous n'êtes pas lâche, loin de là.
Les conséquences d'un départ sont énormes, et la encore c'est injuste..
Notre situation est complexe et je crois que personne n'a la solution idéale.
Je suis moi même très pessimiste sur l'évolution de ma propre situation, et pas encore decidee à franchir le cap de la séparation.
Meme si je pense qu'au fond, nous savons que c'est la seule solution: pour nous protéger, nous et nos enfants. Et commencer à vivre la vie que nous voulons et méritons.
Je vous souhaite vraiment bon courage.je pense qu'en parler entre nous est déjà une étape importante.

Cookie40 - 24/09/2022 à 21h33

Bonsoir liloute2014.

Il y’a bientôt 17 ans que je partage ma vie avec mon mari et l’alcool a toujours fait parti de notre quotidien. Durant toutes ces années jamais je ne me serais imaginé les effets dévastateurs de l’alcool et les conséquences sur notre famille. J’étais ignorante totale du sujet venant d’une famille qui ne boit pas du tout. Tout à basculé il y’a 6 ans lorsque j’ai rejoins l’entreprise de mon conjoint.
J’ai commencé à m’apercevoir de sa consommation excessive, mais j’étais dans le déni malgré les alertes de mes collègues qui venaient me voir en douce pour me prévenir. Je les renvoyais sur les roses évidemment.
Puis un jour à la maison il a fait une crise d’épilepsie, j’étais affolée mais ce qui m’a définitivement traumatisé c’est le delirium trémens qui a suivi. J’avais peur il ne me reconnaissais plus, avait des hallucinations et était complètement à l’Ouest!
Affolée il a fini par être hospitalisé et après une semaine tout est rentré dans l’ordre et il est rentré à la maison bien décidé à arrêter de boire. Ça a duré quinze jours...
et depuis ça n’arrête plus, des crises d’épilepsies régulières, ses envies d’arrêter puis non en fait. On en est à la sixième !Ma vie se résume à des espoirs toujours déçus.

On ne sort pas, ou c’est moi qui conduit à chaque fois forcément. Si on est invité et vu qu’il est déjà alcoolisé... et bien la soirée vire à chaque fois au drame car il devient vulgaire. Inintéressant. Donc les invitations se sont rarifiees.
sa consommation est sans cesse du matin au soir.
Cote familial je me reconnaît bien dans le comportement que tu décrit. Il est désagréable avec les enfants, le dîner est à chaque fois une lettre a décacheter...
J’ai tout accepté et tout subit, je ne suis plus sure d’avoir la force de continuer . Je réfléchis sérieusement à m’en aller. Je suis au bout et n’est plus envie de me mettre de côté pour son problème.
Mais je culpabilisera je sais que si je m’en vais il va sombrer encore plus!

Ca m’embête pour mes filles, malgré qu’elles souffrent de cette situation aussi.

Je suis fatiguée et à bout

SANDY60 - 25/09/2022 à 01h53

Bonsoir,

Comme je me reconnais dans votre complainte!!!

Ce soir d'ailleurs je viens de l'accueillir encore dans un état lamentable, je ne sais plus quoi faire. Je suis à bout. Je m'épuise après toutes ces années de co-alcoolisme car c'est bien moi qui trinque quand lui boit.

Je me sens bien stupide d'être toujours là à endurer cela après 25 ans, je me torture l'esprit en me disant que c'est moi qui suis lamentable d'oser espérer qu'il arrête un jour la picole car c'est trop important pour lui.

Moi aussi je me suis renfermée sur moi même à force, je me punis de cette situation devenue ridicule depuis un bon moment.

Je finis par ne plus supporter sa présence, son odeur, sa respiration. Je devrais partir et oublier tous ces projets qu'on se promet depuis des années qui je sais ne se réaliseront jamais car je ne vois comment il pourrait quitter la bouteille.

Quand je parle d'abstinence il me répond qu'il ne va pas non plus rentrer dans les ordres... cela veut tout dire.

Je suis vraiment à bout et je ne sais plus quoi faire pour me sortir de cette situation, je n'en parle à personne car j'ai honte de vivre cela...

Je vous souhaite beaucoup de courage

Cookie40 - 26/09/2022 à 21h12

Bonsoir,

Pourquoi nous, qu’a t’on fait au monde pour n’avoir que pour perspective de vie une personne devenu dépendante de tout le monde, déprimée qui ne pensent qu’aux moments « clés » de la journée,

L’alcool me l’a pris. Et elle m’a entraine dans ce tourbillon.
J’aurais tellement aimé vivre des moments de complicité de partage, de voyages, avec mon mari lorsque les enfants seront grands et qu’ils ne viendront avec leurs parents.

J’ai tout donné pour grandir a 2, avancer ensemble en faisant l’impasse sur son addiction, sur les réflexions des gens! En m’oubliant bien souvent et en faisant passer ses envies avant tout.

Vous pensez que j’exagère?Peut-être oui car je suis tellement à bout que je fais tout un plat d’un moindre détail.

Je n’y crois plus! Et même si il décide de se soigner, je ne crois même plus que Cela puisse durer dans le temps!

Comment une personne dépendante peut s’en sortir dans un monde ou tout le monde boit?


Désolé d’être partie dans tous les sens
Courage à toutes

dauner - 27/09/2022 à 22h30

Bonjour

Je comprends votre souffrance, mais pour que votre mari sorte de son alcoolisme, il faut qu'il le désire.

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