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Mon ascension vers l'enfer

Par Louann97


Bonjour à tous,

Et dire que ma mère me faisait boire du vin cuit quand j’étais jeune pour m’ouvrir l’appétit, burk…

L’alcool ne m’a jamais attiré, même pas un verre de vin à table ou un digestif, la bière, je l’avais en horreur.

Mais voilà qu’il y a presque 20 ans, sept. 1996, je rencontre un garçon. On s’entendait bien, il savait me mettre en valeur, j’avais confiance… j’étais tombée amoureuse ǃ
Il avait un problème d’alcool mais c’est avec le temps que je m’en suis rendue compte. Le fait est que j’ai commencé à boire, à vraiment boire, avec lui.

La 1ère fois que j’ai demandé un verre de vin à table, en famille, ils ont tous fait de gros yeux ronds.

Les années ont passé, on s’est installé ensemble et là, l’alcool est rentré à la maison. J’étais modérée en semaine, mais le VVE, quand mon copain ne me plantait pas, l’alcool (bières essentiellement) s’invitait à la maison et dans nos sorties.

Ma boisson préférée était devenue la bière. Même quand j’en avais marre d’en boire, le simple fait de ne pas savoir QUOI boire me ramenait invariablement vers elle.

Notre relation, entre hauts et bas, a duré jusqu’en 2003. J’avais déjà commencé à être M. Jekyll et M. Hyde. Quand mon copain me racontait ce que j’avais fait, j’étais outrée ǃǃǃ
Rien que le fait d’avoir pris le volant dans cet état, me faisait réfléchir mais pas suffisamment car je recommençais à la 1ère occasion.

Nous nous sommes séparés et j’ai commencé à fréquenter la famille de ma sœur et leurs amis… j’étais tombée dans un autre traquenard ǃǃǃ

Bien sûr tout ce qui précède et ce qui va suivre est le fruit de presque 20 ans de recul.

Cela faisait 7 ans déjà que j’avais goûté à l’alcool, sans jamais avoir l’idée d’arrêter. Je buvais à l’occasion, les VVE, en soirée, bref, rien de transcendant (plusieurs apéro, de vin à table et de digestif)

Puis j’ai trouvé un travail sur un chantier, mon patron passait toute les semaines et m’emmenait au restaurant le midi. Là, j’ai commencé à entrevoir un léger problème : je ne pouvais pas m’empêcher de boire du vin à table. Un apéro d’accord, mais le vin était de trop. Cela a duré 2 ans.

L’année qui a précédé mon départ en Guadeloupe a été très dure aussi. Ma mère est tombée gravement malade et l’alcool me servait d’exutoire.

En Guadeloupe, j’ai rencontrée une femme, malheureusement pour moi, elle ne suçait pas des glaçons ǃǃǃ
J’ai commencé à boire des apéro à base de rhum et toujours du vin à table et ce, TOUS LES JOURS. J’ETAIS PASSEE A LA VITESSE SUPERIEURE ǃǃǃ
Je crois que le décès de ma mère et les 7 mois à m’occuper d’elle au quotidien avaient eu raison de mes forces ; j’ai lâché prise. Mais cela ne m’a permis que de m’enfoncer encore plus.

Je faisais vraiment des choses très dangereuses comme prendre la voiture dans un de ces moments d’inconscience.

En 2012, on m’a jeté à la figure que j’avais un grave problème d’alcool et que je devais demander de l’aide. J’ai nié, bien sûr, mais j’ai commencé à prendre conscience de tout. Du besoin de boire lorsque je rentrais du travail, besoin d’un apéro avant le repas de midi, besoin de boire mes jours de repos, impatiente de boire un verre lorsque j’étais invitée ... J’AVAIS BESOIN DE BOIRE TOUS LES JOURS

En 2013, lors d’un déménagement, une de mes chattes a disparu. J’étais en folie et bien sûr, je me consolais dans l’alcool.

Mais c’était sans compter avec la petite graine qu’on avait planter dans mon cerveau et qui avait germé : me décision était prise, si Domino revenait, j’arrêtais de boire.

Domino est rentrée au bout d’une semaine et j’ai mis ma promesse à exécution. Je buvais des bières sans alcool, histoire de me tromper.

Il paraît qu’il ne faut pas car même les bières sans alcool contiennent un peu d’alcool, d’un autre côté, il paraît qu’on ne peut arrêter net l’alcool sans risque de provoquer des réactions physiques (tremblements, chaud, froid… jusqu’au délirium).

J’avais une vie de moine, métro-boulot-dodo, sauf qu’en Guadeloupe, il n’y a pas de métro lol.
Au bout de 2 mois d’abstinence totale, sans même une envie et sans réaction physique (peut être dû à la présence d’une infime quantité d’alcool dans les bières sans alcool), une invitation au restaurant ; je tiens le coup.
L’invitation en retour me fait boire 3 verres de rosé mais pas replonger immédiatement.

J’ai même pris 10 jours de vacances en buvant modérément et sachant passer à la bière sans alcool à temps.

Depuis plusieurs mois j’enchainais un problème après l’autre et je me rends compte que les problèmes, quels qu’ils soient, ou même les bonheurs, ne sont que des excuses. Car malgré eux, j’ai été très sage pendant ces 2 mois et même ces 10 jours de vacances.

Les ennuis ont continué à mon retour et j’ai commencé à augmenter mes doses. J’allais au travail les yeux brillants…

Il y a un an, je suis rentrée en métropole et là, avec ma sœur et mon beauf, on a fêté mon retour pendant des mois tant et si bien qu’il dure encore. Sans emploi pour l’instant, je passe beaucoup de temps avec elle et notamment les déjeuners et les dîners (mais on ne dîne plus, on soupe nous dit Liebig) qui sont invariablement accompagnés de vin.
Au moins 3 verres et parfois, il m’arrive de continuer à boire lorsque je rentre chez moi.

Il y a 2 jours, c’est ce qu’il s’est produit. Et là, j’ai encore montré avec quelle facilité je passais de M. Jekyll à M. Hyde.

Et là, j’ai dit STOP ǃǃǃ

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