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Y a du boulot... :/

Par Flo66

"Les élèves de la classe de CE1/CE2 de l'école X ont poursuivi leur projet de connaissance de la viticulture au DomaineY avec leur enseignant.

Au mois d'octobre, ils avaient appris à vendanger et c'est leur raisin qui a été vinifié. Depuis la vendange, les enfants ont cherché un nom pour leur cuvée : à l'unanimité ce vin est "".Chacun a dessiné une étiquette pour cette cuvée exceptionnelle. C'est en votant que les élèves ont sélectionné les étiquettes qui ont été imprimées pour l'occasion. Ils ont été initiés à la taille de la vigne au causse de U et après un repas au Mas W confectionné par Mme, ils ont mis en bouteille leur récolte avec une embouteilleuse à trois becs, bouchonnage, numéro de lot, sertissage de la capsule, étiquetage et pour finir mise en carton.

Le vin est 100 % carignan et 1 euro de la vente de chaque bouteille sera reversé au profit de la classe pour un autre projet pédagogique."

L article est accompagné d une photo ou l on voit les enfants dans la cave, a la mise en bouteille. Poste ou les emanations me donnent mal a la tete en 3 inspirations. J y suis effectivement sensible mais cela veut dire que les molecules d ethanol ont ete inhalees.

J ai trouve ca en voulant reagir a un article sur la taille, ou ils annoncaient travailler sur l etiquette. J ai fait un mail, j attendais de pouvoir bien relire, voir s ils ne faisaient pas du jus de raisin, si je ne m etais pas emballé pour l envoyer et je suis tombe sur ca. J avais besoin et envie de le partager avec vous.

J ai a chaque fois un temps d enervement quand cela touche les momes avant de pouvoir me dire que ces instits, ce journaliste, sont tout simplement consommateurs et insconscients. Comme je l etais il y a quelques annees.
J espere juste que le mail les reveillera un peu...
Mais voila le decalage dans lequel l arret de ce psychotropee fait parfois vivre. Ca tient les yeux ouverts la ou il serait si facile de les fermer...

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12 réponses


Flo66 - 15/05/2017 à 17h13

Bonjour,
Je vais profiter de ce fil pour reparler des cures alors modérateur c est avec plaisir que vous êtes invité a cette conversation blunk Je n en parle pas tout de suite, j espère que je serai lisible et pas trop éparpillé happy

Je suis allé voir ton lien. Effectivement y a des restes de coutumes difficiles a faire partir...Ce qui est rassurant ce sont les réactions happy Pour info de récentes études montrent l intérêt d un petit verre de vin par jour pour la santé. Elles oublient de préciser qu avec du jus de raisin on a la même chose, il faut juste en boire 3 fois plus blunk
J ai travaille quelques années dans la viticulture, je me serai bien vu monter une petite cave a cette époque.. J y travaille encore un peu parfois, je côtoie pas mal de vignerons. Ce n est pas la fabrication d alcool qui me gêne, il serait en plus illusoire de penser pouvoir l interdire ou la rendre inexistante. Ce qui me gêne c est l hypocrisie qui laisse les gens inconscients de ce qu ils consomment réellement. Et la oui merci les alcooliers, la recherche de profit a travers la recherche de la conso. Cette démarche la est gerbante. Je suis plus indulgent pour cet instit même si je trouve le geste grave et que cela me touche assez profondément pour lui écrire. Je sais qu il consomme et qu il est inconscient de ce qu il fait. Et regardes, y a pas du avoir beaucoup de parents pour réagir a ca, l inconscience sur ce sujet est collective.
Et vu que l inconscience et la consommation sont généralisées, l arrêt de l alcool crée une mutation assez particulière, elle rend marginal.
Il y a la sensation de marginalité, la peur d être marginal quand on doit arrêter, quand on se rend conscient qu on est dépendant ou addicte. Pourquoi moi.. Tous les autres ca va pourtant.. Pas mal de gens sont soulagés en arrivant ici de voir qu ils ne sont pas seuls, finalement pas si anormaux, pas si marginaux, cela leur enlève une peur.
Alors de la on peut choisir de se dire qu on est malade alcoolique, ca rassure car on est un peu moins dans cette peur de marginalité, il y en une raison officielle, la norme peut nous accepter en tant que malade.. et cela répond certainement a d autres peurs. Mais on accepte de se définir comme étant anormal, on accepte les principes de cette norme étrange et on les prend en référence pour définir notre nouvelle identité. On s inscrit officiellement a notre propres yeux dans la marge.
Je trouve pour ma part que laisser les autres nous y placer est suffisant, pas besoin de s y mettre soi même en s identifiant malade alcoolique. Et si on comprend que 100% des consommateurs réguliers sont dépendants alors je pense que cela aide a vivre différemment cette marginalité.

Car après n avoir été qu une peur quand on pense arrêter, elle devient réelle lorsque l on arrete.
Personnellement cela ne m a pas atteint de plein fouet car j ai toujours fréquenté la marge, sans y vivre, j ai de tout petit eu ces deux mondes, la norme et la marge, mais je me dis que quelqu un qui a une vie vraiment dans la norme peut avoir mal de ca. Je m imagine ca, cette sensation qu un pan d une certaine réalité s effondre.. Cela peut être pas grand chose pour certains, si on est en couple avec la bonne personne, si on a pas trop fait une vie pour faire plaisir, sans trop de masques, si l on a de vrais amis.. Si on est seul et un peu au fond du trou c est un peu hard car la réalité a un gout d acier parfois, mais tout ce que l on va reconstruire cela sera avec notre nouveau regard, nos nouvelles sensations, on ne s éloignera pas fondamentalement de ce que l on est. Si on a construit sa vie sur un peu trop de faux semblants, pour correspondre a des normes loin de notre «être », alors cela peut être particulier je pense, parce que l arrêt de l alcool place pour une des premières fois dans la marge.

Je trouve que vivre cette marginalité est une facette positive de l arrêt des drogues consommées régulièrement.
Si on dépasse cette sensation, j entend par la si on l accepte, si on n y met pas de rancœur, de regret du passé, pas d aigreur vis a vis des autres, alors on évolue sur plusieurs plans. Si on inscrit en nous qu on a juste arrêté un psychotrope qui nous détruisait alors il n y a pas de poids du regard des autres. Si on inscrit en nous que cette dépendance touche tout le monde alors nous ne nous mettons pas nous-mêmes dans cette marge. Et alors l importance du regard des autres change, notre regard sur nous change. Il y a des choses intimement liées a la vie qui nous attire. Je suis presque sur que la plupart des personnes qui se sont détachées de l alcool ont ouvert leurs esprits a de nouvelles pensées, a de nouvelles cultures, a de nouvelles personnes. C est une des belles conséquences d être dans cette marge la…
Peut être que les groupes de paroles atténuent cette sensation de marginalité, peut être que c est pour ca que je n y suis jamais allé, hors post cure, en tant que demandeur d aide sur la gestion du manque, dans la recherche de semblables. Au final je pense que quand une norme a des cotes aberrants, c est une richesse d être marginal. Ca pique parfois, comme a la lecture de cette article, comme lors de moments de solitude pourtant entouré de monde, mais il y a une chose en nous d éveillée.


En partant de cette idée pour faire une transition, on peut se demander si ce n est pas un élément a prendre en compte dans les post cures. Notre façon de voir, de ressentir la réalité change, et je crois que c est cela que l on devrait appréhender, apprendre.
Dans cette nouvelle réalité, cette nouvelle naissance nous sommes confrontés à plusieurs choses.
Aux envies et a nous-mêmes a travers certaines d entre elles. Ca devrait être une base de ces lieux je crois.
Les premières envies, celles dues au produit, a son manque, ont, je pense, les mêmes déclencheurs pour tout le monde. La vue, l odeur, la mémoire fraiche des sensations de plaisir, du gout.. On l intègre dans des scènes de vie, alors une terrasse de bar au soleil et une envie de ce type peut venir.
Il me semblerait assez logique et facile de faire vivre ca mais de façon voulue et accompagnée et de travailler sur ce qui marche pour les zapper sur l instant. Bien sur que l on peut faire ce chemin seul, ou juste avec d autres qui apprennent comme nous a revivre mais cela demande quand même un effort particulier. Je sais que nous semblons fragiles mais si on est la c est que l on a eu le courage de faire ce saut dans l inconnu, faut profiter de ca pour faire vivre les choses je crois. Je sais pas, une bouteille au centre de la table, et on discute de ce qui se passe en nous, on teste des trucs. Encadres par psys, prof de yoga, ancien buveur, par exemple. De toute façon on va tous les vivre ces envies, tous y être confrontés. Savoir les gérer un peu, assimiler que ce qu est l alcool, ce qu est la dépendance, l addiction, me semble utile pour revivre dehors.
Puis les autres envies, celles qui dans l addiction, révèlent ce qu est venu soigner l alcool.
La cela peut être plus long, plus individuel. Cela dit je ne peux m empêcher de penser ceci : Si on ne m avait pas mélangé dépendance et addiction, et que j aurai pu discuter avec un médecin ou un psy avec le doc des neurologues suisses sous les yeux j aurai pu comprendre certaines choses. Et les prévenir. Je me serai reconnu addicte, j aurai ciblé dans les causes possibles celles qui me correspondent, j aurai pu beaucoup plus tôt travailler la dessus.
De plus si les causes sont multiples et individuelles je suis presque sur que chez la majorité des personnes addictes on retrouve des difficultés a gérer les émotions.
Et je crois que l on est pas obligé d attendre que le « patient » s en rende compte avec la vie. Je pense qu il y a des moyens de faire vivre des émotions, de les faire sortir, d apprendre a s y confronter un peu sans que cela soit clairement dit. Les arts, des conditions »extrêmes », ne pas rendre facultatives des choses comme le travail sur la respiration et toutes les choses connues de nos jours pour gérer au mieux tout ca.
Dans les reprises on se retrouve perdu, identité a retrouver, souvent des conditions un peu précaires, le passé qui se paye parfois alors que l on fait des efforts..
Un travail sur cette identité peut être fait et un réseau social me semblerait une chose intéressante. En fin de séjour pour tous ceux dans le doute quand a la profession, a l argent, a l entourage on peut imaginer des educs, des psy du travail, et surtout des entreprises, des assos, des personnes qui pourraient prendre en stage, ou faire découvrir des corps de métiers. Dans l activité on se redécouvre, on retrouve une identité aux yeux des autres. Je sais que l on trouve une partie de ca dans des groupes de parole, dans des assos comme l anpaa, avec pole emploi. Mais il y a une rupture de lien entre la post cure et ca. Le facteur dépression doit avoir une part assez importante dans les reprises d alcoolisation, on doit pouvoir connaitre les leviers qui l entraine et les prévenir un peu mieux.
J imagine un tissu de connaissances qui amèneraient certaines facilités. Par exemple si j ai pu découvrir que le yoga me faisait du bien, mais qu on est en décembre, des contacts avec la fédération pourraient permettre que certains profs intègrent plus facilement ces nouveaux élèves, qu ils soient sensibilisés sur les addictions.. On pourrait imaginer que le centre de post cure au lieu d être une énorme structure accueille moins de monde mais dispose d antennes avec des idées comme des jardins ouvriers, des arts, des sorties, concerts, mais avec une idée aussi d ouverture, pas qu entre anciens buveurs.
Je sais pas, je balance un peu au hasard, tout ce qui peut éviter que pendant cette première année on se retrouve seul face a ses émotions, dans la galère financière, affective avec une sale image de soi. Et puis je crois que l on serait surpris de ce qui pourrait naitre des énergies des gens qui renaissent, beaucoup de projets verraient peut être le jour.
Si la majorité des reprises sont dans la première année pourquoi prévoir des programmes sur un mois et demi, trois mois ?

Alors bien sur cela ne ferait pas tout, mais peut être que l on ne serait plus a 80 ou 90%...
J aimerai savoir Oliv ce qui te semblerait important a toi, ce qui l a été le plus, face a quoi ca a été le plus dur pour toi de résister.. Alors si tu te sens n hésites pas blunk
Modérateur vous êtes invité à la réflexion blunk
Et je voudrais transmettre ici mes encouragements à Le Cisco, ton profil et ton mot sont touchants et j espère que tu pourras a ton tour en inspirer plein d autres, tu montres qu une évolution est possible même après bien des essais, que chacun peut trouver ses clefs pour se libérer. Et pour ma part je suis ravi de t offrir un nouveau rituel d apéro blunk
Voila, fin du pavé du week end..
Bonne journée a tous blunk




Olivier 54150 - 15/05/2017 à 21h32

Flo...
Ce qui me semble essentielle est l’information.
information sur les effets de l’alcool: Psychologique, physique, sociale...
Information sur les conséquence de l’arrêt: Regard des autres, risque de rechute, évolution des relations.
Informations sur les pièges: bière sans alcool (1°), sirop pour la toux, pâtisserie, cuisine…

Le traitement, le lieux, l'éloignement géographique, le personnelle soignant, la confiance, le partage avec les autres pensionnaires, consultation psy, groupe de parole et tout ce que tu as dit Flo, jouent aussi un rôle important. Il ne faut rien négliger. Même les boules de pétanque on leurs rôle à jouer.

Il me semble important aussi de régler un maximum de problème d’ordre domestique, relationnelle... pour un retour à une vie normal la plus sereine possible. (une assistante social peu aider, et la honte reste au placard)

Se remettre en question sérieusement sans hésiter à faire appel à un spécialiste (psy, thérapeute…) si besoin.

Rester vigilant face à se monstre qu’est l’alcool.

Le plus difficile pour fût longtemps les fêtes de fin d’année et grands repas de famille en général. (un grand classique)

Avant l’arrêt, pendant l’arrêt, j’étais vraiment très mal, très déprimé, bien au fond. Une souffrance brut lors du sevrage. Je me suis relevé très lentement pendant mon séjour au Mont-blanc à faire et à mesure que je comprenais les choses. J’ai continué à la maison un travail sur moi, lecture (Jacques Salomé) entre autre, et écriture.

Ce qui m’aide le plus à rester sobre, c’est le souvenir de cette souffrance. Vraiment pas envie de revivre ça. (j’ai appris à marcher, je ne vais pas me remettre à ramper).

Comme m’a dit mon alcoologue à l’époque, et c’est triste à dire, mais je crois qu’un sevrage trop facile implique une fragilité face à la rechute.

Aussi, même si elle reste improbable et malgré mes 19 années d’abs.. de sobriété, je ne me considère pas à l’abris d’une rechute, et j’entretien une certaine vigilance.
voilà, voilà.
Au plaisir de vous lire.

Olivier

Flo66 - 16/05/2017 à 17h43

Je souirs, oui la petanque a son effet happy Et ou j habite plus que tu ne le crois peut etre, ca a ete pour ma part mes premieres parties sans boire depuis tres longtemps!! L inactivite aussi a son interet, c etait d ailleurs un des moments le plus interessant au final car ca met devant une des reelles difficultes quand tu es seul et au chomage...
Juste de quoi sentir le malaise bien monter et hop fini la post cure.
Bon t es pas millionnaire des fois? Pas de sous a investir dans une structure? happy Je dois pouvoir mettre l euro symbolique il y a plus qu a convaincre 2 a 3 millions de personnes happy
Tiens, sans rire, je met l idee de coté..


Ce qui m’aide le plus à rester sobre, c’est le souvenir de cette souffrance. Vraiment pas envie de revivre ça. (j’ai appris à marcher, je ne vais pas me remettre à ramper).

Tu penses que sans cette idee de souffrance tu ressentirais plus fort la tentation?

Comme m’a dit mon alcoologue à l’époque, et c’est triste à dire, mais je crois qu’un sevrage trop facile implique une fragilité face à la rechute.

Oui c est fort possible car on doit moins realiser l impact de l alcool sur nous. Je crois aussi que la souffrance du sevrage m a preservé des envies flashs du debut. Enfin je les vivais mais je savais que je ne pouvais pas y ceder.
Apres c est vraiment l etat depressif qui a pris le dessus pour moi, j ai rebu alors que j ai pas mal morflé quand meme au sevrage. J ai rebu alors que j avais l estomac en dentelle, que je risquais la mort. J ai rebu car j etais submerge dans les emotions negatives, quidees par la depression, et la douleur du sevrage ne representait plus rien face a ca... En fait je crois que si une image devait me dissuader ( je sais pas trop comment l expliquer mais je n ai pas le besoin de ces images, de ces souvenirs, je n ai plus cette pression de l alcool..), ca serait la premiere ouverture de canette a la premiere reprise. Ce pschiiit etait un peu comme le clic d un chien de pistolet. En plus lache. Rien ne me plaisait, metal froid, odeur de merde, le geste etait horrible, le cri ettouffé de tout ce qui en moi savait que ca ne servait a rien, et l ego dans toute sa splendeur, rendu immense ou ridicule par des emotions trop fortes, augmentees par des pensees automatiques, se nourrissant de la douleur.
Pour moi non plus la reprise n est pas exclue, mais elle sera liee a nouveau a la mort, elle ne sera pas par envie. Tu vois dans le demi a la terrasse d un bar au soleil, c est la terrasse au soleil qui m allume les neurones de l envie, et si tu me rajoutes un jus de fruit maison ben la je salive happy C est vraiment en reparlant des ces evenements de ma vie ici que je fais revivre certaines sensations, la pensee alcool ne titille plus le plaisir. Ni la fuite pour l instant.

Bonne journee Oliv et merci pour la discussion blunk

Olivier 54150 - 17/05/2017 à 18h35

Bonjour, Flo
Question réponse Num 51 (dans l’eau):

Je crois que mon souvenir de la souffrance ne joue pas sur la tentation, la tentation sera toujours plus ou moins omniprésente, même si c’est de très faible intensité elle plane… Mes souvenirs me rappel juste pourquoi j’ai eu raison d’arrêter et donc de ne pas reprendre.
Surtout (au moins au début) je dirais qu’il ne faut pas faire voler le dragon, éviter donc les débits de boissons, toute les fêtes que vous savez ou les gens boivent. Il vaut mieux déprimer un peu que de replonger.

Un alcoologue du Mont blanc nous expliquait qu’il était inutile et impossible de trouver les raisons de cette amour inconditionnelle avec ce délicieux poison. que toutes ces analyses et décorticage bouffe beaucoup d’énergie pour pas grand chose. Et la Flo je vois que tu fais les gros yeux ! Et bien sûr nous faisons tous ça, nous voulons tout comprendre.
Apprendre le fonctionnement humain dans le but de s’améliorer d’accord, mais sur-analyser ses comportements fini par nous rendre dingues, il y a beaucoup trop de facteur entre en jeu. Je le répète, je ne bois plus point. le pourquoi et loin derrière, c’est une fatalité et y a rien à analyser, rien à comprendre car cela ne changerait rien à la donne.
Quand t’as du diabète, tu te demande pas toute la journée pourquoi t’as pas droit à ton sucre dans le café ! Pourquoi on a deux bras et pas six ? Ce serais plus pratique, non ? Un moment faut dire stop et se poser les bonnes questions.
Que voulons nous ? Nous voulons vivre en paix ! Comment faire ? Trouver sa spiritualité. Dieux, la nature, Bouddha, les chats, Dalaï-lama, “les quatre accord Tolteques”, l’amour, l’univers…
le choix est très vaste. Cherchons juste à être meilleur qu’hier, quelque soit les domaines…

Les problèmes avec la mort résident essentiellement dans notre éducation d’occidental. Et l'éducation, ça se change, ça peut évoluer…
Sur ce, Bonne journée.
Biz Olivier.

Ps: j’ajoute que la présence de mes enfants sont aussi une belle raison de rester sobre. ça aide, ça motive.

Flo66 - 18/05/2017 à 16h47

Bonjour Oliv,
Ca nous fait notre fil fourre tout et humeur du jour blunk

Je vais essayer de decrire mes sensations. Cette" tentation" avec le temps n etait plus une envie mais plutot une petite decharge electrique, qui, ne serait ce qu une seconde, rallumait de vieux circuits. Sans aller jusqu a l envie. Il y a deux ans j ai trouve le doc des neurologues suisses et l on m a offert un livre de Tollé. Et cette sensation a evolue pour moi, je ne la ressens quasi plus, seulement de rares fois et je sais que c est lié a mon niveau d anxieté.

Un alcoologue du Mont blanc nous expliquait qu’il était inutile et impossible de trouver les raisons de cette amour inconditionnelle avec ce délicieux poison. que toutes ces analyses et décorticage bouffe beaucoup d’énergie pour pas grand chose. Et la Flo je vois que tu fais les gros yeux !

Je souris, non ca va, j te laisse finir happy

Et bien sûr nous faisons tous ça, nous voulons tout comprendre.
Apprendre le fonctionnement humain dans le but de s’améliorer d’accord, mais sur-analyser ses comportements fini par nous rendre dingues, il y a beaucoup trop de facteur entre en jeu.

Il y a une certaine justesse dans les propos de ton alcoologue, l idee de lacher prise est essentielle et une personne pourrait bloquer des annees sur les causes, se reliant sans cesse a sa conso, donc a l alcool, et ca sans changer. Il y a aussi des personnes, que j appelle avec affection"terriens", les pieds bien ancres dans le sol, un coté brut, qui n ont pas besoin de reperes comme ceux la, ca avance c est tout. C est une chance parfois happy
Cependant j y vois aussi une forme d impuissance, cela ne sert a rien de chercher car on a rien trouvé, alors voila c est comme ca.
Alors je pense qu aller chercher des causes sans cesse dans son histoire n est pas utile. Je pense qu il y a des choses a sortir, a formuler, parce que cela forme de gros nœuds et ne serait ce que pour se rendre compte que cela ne fait pas tout.
Mais si je regarde ce doc qu est ce que je vois ?
La dependance finalement c est le lien au produit, une personne dependante pourra etre bien bas mais l arret de l alcool sera la rehabilitation principale.
Puis pour un quart environ des personnes c est l addiction, avec un fonctionnement et des causes differentes. Multiples, pas toutes connues. Tu as beau arrete l alcool il y a quelque chose qui reste. Pour ma part cela a mis des mots sur ce que je ressentais du stress, et je ne crois pas etre le seul a faire ce lien entre une certaine sensiblite et une consommation addictive. Et tu vois sans des annees de divan, je suis arrivé a »l essence »de toutes mes sensations et surtout j ai su ce qu il fallait faire pour faire evoluer ca, y trouver de vraiment beaux cotes. D autres peuvent y sentir d autres pistes et y trouver leur reponse peut etre… Globalement je crois que si l on s interesse au parcours, a l action des emotions en nous, sur nous on avance vis-à-vis de l addiction. Je ressens que c est une clef vraiment interessante, pas uniquement pour moi..

Apprendre le fonctionnement humain dans le but de s’améliorer d’accord, mais sur-analyser ses comportements fini par nous rendre dingues, il y a beaucoup trop de facteur entre en jeu.
Je suis d accord avec ca, c est simplement que parmi ces facteurs, parfois, il y en a de plus gros que d autres, que l on peut facilement voir, et sur lesquels on peut agir.
Je le répète, je ne bois plus point. le pourquoi et loin derrière, c’est une fatalité et y a rien à analyser, rien à comprendre car cela ne changerait rien
C est une chance Oliv, pas une fatalité, une chance… blunk
Peut etre que ca pourrait changer cette sensation de « tentation »… peut etre pas… Non je ne suis pas Normand happy En fait je ne parle pas d analyse du passe, je parle de ressentir le present. Je ne parle pas de psychanalyse, juste du lien entre pensees, emotions, sensations. Je parle d avoir conscience de ca et de la faculte de trouver en nous ce peut qui briser ce cycle , cet endroit en nous, ou tout ceci se dissoud. Car sinon de toute facon il n y a rien a changer, on sent bien que pour toi l alcool n est plus un poids blunk
Que voulons nous ? Nous voulons vivre en paix ! Comment faire ? Trouver sa spiritualité. Dieux, la nature, Bouddha, les chats, Dalaï-lama, “les quatre accord Tolteques”, l’amour, l’univers…
le choix est très vaste. Cherchons juste à être meilleur qu’hier, quelque soit les domaines…
Les problèmes avec la mort résident essentiellement dans notre éducation d’occidental. Et l'éducation, ça se change, ça peut évoluer…
Oui ! Oui ! Oui !! Mille fois oui ! happy
Tu vois, je ne peux parler de dieu, de dieux, mais il y a une évidence pour moi, a partir du moment ou on arrive a faire taire son mental, nous avons accès a une multitude de choses dont la »puissance »rend l alcool profondément étranger a nous.
Et finalement avec des chemins un peu différents nous arrivons sur les mêmes choses essentielles. Peut être que ce que l on essaye de faire ici c est d accompagner d autres pas sur ces chemins. Et c est bien que nous puissions offrir différentes voies en montrant un même sens, cela parle à plus de monde. Tu vois je ne peux me retrouver dans les aa, mais je sais que pour certains c est plus efficace pour arreter que mes longs mots(qui sont la, entre autre, pour preparer a deux, trois idees toutes simples…), et que l inverse est aussi vrai. Alors continuons a proposer nos possibles blunk
Sur ce, Bonne journée.
Biz Olivier.
Bonne journee Oliv, au plaisir de te lire blunk

« Pourquoi on a deux bras et pas six ? Ce serais plus pratique, non ? »
Je sais pas, moi déjà avec deux des fois je galère… je saurai pas quoi en faire j’crois.. happy Je rigole, je sais parfaitement ce que j en ferai blunk

Flo66 - 18/05/2017 à 16h49

Ps: j’ajoute que la présence de mes enfants sont aussi une belle raison de rester sobre. ça aide, ça motive.

Oui plus que la volonté c est la motivation qui aide..

Olivier 54150 - 18/05/2017 à 18h01

Pour moi le mot fatalité veux juste dire “quelque chose d'inévitable, quelque chose que l’on ne peut pas changer.
Si je mange sainement, je vais être fatalement en meilleur santé.
Je reste positif donc j’ai fatalement de la chance…
La science, la psychologie, la spiritualité, la mécanique quantique sont les vrais outils d’un bon rétablissement.
bonne soirée
ol

Flo66 - 07/11/2017 à 16h38

Bonjour tout le monde, ( bon surtout a toi Oliv blunk ),

J ai eu une reponse du mediateur happy
Je te la transmet ainsi que celle de l inspecteur d academie.


Monsieur,
Vous m'avez fait part de vos inquiétudes concernant le sujet évoqué ci dessus
Ainsi que je vous l'avais indiqué , j'ai saisi Monsieur l'Inspecteur de l'Education nationale en charge de la circonscription dans laquelle se situe l'école *** de ***
A la suite d'une analyse approfondie du projet , il m'a fait part (cf courrier ci joint) de ses réflexions très circonstanciées . Celles ci me semblent être de nature à vous rassurer.
En effet, Il est souligné que ce projet s'inscrit dans une démarche pédagogique conduite par un enseignant de grande qualité et inclut notamment une sensibilisation aux dangers de l'alcool
Avec mes meilleures salutations

Reponse de l inspecteur :
« Le projet auquel fait reference le plaignant, a été mene lors de 2 annees scolaires. Il s inscrit dans une dynamique de valorisation du territoire local, l economie developpee autour de la vignification etant particulierement presente ici.

La demarche de monsieur X est conforme a l esprit des programmes et donne du sens aux apprentissages. Elle n exclut pas une sensibilisation aux dangers de l alcool, voir du vin ( oui, oui il a ecrit ca !! happy ), lorsqu il est consommé en grande quantité.
Je fais confiance a cet enseignant de grande qualité pour avoir alerté ses eleves sur ce point. Il a d ailleurs pris soin de presenter ce projet aux familles avant sa mise en œuvre et a obtenu leur adhesion. »

Et la mienne, a chaud car je crois qu ils m ont mis a la limite de la patience happy

Bonjour,
Je vous remercie d avoir pris en compte ma demande. Ce qui me rassure c est deja d avoir une reponse. Au moins de cette maniere c est assumé, le role de l ecole est d eduquer les enfants de 6 a 7 ans a un psychotrope. Quand a la prevention nous ne devons pas en avoir la meme notion. Une prevention dans ce cas, si tant est qu il y ait necessité d un tel projet quand on peut faire du jus de raisin, cela aurait ete au moins l intervention d une matinee d une association comme l anpaa, d un addictologue. Je ne pense pas vu la reponse que cela fut le cas mais je me trompe peut etre, des precisions seraient interessantes.Et quelle idee pedagogique, on fait quelque chose qui n est pas pour vous, qui est dangereux pour vous. C est magnifique.

Je vais donc me retourner vers une asso et faire demontrer que lors de la mise en bouteille les enfants ont ete soumis a des vapeurs d alcool. Si vous pensez qu une ecole primaire est un lieu pour la faire la promotion du vin nous n avons pas les memes references de sante publique.
Et vu que ces activites se developpent dans plusieurs ecoles je ne peux me resoudre a ne rien tenter pour que cela change. Pour vous cette photo de ces momes est une valorisation du patrimoine et de l economie pour moi c est une atteinte a leur integrité, question de normes certainement, reste a demontrer que les miennes sont plus dangereuses pour eux que les votres.
Parce que l inverse va etre assez facile, mesure de l ethanol dans l air dans une cave au moment de l embouteillage, medecins, pedagogues, addictologues, ex usagers comme mr Chabelier devrait permettre d eveiller certaines consciences.

Encore merci d avoir fait suivre mon message et de m avoir enfin donner une reponse, c est une marque de respect qui etait importante pour moi.

Bonne journee
Cordialement

Bon ben c est ecrit, il y a plus qu à happy

Private joke pour Oliv : Et quand je pense que c est moi qui cree tout ca… blunk

Et si le cœur vous en dit vous pouvez ecrire ce que vous en pensez et si vous voulez que je le fasse suivre dans mes prochains contacts avec eux.

Bonne journee a tous

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