Par téléphone

Alcool Info Service répond
à vos appels 7 jours sur 7

Contactez-nous

Vos questions / nos réponses

Alcool Info Service répond
à vos questions

Posez votre question

Adresses utiles

Vos questions / nos réponses Télécharger en pdf Imprimer Envoyer à un ami

Alcoolisme ou non ?

Par fractionb

Je bois irrégulièrement, généralement lors de soirées ou dans des moments difficiles. En revanche je bois de très grandes quantités d'alcool souvent en mélangeant les sortes d'alcool. Pendant longtemps et à partir de mes 18 ans (année d'indépendance) mes fréquentations et mes habitudes faisait que je prenait environ 2 à 3 " murges " par semaine... Puis avec le temps je me suis posé et elles ce sont réduites. Mais les résultats de ces soirées, aprèm midi ou meme matinées très arrosés sont dures à encaisser : accidents, violence décuplée, souffrance des proches. La question la voila : Est ce de l'alcoolisme ?

Mise en ligne le 06/01/2014

Bonjour,

On parle généralement d'alcoolisme, ou plutôt d'alcoolo-dépendance, lorsque la personne est dépendante physiquement à l'alcool. A l'arrêt de la consommation, des symptômes de manque apparaissent, conduisant la personne à boire à nouveau afin d'apaiser ce manque.

Toutefois, même s'il n'y a pas de dépendance physique, il existe de nombreuses façons de consommer de l'alcool qui peuvent être problématiques et comporter des risques. Même si la consommation est irrégulière, boire de façon excessive et, qui plus est, en mélangeant différents alcools, expose, comme vous le décrivez, à des accès de violences, des conduites à risques, des accidents, une dégradation des relations avec les proches. Vous risquez aussi de faire un coma éthylique, c'est une urgence médicale.

Ces épisodes de consommation excessive surviennent en soirée, mais vous nous dites également que vous buvez lors de moments difficiles. Ce second point retient notre attention car boire de l'alcool dans un cadre festif, avec les amis, et boire seul, lorsque l'on se sent mal, sont deux démarches très différentes. Utiliser l'alcool pour apaiser une souffrance, mettre à distance des soucis, peut sembler efficace à très court terme car l'alcool, de par ses effets anxiolytiques, fait croire à un soulagement de ce qui fait souffir. Ce n'est en réalité qu'une illusion de solution qui, si elle se répète dans le temps, expose au risque de développer une dépendance au produit. Ce qui apparaissait alors comme une solution devient alors un problème qui se surajoute à ceux que l'on tentait de régler par ce moyen... Le dialogue avec les proches, un professionnel, le partage de ses émotions et la recherche d'un apaisement en-dehors d'un produit sont à privilégier autant que possible lorsque l'on traverse un moment douloureux.

Vous vous questionnez sur votre consommation, et c'est très positif. Nous vous invitons à poursuivre ce questionnement et à rester vigilant quant à vos consommations. Vous pouvez être accompagné dans cette réfléxion en contactant un Centre de Soins, d'Acompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA). Les professionnels qui y travaillent reçoivent toute personne qui se sent en difficulté, se pose des questions par rapport à sa consommation. Nous vous indiquons une adresse proche de chez vous, n'hésitez pas à les contacter si vous en ressentez le besoin.

Pour d'autres informations, ou tout simplement pour en parler, vous pouvez joindre l'un de nos écoutants au 0980 980 930 (Alcool Info Service, appel anonyme et non surtaxé depuis un poste fixe, tous les jours de 8h à 2h du matin).

Cordialement.

Pour obtenir plus d'informations, n'hésitez pas à prendre contact avec les structures suivantes :


En savoir plus :

Retour à la liste