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Rechute, rechute, rechute pourquoi ?

Par Olivier 54150

Pourquoi après un mois, un an, vingt ans, il y à des rechutes ?

C’est la question qui me taraude, j’ai due mal à comprendre.
Répondre le plus simplement possible serais de dire qu’il y a quelque chose qui n’a pas été compris ou bien oublié. Mais quoi ?

Oublier que le premier verre est quelque chose de fatal ?
Oublier que la dépendance à un psychotrope crée un programme dans notre corps impossible à effacer ?
Oublier le mal que peut faire ce diable en bouteilles ?

Ou tout simplement ce laisser avoir par les lobbies de l’alcool qui use de stratagème invraisemblables pour nous faire « déguster » leurs produits « convivial » du « terroir » « avec modération ». bien « français » l’excellence du « savoir faire » des "traditions" sans parler du bien fait du poly phénols et de pigments antioxydants bénéfiques pour notre santé... Non, non non faut arrêter là !

Vivre sans alcool c’est la liberté et non l’inverse.

Si ce truc qui fait officiellement 50000 morts par an juste en France (et bien plus en faite) est encore autoriser, c’est qu’il y a des enjeux économiques colossaux.

L’alcool ça détend. Oui, ben vaut mieux prendre deux Valium, ou écouter du Mozart.
L’alcool c’est convivial. Bourrage de cranes ! Il faut un coup dans l’nez pour être convivial ? Franchement ?
L’alcool calme les angoisses. Surement pas aussi bien qu’une promenade en forêt.

L’anesthésie c’est super, mais chez l’dentiste, pas pour la vie.

Pourquoi après un mois, un an, vingt ans, il y à des rechutes ? dites moi, je veux savoir.

oliv
http://olivierm54.wixsite.com/communications/news-and-events

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27 réponses


longinus - 19/02/2018 à 12h49

Pour ma part....


L'alcool est déjà premièrement un anxiolytique. Donc il peut largement être comparé à du Valium. Je suis abstinent et je peux vous dire que c'est une lutte de tous les jours ...

C'est une drogue destructrice c'est vrai, mais elle est présente à longueur de journée, elle nous suit même au travail... on ne trouve pas une dose d’héroïne à tous les coins de rue... la tentation est présente à chaque instant .. Moi, pour ne pas y penser, je sors beaucoup : balade, resto, nouvelles rencontres et le nombre de fois où l'on me dit "mais pourquoi tu bois pas ???" Cette phrase !

Alors je peux comprendre qu'il ait des rechutes et je ne pense pas que ce soit un échec ... car on devient alcoolique et on le reste. Et c'est tellement facile je vous le dis j'ai fais une pancréatite aiguë et si ma vie n'aurait pas été mis en jeu il y a plusieurs fois où je pense que j'aurais replongé.

La solitude, un échec, une fête, un mariage, une sortie, pendant que je vais me chercher du sucre, quand je vais boire un café le matin...

L'ALCOOL est toujours a proximité... alors pour comparer pourquoi il y a des rechutes, pour ceux qui ne boivent pas, prenez une chose dont vous ne pourriez pas vous séparer à ce moment précis style un téléphone ... un paquet de chips ... ou une cigarette et dites-vous que cet objet va rester à coté de vous toutes votre vie mais que vous ne pouvez plus le toucher ... Vous verrez c'est pas si simple !

Olivier 54150 - 21/02/2018 à 22h25

Merci d’avoir prêté attention à ma requête.
Par définition, S’il y à rechute, cela veux dire qu’un arrêt à était vécu. Arrêter, cela peu être très dur. Perso je ne voudrais pas revivre ça, une souffrance brute. Mais une fois sevré, une fois compris les bases du fonctionnement de la dépendance, c’est vraiment bénéfique, et je ne connais personne qui après s’être sorti de cette enfer, va dire, « en faite, non, c’est mieux d’être alcoolique ! »
Je buvais trois bt de Ricard par semaine et +++, j’ai arrêté il y à presque vingt ans. J’ai mis plusieurs années à accepter ma situation, mais pas de rechute, je ne retournerais pas dans cette prison qu’est la dépendance. Pas question pour moi de jeter la pierre aux personnes qui rechute hein ! Bien au contraire, je voudrais aider. Mais je ne comprends pas ces histoires de rechute et je me sens souvent démuni, c’est pour ça que je pose la question.

Vous avez fait une pancréatite aiguë, je crois que c’est très douloureux. Grace à elle vous ne touchez plus au poison… ce n’est pas une chance ça ? Ce n’est pas l’intelligence du corps ? L’alcool pourri tellement de vies.

SVP, transformer « lutte de tout les jours » en « chance de tout les jours » Le prix de cette euphorie artificiel est vraiment trop cher payé.
Encore Merci.

IteMissaEst - 22/02/2018 à 11h38

Bonjour,

Honnêtement je n'ai pas la réponse à ta question.

Simplement des pistes qui rejoignent celles de Longinus : mécanisme physiologique, ultra présence de l'alcool dans notre société, fuite...

J'en suis à 18 mois sans rien et ce après quelques tentatives d'arrêt que je savais d'emblée vouées à l'échec.

Quand je repense aux états dans lesquels j'ai pu me mettre, le mal (psychologique) que j'ai pu faire lorsque ivre je réglais mes comptes à tout va, verbalement ou par écrit, aux stigmates et autres douleurs qui commençaient à se manifester...

Pour rien au monde je ne veux retourner à ce stade. Je sais que le premier verre s'il n'est pas immédiatement suivi par un autre le sera inévitablement un jour ou l'autre et ce jour là je ne saurai plus m'arrêter.

Rien que l'odeur me donne envie de vomir. Je me demande comment j'ai bu boire ce genre de chose.

Pas question non plus de céder aux sirènes du 0 %. Du pipeau, de la frustration en bouteille : oui ça a le même goût (sans doute) mais aucun effet. Merde alors...

Des rechutes oui... Pour ma part je dirais que les aléas de la vie nous y amènent souvent comme ils nous ont amenés à débuter notre consommation.

Cela a fait partie de ma démarche d'abstinence : chercher ce qui m'entraînait vers la consommation, faire un bilan et me rendre compte (ce n'est pas gagné tous les jours !) qu'il faut relativiser une situation problématique par rapport à tout ce qui va bien et que l'on pourrait perdre.

IteMissaEst - 22/02/2018 à 19h25

Par contre je me demande si le corps effectue un reset "gustatif" : si en cas de nouveau contact avec l'alcool après des mois, des années l'impression laissée est la même que la première fois (amertume de la bière à laquelle je disais que je toucherais jamais par ex.)

Olivier 54150 - 23/02/2018 à 15h55

Bonjour,
Je crois que l’information, « plus jamais un seul verre » passe mal lorsqu’on arrête. En faite les soignants n’osent pas trop le dire de peur de décourager le patient. L’orque mon alcoologue m’a dit « plus jamais un verre, pour la vie » mes bras sont tombés, j’y croyais pas un instant, ni moi, ni mon épouse, personne. Qui à bu boira hein !
Lorsqu’on arrête, c’est souvent parce qu’il y a urgence, Donc priorité à l’arrêt. Dans un premier temps il faut savoir que le premier verre et fatal sans en faire une fixation. D’ou la méthode des 24h par 24h.

Je croie, et ça me chagrine, que plus on en bave pour arrêter, moins il y a de chance de rechute. C’est moche à dire et ça me gène. J’ai arrêté la clope 6 mois, et quand j’ai replongé, c’est ce que je me suis dit : Après tout, je pourrais re arrêter, c’est pas si compliqué. C’était en 2006, et je fume encore.

Je vois que la question « omniprésence de l’alcool » revient souvent. Ben oui, et avec la loi Evin détruite, ça va pas s’arranger. Il y à des affiches de publicité pour l’alcool dans les abris bus, là où attendent vos enfant, sans parler de « l’éducation au gout » qui n’est qu’une couverture pour conditionner les gosses très jeune à une futur consommation. C’est à croire que sans l’alcool, l’économie de la France s’écroule.

Pour ce qui est du gout, là aussi il y à de quoi se poser des questions. Perso, je me souviens très bien du gout de mon Ricard, du vin, rouge, blanc, Rosé. (Bien frai le rosé svp) et bien sûr la bière. Mais si on sait qu’en faite l’alcool en lui-même (l’éthanol) n’a pas de gout, on se demande. En faite, l’alcool fait effet sur l’organisme dès le premier contacte, dès la première goute. Et je pense (et ça n’engage que moi) que les effets peuvent être confondu avec le gout. C’est très subtil, voir vicelard...

pat54910 - 03/03/2018 à 09h28

Salut a vous je vais vous donner mon avis sur cette.....fameuse rechute.

Alors déjà je ne dirais pas que c' est la faute du système ou autres car on es maître de sa vie ou de son destin.
puis je pense qu' on es tous différent y' en a qui sont plus faible que d' autre et voila c' est tout.
Moi d' abord 4 cure et 3 rechute, bizarre la volonté l' envie ou autres.


Déjà 1ere rechute toute bête 3 moi après être sevré en été faisais chaud je suis pécheur alors une fin d après midi me suis dit ouuaa je me boirais bien une bière bien fraîche ouai ben j' aurais pas du car le lendemain c' était 2-3 puis crescendo on en reprend plus et 1 semaine après j' ai pris mon alcool préféré le fameux WHISKY et voila on reste comme sa des moi et on s' en rend pas compte.


je vais pas tous vous expliquer mais tout d' abord j' ai fais un trie sur mes relation avec qui desfois je me mettais des bonnes cuite car en plus le pire c' est que j' était un buveur solitaire j' aimais pas partagé car si j' en donné après j' en avais plus je pensais qu a moi car il me falais ma dose.


Ma consommation journalière était énorme commencé super tot alors une bonne dizaine de bière forte de 8% en 50 cl dans la journée déjà 3-4 dés le matin pour me sentir bien, puis une bouteille de whisky et de vin alors 5 litre de bières 1 litre de whisky et 70cl de vin par jour OUUAAAA incroyable quand on ne bois plus ou les non alcoolique se demande comment on fais pour pas faire de coma ben normal mon corps était habitué a tout sa bon on est pas la pour se dire qui buvais plus que l' autre.


Alors l' abstinence pour ma part 1 ans et demi sans une goutte c' est cool 10 ans c mieux toute ma vie serais encore génial car déjà si je retouche je redeviens comme avant je peux pas me permettre de faire comme les autres personnes qui peuvent boire un petit verre moi non y' a un démon dans ma tête qui attend que sa mais y' a une volonté de l' autre qui résiste a tout sa,

je n' évite pas les endroit sans alcool pas d' intérêt l' alcool est présent partout faut faire avec je ne dirais pas résister mais juste savoir dire non je ne bois pas ou je ne bois plus moi personnellement je dit je ne bois plus et j' explique mon cas que je suis alcoolique abstinent car on reste alcoolique et on le resteras a vie et personnellement j' ai que des bonne retombé la dessus.

avec le moral l' envie et le courage y' a personne d' autre que vous mêmes qui peux resister a cette tentation puis au fil des jours c' est plus simple car on a déjà réussi a dire non c est simple de dire non c est plus difficile de de pas y toucher on es tous différent alors je pense qu' il n' y a pas trop de conseil a donner mais juste a se serrer les coudes et s' encourager entre nous car pour nous 1 journée sans alcool c' est comme si on gagné la coupe du monde au foot lol bon courage a tous.

Olivier 54150 - 13/03/2018 à 00h03

Merci Pat, j’ai rien à redire à ton post, je te rejoint sur presque tout.
<<y' en a qui sont plus faible que d'autre et voila c'est tout.>> Je dirais plutôt qu’il y en a qui sont mieux informés que d’autre, qui on plus compris que d’autre…bref.

J’ai trouvé ce doc (Merci Flo) qui peut nous éclairer sur les rechutes, en voici un extrait :

NEUROSCIENCES DE L’ADDICTION.
Les travaux de ces dernières années en neurosciences démontrent que lʼaddiction est une maladie liée à la mise en place de processus dʼapprentissage pathologiques.
Ainsi, lʼaddiction se développe avec le glissement de comportements sous le contrôle de décisions conscientes vers des comportements automatisés et compulsifs.
En cela, elle ne découle donc pas exclusivement de la consommation de substances.
Elle peut en effet apparaître pour des comportements tels que la prise alimentaire, le jeu, le surf sur internet, etc. Selon ces explications, il peut donc exister des consommateurs dépendants mais non addicts ainsi que des personnes addicts à des comportements mais non dépendantes à une substance.
L’état addictif se traduit non seulement par lʼimportance accordée à la substance, mais également par l’ancrage en mémoire des "indices" qui lui sont associés.
Le parc dans lequel sʼeffectuait l’achat de la substance, le visage d’une personne rappelant la consommation, une terrasse de café au soleil etc.…
Ces indices s’ancrent tellement profondément en mémoire qu’ils pourront à eux seuls déclencher la recherche de substance et la consommation.
Chez les individus "addicts", le comportement nʼest plus motivé par le but (obtenir lʼeffet), mais dépend dʼune automatisation et est influencé par les indices qui ont été associés par le passé à la consommation de psychotropes.
Ce qui expliquerait le taux élevé de rechute de patients qui rencontrent des indices associés à la prise de substances.
Lʼaddiction serait donc une conséquence de lʼusurpation, par les psychotropes, des mécanismes neuronaux dʼapprentissage et de mémoire.
Lʼexposition aux psychotropes entraîne dʼimportantes modifications dès les premières prises.
Certaines sont rapidement réversibles, mais dʼautres persistent bien après lʼélimination de la substance.
Doc dispo en entier sur http://olivierm54.wixsite.com/communications/news-and-events
A+

Vine - 14/03/2018 à 06h31

Bonjour. Merci Olivier pour tes messages et le Doc que tu mentionnes. J'ai 46.ans, marié, 3 enfants et heureux. Cependant, j'ai développé une addiction à l'alcool depuis quelques années. Je me suis enfoncé dans un rythme où je recherche à boire de plus en plus. L'apéro du vendredi soir pour clore la semaine, le repas du samedi soir trop arrosé, le petit Ricard du dimanche midi, l'apéro du dimanche soir et depuis un an, un apéro de plus le mercredi soir. Sans oublier la bière en rentrant du travail chaque soir. Je ne suis pas ivre chaque jour mais je suis tellement dépendent de tout ça. Je me rends bien compte que je m'enfonce petit à petit. Mon corps change, mon esprit, ma concentration.... Je rejoins complètement l'article sur l'addiction. Cette recherche perpétuelle à boire remonte à ma jeunesse et particulièrement à mon meilleur ami avec qui c'était soirées étudiantes, bière et rock'n'roll et des "repères" comme la cuite des Tontons flingueurs etc... Mon ami avait une telle emprise sur moi... Aujourd'hui, il est alcoolique, bois bien plus que moi mais se voile la face. J'ai encore cette sensation que mon addiction vient de lui. Je bois peu comparé à certains mais je suis tellement dépendent à ces apéros qui se rapprochent de plus en plus. C'est devenu une quête débouchant sur des automatismes qui me rongent petit petit. Tout ce folklore qui s'empare de ton esprit et guide ta vie ou même si tu n'es pas bourré, t'as quand-même bu 3 verres. Quelle mascarade !!
Aujourd'hui, j'ai vraiment envie d'arrêter tout ça et ne pas perdre tout ce que j'ai... J'ai peur... merci de m'avoir lu et de m'avoir compris, peut être...
Vincent

Olivier 54150 - 14/03/2018 à 13h58

Bienvenu Vincent.
Et oui, le corps et le cerveau s’adapte, se défend. Il faut augmenter les doses pour obtenir le même effet. Mais tu sais déjà tout ça.
L’ivresse n’est pas le « baromètre » de l’alcoolisme, ce serais trop facile. J’en connais qui boivent six litres de bière par jour et qui ne sont jamais bourré. Les symptômes de l’alcoolisme apparaisse lorsque tu arrête de consommer : nervosité, nuit blanche, transpiration, anxiété…

Chercher les raisons de sa consommation à l’extérieur peu aider lorsque tu arrête et que tu veux éviter les pièges, mais la seul personne en cause c’est toi, les vrais raisons sont à l’intérieur. Il faut prendre la dépendance comme un symptôme. Ne dit pas je bois à cause de…, mais je bois pour que…

Tu dis que tu as peur et je comprends. Chaque grande décision est accompagnée d’une peur.
C’est une peur qui est salutaire, c’est elle qui tire la sonnette d’alarme.
Je te propose de continuer à te renseigner sur le sujet et de tenter un sevrage dix jours. Bien sûr, fait toi aidé par un médecin, y a pas de honte.
Tu sorts petit à petit du déni, et ça ne peut aller que vers le mieux.
A bientôt.

On vie très bien sans alcool. Olivier.

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