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Qu'est-ce qui vous a aidé à réduire votre consommation ou à être abstinent ?

Par Moderateur

32 réponses


nanou78 - 06/03/2017 à 08h56

Ce qui m'aide à tenir est de n'avoir presque aucun souvenir de l'année et demie passée.

salmiot1 - 06/03/2017 à 11h48

Bonjour,

Tout d'abord , merci au modérateur d'avoir proposé ce sujet et merci à vous d'y avoir apporté votre contribution .

Ce qui m'a vraiment incité à vouloir arrêter complètement l'alcool, c'est qu'après une vingtaine d'années d'essais infructueux, malgré des promesses sincères de ne plus jamais vouloir boire, l'alcool revenait de plus en plus régulièrement dans ma vie et j'étais encore suffisamment lucide pour constater à quel point je faisais de la peine à mon épouse d'abord et à ma fille ensuite . L'alcool me faisait de plus en plus vite perdre la raison et je me mettais dans des états pas possibles lorsque mon épouse me faisait remarquer que j'avais encore bu . Il n'en fallait pas plus pour que je sorte à nouveau et que j'aille encore m'enfiler quelques bières et ensuite aller dans les endroits les plus glauques de la ville où je fréquentais les filles de joie . Quelle honte était la mienne le lendemain matin lorsque je me réveillais aux côtés de mon épouse ! Je ne pouvais plus me regarder dans un miroir tellement je me dégoûtais . J'en étais arrivé à être violent en paroles surtout mais je me surpris un jour à prendre mon épouse à la gorge et la plaquer contre un mur pour qu'elle cesse de hurler sur moi . Ce jour-là, par la suite , j'ai pris peur et je me suis souvenu des faits divers lors desquels des alcooliques avaient blessé ou tué sous l'emprise de l'alcool . Des années auparavant j'avais déjà été victime d'un accident de la circulation ayant entraîné la mort d'un gars se rendant à son travail, mais je m'en étais bien tiré car il n'avait pas été possible de déterminer avec exactitude qui était le responsable de cet accident . Si une prise de sang avait été réalisée, je me serais probablement retrouvé en prison . Mais ce n'est pas cela qui stoppa la progression de l'alcool en moi . Et pourtant j'aurais bien aimé ! Mon épouse pleura, cria, supplia, menaça, pria , rien y fit . Tous les jours elle allait prier Ste Rita pour que je cesse de boire .
Un beau jour , suis entré dans un local A.A. Il est vrai qu'un de mes oncles que la famille ne fréquentait plus y était devenu et resté abstinent . A celles et ceux qui m'accueillirent je donnai l'impression de tout savoir sur la question . Je restai abstinent 3 mois et me suis cru guéri . Je repris le premier verre vite fait et replongeai de plus belle pendant 9 mois avec une conduite de plus en plus déplorable et un aversion de moi-même de plus en plus grande . Ma fille âgée de 12 ans à l'époque me suppliait de retourner chez A.A. et ce fut aussi pour elle que je me décidai à y retourner à l'issue d'une beuverie mémorable . Je ne sais si l'on peut parler de miracle car je ne suis pas croyant mais ce soir-là je fus libéré de l'alcool . Plus jamais je n'ai repris le premier verre, mais plus jamais je n'ai quitté les A.A. Peut-être à présent après quelques années d'abstinence pourrai-je faire cavalier seul mais je n'en ai pas la moindre envie car je suis si bien avec le programme proposé par A.A. et en essayant d'aider les autres , je suis convaincu que c'est moi que j'aide le mieux . J'ai toujours considéré mon abstinence comme une véritable libération et jamais comme une privation . Peut-être suis-je totalement responsable de l'accident dont j'ai été victime et qui a entraîné la mort d'un homme ; peut-être maintenant, l'aide que je peux apporter à l'un ou à l'autre aidera un alcoolique à ne pas mourir dans l'alcool, d'une façon ou d'une autre , maladies ou suicides,ce qui est encore relativement fréquent .

J'ai connu par la suite de sérieux problèmes de couple, un divorce, un cancer, mais jamais je n'ai voulu lier ces problèmes à mon abstinence . Mon alcoolisme reste mon problème N° 1 dont je dois resté bien conscient. En toutes circonstances , à présent , je reste digne . C'est super important pour moi.

J'espère ne pas avoir été trop long ; merci de m'avoir lu .

Salmiot1

tilifan - 12/03/2017 à 21h33

Bonsoir,
Pour ma part d'abord une longue prise de conscience. Croyant que je pouvais gérer, c'est un soir où on discutait en famille de l'orientation de ma fille pour ses études supérieures que j'ai été incapable d'aligner trois mots tellement j'étais ivre.
Et c'est là que j'ai compris qu'il fallait arrêter, que je passais à côté de l'essentiel de ma vie, que j'étais déjà passé à côté de trop d'années de ma vie. Une bonne quinzaine.

Dès le lendemain, ça a été visite chez le médecin directement, valium pendant 3 mois pour sortir de cette dépendance. En parallèle, travail sous hypnose pour accompagner la démarche, améliorer le sommeil et gérer les émotions (stress, colère, angoisse etc...)

Le soutien dans cette période est essentiel. Personnellement je n'en ai pas eu. Mon entourage n'a fait qu'observer, histoire de voir quand j'allais rechuter. Mais ça fait 14 semaines désormais que je suis abstinent. La route est encore longue mais je suis sur de bons rails.

Merci à Flo66 qui quelque part a été la seule a trouver les mots et me soutenir, même à distance.

Dadoudou1375 - 25/03/2017 à 22h44

Bonsoir
Baclofene m a permis de réduire mais il ne me rend pas indifférente à l alcool je ne suis pas réceptive à ce médicament.
Revia commencé aujourd'hui et dont les effets ce soir sont agréables : indifférence pas besoin de boire davantage.
Ce site qui permet de se soutenir et de voir que l on n est pas seul
Ma petite fille de 20 mois qui a besoin de sa maman

Evian - 01/04/2017 à 23h34

Bonsoir ou Bonjour,

Je viens d’arrêter de boire depuis 5 jours...seul... sans traitement... Suite à un "choc" alimentaire , une intoxication alimentaire dimanche 26 mars 2017 j'ai dérouillé vraiment sur cette intoxication bref cela va vous paraitre étrange si je vous dis que ma raison est que j'ai associé cela a l'alcool (peut-être pas faux). J'ai eu mentalement un déclic de peur de mourir je sais pas l'expliquer et désigné en moi le fautif automatiquement = Alcool. Ma peur était si grande j'ai tout arrêté. Je buvais pourtant beaucoup mais j'ai peu de symptômes sauf la perte d’appétit et quelques soucis de sommeil... j’espère que je n'aurais pas un retour de symptômes dans plusieurs jours...c'est la seule chose que je surveille...

Sans traitement j'ai dés le premier jour avaler 4 litres d'eau par jour des vitamines (les choses qui étaient prodiguées sur internet).
Jamais je reviendrais en arrière (je suis connu pour avoir un caractère asse fort dans mon entourage)

Pour résumer même si cela est étrange moi le déclic je l'explique pas comme une alerte au fond de moi aucune idée.

Merci a toutes et tous.

jameshetfield04 - 13/04/2017 à 13h25

bonjour je viens de m inscrire et pour l instant je peux juste dire que je bois enormement depuis plus de dix ans c est a dire le soir uniquement 10 a 12 bieres a 5degres
j ai donc decide de prendre les choses en main cette semaine
prise de rdv dans un centre de soins en addictologie beaucoup de dialogue qui ont menes a une seule option une cure 3 a 4 semaines
mais avant d en arriver la le medecin m as prescrit en dernier recours du selincro que je n attaquerais a prendre que ce week end vu les effets secondaires possibles
voila j attends des temoignages
merci a tous

marie1717 - 15/04/2017 à 10h10

bonjour, ma prise de conscience a été samedi soir dernier, des mots cruels et blessant dits à mon ami que j'aime profondément. Ce n'est pas la première fois que j'abuse énormément en sa présence et à juste titre il ne le supporte plus et je risque de le perdre si ce n'est fait.
Donc pour moi ma décision est prise, j'ai consulté cette semaine une addictologue, j'ai un programme à suivre et je le tiens. Si je ne fais pas ça, je fous ma vie en l'air et j'en ai toute conscience..... enfin !
Si mon ami me pardonne (même s'il ne me pardonne pas), je vais gérer, et ne plus tomber dans ce piège.
J'essaie de faire du sport pour fatiguer le corps afin que les vieux démons ne prennent pas le dessus.
Une vie saine, un esprit saint (!) et plus de domination par ce fichu alcool.
je suis aussi allée dans une réunion des A.A., ce sont eux qui m'on indiqué le médecin spécialiste. J'y ai trouvé une grande solidarité et une écoute... Aussi beaucoup d'empathie... donc à conseiller aussi....
voilà !
je vais revenir sur ce forum au cours du we... si quelqu'un veut me répondre c'est avec plaisir que je peux creuser un peu notre problème commun et comment tenir pour s'en sortir.

Dadoudou1375 - 17/04/2017 à 10h15

@James : comment s'est passé ton week-end ?

nizil_lastchance - 17/04/2017 à 13h28

Bonjour James,

Tout d'abord, félicitations pour ta décision. C'est la bonne!

Je suis également fraîchement inscrit ici, mais je connais malheureusement trop bien le sujet car je suis dépendant depuis plus de 10 ans.

je voudrais réagir à ton propos concernant le selincro, mais une brève présentation s'impose :

Je donc alcoolique depuis des années, j'ai fait une dizaine de cures et une post-cure et ai fait un bon tour de tous les traitements "connus" pour vaincre notre pathologie.

Aujourd'hui, je bois encore et à nouveau je tente d'arrêter (ça ne fait que 2 jours mais il faut bien un début).

J'ai aussi à mon actif plusieurs tentatives d'arrêter seul sans hospitalisation, dont la présente. Voilà pour cette sommaire présentation.

Concernant le sélincro, je pense que tu as raison d'attendre qques jours car moi à chaque fois ( et d'autres personnes l'ont aussi remarqué), ce médicament à tendance à manifester des effets secondaires très désagréables quand il est pris peu de temps après l'arrêt de l'alcool, surtout des vomissements, mais attention : ensuite , pris correctement, ça fonctionne plutôt très bien...
Il va de soi que le prendre et consommer de l'alcool est une énorme catastrophe...donc ce que je te conseille c'est en effet d'attendre 2 ou 3 jours mais trop plus, l'idéal serait qu'en attendant tu prennes , légèrement, un anxiolitique pour bien démarrer et supporter ton seuvrage , voire un somnifère pour lutter contre l'insomnie qui est souvent au rdv au début, bien évidemment tout cela sur conseils et suivi de ton médecin ou d'un professionnel de santé.

Après , je pense qu'il est important d'accompagner le traitement d'un suivi psy, et/ou de tout autres soutiens moraux.
As tu commencer donc le selincro depuis ou pas encore ?
Je te souhaite en tout cas que cela fonctionne et que t'en sortes.
Courage l'ami !

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