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Qu'est-ce qui vous a aidé à réduire votre consommation ou à être abstinent ?

Par Moderateur

37 réponses


salmiot1 - 18/04/2017 à 11h27

Bonjour tout le monde ,

Je me suis trouvé depuis tout un temps un médicament avec lequel je ne ressens aucun effet secondaire désagréable , bien au contraire . J'en prends un peu tous les jours et je ne m'en lasse pas ; bien au contraire . Ce médicament s'appelle A.A. sous toutes ses formes : réunions, littératures, téléphone et forums .
A vous qui débutez dans l'abstinence , je vous suggère vraiment de mettre toutes les chances de votre côté en ne restant plus seuls avec votre problème .
Si A.A. vous ne trouvez pas dans votre région, probablement s'y trouvent-il d'autres associations dont le but est le même :devenir abstinents et aider d'autres à le devenir et à le rester .
Bon courage à toutes et à tous . Soyez convaincus qu'il est possible de vivre heureux sans alcool mais faut-il que vous considériez votre abstinence comme une libération et non comme une privation

salmiot1

Le--Cisco-- - 06/05/2017 à 19h15

Bonjour ,

Je tiens tout d'abord à continuer mes remerciement à vos différents témoignage qui raisonne en moi si fort si fort.
Le déclic, la prise de conscience, la lumière à l'étage, la neurones qui résiste, la voix de la raison appeler cela comme vous voulez est la honte que j'ai fait subir à ma famille une journée de trop dans un lieu public ou comble de la bêtise, je devais effectué des extra le week-end suivant.Mes 2 fils, ma femme et ma belle mère, je vois dans leur yeux le mal que depuis des années déjà je prodigue à mon entourage.Je ne veux plus avoir de secret pour ma famille, qu'ils soient fière de moi.Ce site m'aide plus que je ne croyais et prends l'habitude, tous les jours et étrangement à heure fixe ou
presque en début de soirée à l'heure de L'APERO!! de lire nos témoignages. Merci à FLO66 qui à su , sans le savoir trouver des mots juste.
Un suivi psy plus régulier et ce qu'il me reste de volonté.

Morteus - 07/05/2017 à 14h00

Bonjour,
Après plusieurs condamnations​à du surcis pour des infractions toutes liées à mon alcoolisme, ça à fini par me faire faire 19 mois de prison.
Je travaillais aux ce qui s'appelle les cantines et m'amenait à rencontrer presque 400 détenus toutes les semaines.
Je me suis rendu compte de deux choses choquantes. La première c'est que plus de 60% des détenus sont en prison suite à leur alcoolisation,tous délit confondu..et la plus effarante c'est que 90% de ces mêmes détenus n'ont qu'une idée pour leur libération :se saouler.
19 mois c'est long mais ne prépare pas à la sortie et me sentant fragile j'ai décidé de rester dans la région de mon incarcération, à plus de 500 kms de ma région.
Ensuite j'ai pris le temps. Je n'ai pas cherché de travail tout de suite car travaillant dans le bâtiment le risque d'être trop tôt confronté à l'alcool était hors de question dans que mes certitudes n'étaient pas encore établies.
J'ai commencé à rencontrer des gens très progressivement, les prévenant de mon alcoolisme et que je ne devais plus jamais boire.
J'ai eu la chance de rencontrer une femme qui m'a compris et qui ne buvait pas.
À oui l'alcoolisme m'a fait perdre ma famille et mon fils.
Il faut savoir s'entourer de bonnes personnes et être honnête avec son alcoolisme car c'est une maladie incurable même pour ceux qui ont arrêté, nous ne sommes jamais à l'abri d'une rechute.
C'est une attention permanente avec des situations à risque.

salmiot1 - 09/05/2017 à 18h42

Merci pour ton très intéressant partage Morteus !

J'ai eu beaucoup de chance de ne pas me retrouver derrière les barreaux ; j'aurais pu à plusieurs reprises . Je suis allé en prison en qualité de visiteur et chaque jeudi nous tenions, avec une dizaine de détenus , une réunion A.A. Je ne sais pas si tu as eu la chance de rencontrer les A.A. là où tu étais incarcéré .
Les détenus avait choisi l'appellation " de l'Ombre à la Lumière " à ce groupe carcéral . cela fait un bout de temps que j'ai cessé ce service mais je participe actuellement à un forum du même nom . Si ça te dit ?

Je te souhaite une bonne continuation dans ton abstinence et te souhaite également tout le bonheur du monde avec ta compagne .

salmiot1

Rowf - 24/05/2017 à 23h57

Mentalement l'envie de ne pas crever! Physiquement je pourrais encaisser encore jusqu'a la chute sans grande forme olympique. Essayer autre chose que la supérette et ma cuvette de chiotte. S'aider, se donner une chance. La vie avec ses galères, pouvoir les affronter parce qu'il n'y a pas de choix.

Flo66 - 09/08/2017 à 16h45

Bonjour,
Cela ne m a pas personellement aidé pour arreter l alcool car je ne savais rien de tout ca, j etais juste pris dedans. Alors je met ce"texte" la, peut etre pourra t il en aider quelques uns. De mon point de vue c est une des raisons de mon addiction, et comprendre cela m aide en fait tout simplement a mieux vivre.

L’ultra-sensibilité, l'hypersensibilité est prise en compte depuis peu pour expliquer certains comportements et je n'ai pas encore vu de travaux faisant un lien entre ça et les addictions, j ai peu cherché aussi. Il y a des interprétations différentes. Pour certains un facteur génétique, un nombre de connexions nerveuses entre en compte. Pour d'autres c'est plus des événements prénataux, des transmissions parentales hors génétique, l'entourage dans les premiers temps de la vie. On retrouve ça chez les animaux aussi donc certains pensent que c'est un reste de notre passé comme peut l'être un peu le cerveau reptilien peut-être. Sur le nombre de personnes concernées aussi ça discute. De ce que je lis c'est environ 15-20% de la population qui est concernée. Parfois ils remarquent que de gros stress peuvent rendre très sensibles, mais pour ce que je ressens ce n est pas tout a fait ça. Ils s'accordent aussi sur les manifestations de cette ultra sensibilité.

Je te mets ce qu'en a tiré un psychanalyste dans son bouquin "Hypersensibles : trop sensibles pour être heureux ?" de Saverio Tomasella.
- Rechercher l’authenticité
- Apprécier la beauté et plus particulièrement la beauté de la nature
- Se réjouir du bonheur des autres. Être sociable, joyeux, enthousiaste.
- Être affecté par les souffrances, les malheurs et les détresses d’autrui.
- Percevoir tout sans filtre, sans protection. Être perméable à tout.
- Sentir monter des bouffées d’émotions imprévisibles.
- Vouloir tout le temps faire plaisir aux autres.
- Avoir peur de décevoir et d’être rejeté.
- Avoir besoin de temps pour réfléchir et de solitude pour se retrouver.
- Être dépendant de l’affection d’autrui et avoir peur d’être abandonné.
- Être vif, susceptible, facilement irritable et contrarié.
- Se sentir profondément déstabilisé par les critiques et la contradiction.
- Être rapidement submergé par la honte.
- Ressentir de la culpabilité pour presque rien.
- Être soudainement pris de panique.
- Être sur ses gardes. Se croire maudit et persécuté.
- Rechercher le silence, la lenteur et le calme.
- Éviter les disputes et les conflits.
- Chercher à se cacher, se replier sur soi, fuir les autres.
- Sentir son identité vaciller pour des motifs apparemment anodins.
- Avoir une mauvaise image de soi et une faible estime

« On comprend, au fil des pages, que l’hypersensibilité a tous les traits d’une humanité exacerbée qui nécessite l’utilisation de méthodes pour diminuer la souffrance engendrée et la transformer en force. » Nous ne ressentons pas tous tous ces points de la même manière, les parcours de vie font que l on a du avancer sur certains.

Si cela vous parle, essayez de le prendre en compte pour comprendre votre conso, pour construire l apres arret, cela peut vous aider...

Chalotte - 11/08/2017 à 21h06

Ce qui m'aide bien au jour le jour, c'est de faire des nouvelles activités, ou que je n'ai jamais essayé ou que je n'ai pas l'habitude de faire.
Je me suis faite une liste (couture, corde à sauter, écriture, peinture, sculpture etc...) et j'essaie. Si cela ne me plaît pas, comme par exemple j'ai essayé la peinture et je n'arrive à rien, je n'insiste pas. Si je m'amuse comme par exemple l'écriture, j'ai écrit des pages et des pages avec mon stylo bille sans voir le temps passer (avec un mal au poignet quand j'ai arrêté car je n'en ai plus l'habitude) alors j'ai plaisir à y revenir et il m'est plus facile d'en faire un petit peu pour attendre que l'envie de reprendre un verre passe.
Ce n'est pas une question de devenir écrivain, j'écris pour moi et je déchire d'ailleurs les pages au fur et à mesure car c'est simplement pour m'amuser.
Aussi un exercice que j'ai eu l'occasion de découvrir en lisant sur le cerveau et qui est rigolo je trouve, prendre des positions inverses de d'habitude. Par exemple, croisez vos bras sur la poitrine. Si vous êtes droitier comme moi, le bras droit et sur le bras gauche. Alors c'est une position qui semble naturelle et confortable. Inversez la position (ce n'est pas si facile que cela....) et alors on est beaucoup moins confortable. Il faut essayer de se sentir aussi bien dans un sens que dans l'autre...et ça occupe l'esprit.

Si vous avez des petits trucs ou astuces personnels, on pioche à droite et à gauche et se faire une petite "boîte à outils" pour s'occuper dans les moments difficiles, je suis preneuse.

Chalotte - 11/08/2017 à 21h16

Je rajoute que je fais aussi des routines que j'aime, comme une ballade à pied de 5 km donc une bonne heure de marche, écouter des fréquences ou musiques détentes sur youtube, regarder ma série préférée, lire et écrire sur ce forum, arroser mes plantes, prendre un bon bain, etc... Même si ces plaisirs sont totalement différents que le plaisir de boire, cela permet de se faire quand même plaisir et cela m'enlève un peu de la frustration causée par l'arrêt de boire.

Chalotte - 15/08/2017 à 09h50

Bonjour à tous,

J'espère que vous avez passé un très bon week end!
A la demande générale de 1 personne happy je mets quelques autres exercices pour s'amuser à se déstabiliser ....

Faire des petits cercles avec ses mains :
- les mains devant soi, au niveau du torse, l'un devant l'autre avec un écart d'environ 10 cm et décrire de petits cercles avec chacune dans le sens opposé. Par exemple, la main gauche tourne dans le sens des aiguilles d'un montre et la droite dans le sens inverse. Quand vous avez réussi à harmoniser ces mouvements, vous changez de sens (donc la gauche dans le sens inverse et la droite dans le sens des aiguilles). Ensuite faites les tourner toutes les 2 dans le même sens (celui de votre choix) .....

- décrire de petits cercles avec sa main droite au dessus de sa tête (ou gauche pour les gauchers) dans le sens des aiguilles d'un montre, puis placer l'autre main au niveau du ventre et faire des petits cercles sans penser au sens (de façon automatique). Normalement, elle tourne en sens inverse. Vous vous dîtes "oh! facile!!" une fois quelques tours de main effectués. A ce moment là, vous continuez toujours le même mouvement avec la main au dessus de la tête (dans le sens des aiguilles donc) et vous inversez le sens uniquement avec la main au niveau du ventre....si vous y arrivez!

- Pour les passionnés, et plus difficile encore, vous reprenez le même exercice que ci-dessus avec la main décrivant des cercles au dessus de la tête et le pied opposé à la place de la main au niveau du ventre. Il faut soit croiser les jambes, soit mieux la jambe dans le vide (perché sur un muret ou un tabouret-bar par exemple).
Donc de petits cercles avec sa main droite au dessus de sa tête (ou gauche pour les gauchers) dans le sens des aiguilles d'un montre et faire des petits cercles avec son pied gauche (ou droit pour les gauchers) dans le sens inverse, et inversez le sens (avec le pied).

Ne vous inquiétez pas si vous avez l'air débile, c'est le but de l'exercice!!! Non je rigole, mais ça peut faire marrer les autres happy)
La principale difficulté vient du fait que chaque main (ou pied) est contrôlée par un hémisphère cérébral différent (la main droite est contrôlée par l'hémisphère gauche et la main gauche par l'hémisphère droit). Un ambidextre n'est pas plus apte qu'un droitier ou un gaucher car cela nécessite une bonne synchronisation des membres et non de l'habileté.

Si vous arrivez à faire tout ces mouvements parfaitement et sans trop de gêne, ou vous nous avez caché que vous êtes un percussionniste hors paire, ou vous êtes très très doué sans le savoir dans la synchronisation des membres et il faut absolument exploiter ce don ou talent!!

Bonne journée
Charlotte

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