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son séjour en post-cure

Par chewingum

Bonsoir,
Mon mari a intégré il y a 2 jours une clinique spécialisée en addictologie. Il a auparavant fait un sevrage en milieu hospitalié. Ce séjour devrait durer 4 semaines. J'ai souvent lu sur ce forum que LA solution qui vous parait la plus pertinente, à vous, entourage, est la cure. Je souhaite donc, via ce fil de discussion, essayé d'être objective, au jour le jour, sur les tenants et les aboutissants de cette cure en addictologie.

Tout d'abord, je souhaite taire le lieu où il est par respect de son anonymat mais également parce que je ne voudrai pas que son vécu soit lu comme une vérité absolue mais plus comme un concept de soin.

Déjà l'admission: Il faut que la démarche vienne de votre proche. C'est assez bateau comme introduction mais si sa motivation s'arrête à la peur de vous perdre, c'est l'échec assuré. A partir de là, nous avons reçu un dossier d'admission. Une partie était à remplir par le généraliste, l'autre par lui. Les délais d'admission sont variables, de quelques jours à quelques semaines.Dans cet intervalle, assurez vous d'avoir une mutuelle ou la CMU car ce sont souvent des établissements privés et la facture peut vite augmenter. A titre d'exemple, là où est mon mari, les personnes bénéficiaires de la CMU sont en chambre double et paye la TV, si ils la souhaitent, 230e pour les 4 semaines. Les chambres particulières ont un cout journalier compris entre 75 et 155 euros. Tout ça vous donne droit à des prestations hôtelières tels que la TV, les serviettes de toilette, de l'eau en bouteille ou encore un journal hebdomadaire.

Mercredi 15/11/2017
Arrivée dans l'après midi obligatoire, il est reçu par un agent administratif qui lui a fait son entrée puis le conduit en chambre. Là, il était attendu par un infirmier qui a brièvement fouillé ses affaires avant qu'il puisse les ranger. S'en est suivi rapidement une explication des consignes: boire de l'alcool entraine l'exclusion immédiate. (ça nous parait être une aberration d'adhérer à un projet de soin pour ensuite boire en cachette. A ce moment là, autant rester chez soi ou partir de son propre chef!) . Les sorties de l'établissement ne sont pas autorisées seuls avant 10 jours de cure
Il est vu dans la foulée par le médecin qui le fait souffler dans le ballon, vérifie son ordonnance, l'examine et prescrit différents examens comme une échographie du foi et une radio pulmonaire.
Ensuite le même infirmier lui fait visiter l’établissement. Il y a une salle de sport, des salles d'activités de soins, un distributeur de café ou autres confiserie.
Le repas se prend dans une salle commune. Une place est attribuée d'emblée. Le patient ne peut pas en changer. La table correspond à un groupe qui fait également les activités ensemble.
Fermeture des portes entre 23h et 6h du matin

Jeudi 16/11
Petit déjeuner servi à 8h30
S'ensuit 2 possibilités de marche. Une longue et une plus courte.
Repas servi à midi
L'après midi, il a participé à un groupe où il devait écrire sa situation sociale et professionnelle. Il pouvait être reçu par une assistante sociale si nécessaire. Ensuite, il est parti avec un groupe dans une supérette où il a pu s'acheter ce qu'il avait envie. Ils étaient avec un soignant mais qui n'était pas là dans le but de contrôler leurs achats

Vendredi 17/11
Rencontre avec la psychologue qu'il a trouvé très bienveillante. Il a ensuite eu une information sur le tabac. La matinée s'est terminée par le passage d'une infirmière qui lui a fait des propositions d'activités pour la semaine prochaine. Dans l'après midi, il a eu une séance de groupe de relaxation.

Ses ressentis sont pour l'instant très positifs.Il dit que sa journée est rythmée par son emploi du temps et qu'il se trouve bien occupé. Les autres patients ne sont pas toujours très fréquentables mais il semblerait que les groupes et tablées soient faites en fonction de potentiels affinités.
Il explique avoir été tenté par l'alcool vu à la supérette. Pour autant, ça n'a été que comme une envie de quelque chose sans besoin véritable d'en consommer.
Les activités ne sont pas centrées uniquement sur la problématiques mais pour l'instant plus sur le "prendre soin de soi"
Les équipes sont à l'écoute et même au petits soins

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1 réponse


chewingum - 20/11/2017 à 16h15

Week end du 18 et 19/11
Il n'y a pas beaucoup d'activités le WE, une randonnée tout au plus.
Les visites sont autorisées le samedi après midi et le dimanche toute la journée. Certaines familles qui habitent loin prennent une chambre d'hôtel dans le secteur. Même si c'est autorisé, c'est déconseillé par la structure.
Certains craquent et font leurs valises. D'autres continuent leurs addictions en cachette. Il y a 80% de personnes présentes pour un problème d'alcool, le reste pour la drogue.
Chacun est responsable de son destin...
Mon mari n'avait pas de visite. Son week end a été rythmé par les séances de sport, la connaissance des autres patients et du repos. Ce temps pour soi, sans que tout se bouscule et que les impératifs s'enchainent a été salvateur

Lundi 20/11
Ce matin, il a eu une nouvelle séance de relaxation puis a enchainé avec un cours magistral sur les mécanismes de l'addiction. Savoir comment son cerveau fonctionne lui a permis de comprendre pourquoi l'alcool prend le dessus sur le reste de sa vie.
Au programme cet après midi: 2 randonnées dans les bois alentours.
Je suis étonnée qu'il se sentent si bien là bas

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