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Sa famille ne le soutient pas.

Par pop107

Bonjour,

Je suis avec mon conjoint depuis 5 ans.

Je l'ai connu alcoolique mais je l'ai découvert plus tard.

Il buvait jusqu'a une bouteille de whisky par jours + 7 ou 8 biere forte.

Apres plusieurs arret et rechute aujoud'hui il consomme plus moins entre 5 et 10 biere forte par jour.

Ce qui est selon moins une progression. Meme si il n'es pas tout les jours tres sobre en soiree.

Noel approche est nous allons le passé avec sa famille et il boit beaucoup depuis quelque jour. chaque fois qu'une réunion avec sa famille ce profile a l'horizon il boit beaucoup.

Les soirees ce termine souvent mal car ces soeurs le juge durement et le rabaisse en lui disant qu'il n'a aucune volonté, qu'il est comme son pere (qui a eu des problemes d'alcool a la fin de sa vie) et qu'il ne merite pas d'etre avec moi.

Et a coté de ça, quand il est abstinent il ne propose que des alcools en apéro et lui lance "oh c'est pas pour un whisky ..." et le sert d'office. Moi qui ne boit pas d'alcool j'apporte ma propre boisson quand on va chez eux !!! Et je passe presque pour la folle de service. Biensure il pourrait dire non, mais il n'a pas toujours la volonté.

J'en ai déjà parler avec eux et font mine de bien compendre la situation et pourtant chaque fois c'est la meme histoire.

Comment aider mon conjoint a supporter la pression familiale et/ou faire comprendre a ces soeurs que c'est un probleme serieux et non un manque total de volonté de sa part et le traite comme un faible.

Comment peut il s'en sortir sans le soutiens de sa propre famille ? Il n'a le soutiens que de sa mere et qui ne sait pas comment non plus faire comprendre a ces enfants que son fils (mon conjoint) n'est pas qu'un pauvre alcoolique qui ne merite meme pas qu'on le regarde.

Merci pour votre soutiens et ce forum ou j'ai lu beaucoup de chose qui me montre que nous ne somme pas seul.

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6 réponses


cissou - 05/01/2014 à 18h23

Bonsoir Pop107

Comme je retrouve des actes et des paroles que j'ai connu également à l' égard de mon conjoint...
Mon conjoint est alcoolique depuis plus d'une dizaine d' année, son alcool à lui c'est le pastis et les bieres fortes également.
Sa famille est, à mes yeux, présente sans l' être. Fils de parents qui ont divorcé alors qu'il n' était qu' un enfant (8ans) on lui a demandé de choisir papa ou maman, il ne s'en n' est jamais remis. A 11 ans il commençait à boire, à 15 la coke. A 25 il a trouvé un patron. Il se donne corps et âme à son boulot. Il a arrêter la cocaïne seul, dans la douleur. Ses parents l'ont plus ou moins laissé entre deux eaux. Ramassé quand il était à la rue, mais sans se remettre en question, sans jamais dire non à l' alcool, sans jamais lui dire qu'ils l' aimaient.
Cela va faire 8 mois que nous sommes ensemble.
En 8 mois j'en ai entendu des motifs pour ne pas arrêter...
Peur de perdre son emploi si il va en cure, qui va ramener l'argent du loyer, "si tu en a marre de m' attendre qui sera là quand j'en sortirai", "diminuer c'est déjà bien", ...et j'en passe...
J'ai parlé à sa famille, à ses collègues, à ses ami(e)s...
Je continue, chaque fois que je sais qu'il va y avoir soirée ou événement à fêter.
J'en suis arriver à envoyer des invitation aux soirée en précisant "soirée sans alcool!!!", je refuse de lui en acheter, mais je ne jette pas ce qu'il y a à la maison (pour la simple et bonne raison que ça lui montre que je veux garder confiance en lui et qu'en plus comme ça je sais à peu près ce qu'il boit, plutôt qu'il me mente et se cache, comme un enfant.)
Si il s'endort, ou part bosser sans avoir fini ce qu'il buvait là oui, je jette.

Pour sa famille, je pense qu'il est important, même si tu ne te sent pas entendu, ou seule à lutter, que tu répetes, que tu "appuis où ça fait mal"... Que tu leur rappelle également qu'il ne sert à rien de lui ressasser le passé, que c est l'avenir qu'il faut voir et qu'à chaque verre qu'ils lui servent ils le détruise un peu plus car l' alcool appelle l' alcool.
La volonté, le mien non plus ne l'a pas encore, bien qu'il se sache alcoolique.
Comme je l' expliquais la derniere fois que j'ai posté ici, il y a un mois il a été trop loins dans ses propos, je n'ai pas résistée, j'ai pris mes vêtements et suis rentrée chez mes parents.
Je crois que ça l' a fait réfléchir...
Je le vois toujours, je l'aime et rien n' a changé, sinon la distance, et à priori sa consommation, qui s'est sensiblement réduite.
Aujourd hui il m'a presque supplié de revenir vivre à ses cotés. Au bord des larmes.
J'ai posé mes conditions, il commence à comprendre.
Si je te raconte tout ca c'est parce que sa famille ce n'est pas elle qui partage son quotidien, c'est toi. Tu sais comment il est quand il boit. A toi de leur faire passer le message.
Soit forte, garde espoir, ne baisse pas les bras.
Accrochez vous. Bien sur que ça n'est pas un "pauvre alcoolique", c'est une personne en souffrance.
Fais le test, tout bete, demande lui 10 de ses qualités, et se regarder dans une glace en te disant qu'il s'aime.
Si il n' y parvient pas dits lui, rappelle lui pourquoi tu l'aimes, les qualités que tu lui trouves et qu'il a le droit de s'aimer. Ca n'est pas être égocentrique, c'est simplement se respecter et donc respecter l' autre (donc toi).
Courage, je pense à toi!!

pop107 - 06/01/2014 à 18h11

Merci cissou pour ton message qui me fais du bien tout simplement.

Mon conjoint aussi a eu un episode coke dans sa vie et a lui aussi arrete seul avec souffrance. Il a perdu son pere a 9 ans et sa mere lui a juste dis Papa est parti et il a ete mis chez c'est grand parent pendant un an et a compris que son pere etait mort qu'en rentrant chez lui un an plus tard.

Je n'accuse pas sa mere elle a s'en doute fait comme elle pouvait, mais il n'avait pas compris que son pere etait mort. Car personne n'a pris la peine de lui expliquer..

Je l'avais aussi quitter et j'etais retournee chez mes parents avant de revenir plus tard pour vivre ensemble.

Finalement au fete de noel il n'a pas trop bu et surtout a su dire non quand on le servait d'office. C'est une petite victoire pour moi.

Il a recommencer a diminuer il y a quelque jour, reprend de l'aotal et compagnie. On commence plutot bien l'annee happy

Je vais persister avec sa famille tu as raison.

Merci pour ton message et tes encouragement.

Bon courage a toi egalement ainsi qu'a ton conjoint et surtout une belle et heureuse annee 2014

cissou - 06/01/2014 à 19h13

Coucou Pop107!!

Oui c'est encore moi ^^

Juste pour te dire que je suis heureuse pour vous!! Pour ta, pour VOTRE "petite victoire"!!
La vie est ainsi faite. Des multitudes de "petites victoires", de milliers de "petits pas pour l' Homme", de milliards d' étoiles qui illuminent ces nuits si noires...

La persévérance paiera un jour, tu verras. Tu vas y arriver!! Un jour sa famille comprendra. Et tu pourras te dire "j'y suis pour quelque chose"!

Plein de belles et bonnes choses à vous pour 2014!!

regardconscient - 08/01/2014 à 15h14

Bonjour POP,

tu poses une questions pertinente "Comment peut il s'en sortir sans le soutien de sa propre famille ?"

Le soutien, il ne pourra l'obtenir qu'a partir du moment oû lui-même décidera de faire quelques choses par rapport à son problème d'alcool, c'est à dire consulter un addictologue, et faire une cure. Ensuite seulement il demandera du soutien de votre part et éventuellement de sa famille. Car il saura quoi répondre aux allégations.

Bon courage
Hervé

regardconscient - 08/01/2014 à 15h32

Deux phrases m'interpellent:

"Reprend de l'aotal et compagnie", et compagnie ?


"Je vais persister avec sa famille", je ne suis pas sur que cela soit le plus efficace. Je pense qu'il serai préférable de discuter en tête à tête avec votre ami. et essayer de l'engager dans un processus de soins.

pop107 - 09/01/2014 à 06h33

Bonjour Regardconscient.

Mon conjoint a déjà fais une cure en centre de soin fermé et une cure en ambulatoire et il a déjà arreter a plusieurs reprise avec le medecin traitant et une fois avec un alcoologue.

Sa famille ne l'a jamais aider meme apres la cure en centre de soin !

Avec des phrases toute faite il lui on cassé le moral du style "qui a bu boira" ou " tu finira comme ton pere" ou j'ai meme entendu des "de toute façon ta aucune volonté"

Je suis desolé mais quand on decide d'entre en centre de soin, c'est quand meme reconnaitre qu'on a un soucis et avoir arreter plusieurs fois c'est quand meme courageux meme si il ne tiens pas durablement.

Il prend de l'aotal et il prenait pendant un temps du seresta mais le medecin a changer recement le seresta contre le xanax que mon conjoint tolere mieux.

Il prend egalement des gelules de plante Kudzu conseiller par mon pharmacien, mon medecin m'a preciser que meme si rien ne prouvais que cela fontionnais vraiment sur le corps cela aide au moins psycologiquement. Et que ca ne pouvais pas faire de mal.

Voila ! Bonne continuation

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