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Mon voisin

Par lavoisine

Bonjour

je m'occupe un peu de mon voisin du dessous, qui est alcoolique et en mauvaise santé. Il y a bientôt 2 ans il s'est fracturé la hanche et n'en s'est jamais vraiment remis. Je sors son chien, je suis là quand osn médecin vient, je lui donne ses médicaments au compte-goutte, j'ai fait venir une aide ménagère et une aide familiale... MAIS l'aide ménagère n'a pas le droit de rapporter un caddie plein de bières et donc pour cela, maintenant qu'il n'a plus du tout le droit de sortir (depuis 2 mois environ, suite à une énième chute), il compte sur 2-3 voisins.

C'est assez lourd pour nous - pour moi en tout cas, et je ne parle pas que du poids des bières. Je suis aux prises avec ces dilemmse: est-ce que lui apporter ses bières, c'est l'aider? Peut-on faire le "bien" des gens contre leur gré? Dois-je suivre dans ses choix? Il refuse l'idée d'aller en foyer ou maison de retraite. J'esssaie de lui faire comprendre qu'il est complètement dépendant de son entourage, et que c'est aussi lourd pour nous que dangereux pour lui.

Désolée, je me rends compte que mon message part dans tous les sens et que je ne pose pas de question précise,,mais je suis un peu perdue. Je prends tous les avis, conseils ou témoignages pour essayer d'y voir plus clair... Merci et bonne journée.

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8 réponses


Flo66 - 12/02/2018 à 20h40

Bonjour,
Si si tu poses des questions precises ! happy

Pour les reponses par contre c est pas evident... Peut on faire le bien des gens contre leur gré? Je ne pense pas non, ca se resume souvent a se casser les dents. Pour le reste je dirai que cela depend de chacun, je crois qu il faut que tu sois en paix avec toi la dessus. Lui ramener de l alcool te fait mal? Ne le fais plus. Tu te dis qu a son age, avec ses galeres ne pas lui en emmener est trop hard, pas humain, fais le.. Le tout est que tu sois en accord avec toi je crois.
Alors tu pourras lui expliquer ce que tu ressens et tu fais pleins d autres choses pour lui. Et ca c est deja super, c est pas toujours qu il y a ce lien humain entre voisins blunk

Olivier 54150 - 21/02/2018 à 00h39

Comme d’habitude, je suie d'accord avec Flo.

Perso, je t'invite à te poser une autre question: Et si c'est d’héroïne qu'il aurais besoin, tu lui ramènerais aussi ? (pas de problème de poids là !)

C'est le dialogue qui peux résoudre ton dilemme...
oliv

lavoisine - 22/02/2018 à 11h26

Merci pour vos réponses!

Pour l'héroïne, c'est exactement ce que dit mon compagnon. "S'il était à l'héro, tu irais lui chercher sa dose aussi?"

C'est un peu difficile de discuter avec lui, il est très têtu et il joue au débile quand ça l'arrange. Son médecin dit qu'il a un début de Korsakoff, c'est bien possible pour certaines choses mais je vois bien que quand on parle de ce qui l'embête il change de sujet ou fait celui qui ne comprend rien.Pour ça il est très malin et il arrange son petit monde autour de lui. Et il ne bouge que si on le menace ou qu'on l'engueule ou qu'on le flique. Plus on est gentil avec lui, plus il est exigeant. Ca c'est super pénible parce que ça me met dans une position qui ne me plaît pas et qui me demande beaucoup d'énergie. Il faudrait aussi que je me demande pourquoi je m'occupe autant de lui... mais voilà, quitte à m'occuper de lui, autant que ce soit de la meilleure façon, et ça je n'en suis pas sûre.

Un autre truc qui m'embête c'est mon fils. Il a bientôt 8 ans et il commence à poser plein de questions sur l'alcoolisme, il nous engueule quand on boit notre petite bière le soir... il dit qu'on doit sauver notre voisin (qu'il aime bien et c'est réciproque)

lavoisine - 19/03/2018 à 14h10

Bonjour

c'est de pire en pire pour mon voisin, il commence à perdre la sensibilité des doigts et son médecin pense que c'est l'alcool qui commence à attaquer les nerfs (j'ai oublié le terme médical) Il a aussi des plaies qui apparaissent aux poignets.

La question que je me pose, c'est quelle dose d'alcool il lui "faudrait" pour limiter sévèrement tout en évitant un sevrage brutal avec tremblements et tout? Il boit des bières à 4,7%, mange très peu, pèse 48 kg.

J'en ai ras-le bol d'assister à don dépérissement ou pire de ne me dire que j'y participe.

Je ne sais pas si c'est le bon endroit pour poser cette question "technique" mais ça me fait du bien de vider mon sac aussi.
Merci!

patricem - 19/03/2018 à 16h06

Bonjour,

je suppose que cette quantité dépends de chaque individu, mais un soutien médical peut aider à limiter les effets du manque (valium je crois). Son médecin pourrait aider. Et l'inciter à aller plus loin dans un second temps...

Courage,

Patrice

muschimu - 19/03/2018 à 16h22

bonjour Lavoisine

c'est tout à votre honneur que de vous occuper ainsi de votre voisin. Mais je me dis que vous n'etes pas quelqu'un de la famille ni meme une personne rémunérée pour cette tache.
A trop vouloir sauver les autres contre leur volonté, on s'en oublie soi-meme et on s'essouffle .. Faites attention, d'abord à vous-meme, et à votre compagnon.
Une bonne discussion avec votre voisin serait préférable pour dire :
"je ne peux et ne veux plus"

S'il fait le "débile" face à cela, écrivez le lui.

la situation est trop simple, il est servi à domicile par une gentille voisine ...

non, faut que ça s'arrete.
Parce qu'un jour cela vous retombera dessus et on vous accusera d'avoir entretenu son alcoolisme (et quand je dis ON, je parle du corps médical, de la famille de votre voisin).

Arretez ça
s'il vous plait

Muschimu

Olivier 54150 - 19/03/2018 à 19h20

Muschimu à vraiment bien répondu je trouve. Jusqu’où cela va aller ?

Je reviens sur ton précédant post : « Il faudrait aussi que je me demande pourquoi je m'occupe autant de lui... » L’amitié, la pitié, une solidarité mal placé, la croyance que tu es redevable… ?
C’est ton dilemme que tu dois régler, pas le sien.
N’hésite pas à en parler à un psy ou dans un centre qui s’occupe de l’addiction, ça mange pas de pain.
Tu es co-dépendant et je te propose de te renseigner la dessus, voici un petit lien :
https://www.stop-alcool.ch/la-codependance

Sans entacher l’amitié, garde à l’esprit que cette personne est un champion de la manipulation (il me semble)
Maintenant, tu peut prendre du recul et relativisé avec un autre raisonnement :
Si tu es muté et que tu dois déménager, Comment il fera ?
Si demain tu te casse une jambe, comment il fera ?
Si demain il est hospitalisé, tu lui apporte ses bières à l’hôpital ?

Pour rejoindre muschimu, ne lui apporte plus rien, et quand il fait sa crise de manque appel le Samu, c’est là le plus grand service que tu peux lui rendre.

olivier

lavoisine - 20/03/2018 à 21h18

Merci pour vos réponses!
Déjà hier je lui ai dit que les bières c'était fini. Mais quand j'y pense ça fait un petit temps qu'il ne m'a pas demandé de lui en prendre (l'autre personne les lui ramène par 24, le jour où elle en aura ras-le bol eh bien il se débrouillera!)
Je lui ai aussi dit cent fois que si je déménageais ou que s'il m'arrivait quelque chose il se retrouverait bien démuni, et qu'il fallait plutot viser soit les efforts pour retoruver de l'autonomie, soit un placement. Mais je pense qu'il fonctionne au "jusqu'ici ça va"...
Je n'ai pas peur que quoi que ce soit me retombe dessus, sa famille a coupé les ponts avec lui il y a des années, et depuis le temps je connais bien son médecin. Son entourage, c'est une amie qui s'occupe de don compte, un ami qui s'occupe de ses papiers et son ravitaillement, et moi. Mais bon, on ne sait jamais. C'est plus ma conscience qui me travaille.
Je me sens mieux maintenant!
Merci encore pour vos réponses, ça m'a donné le coup de pied aux fesses nécessaires pour passer le cap!

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