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Que faut-il penser du baclofène ?

Par Alcool Info Service Voir les commentaires

Des études parues récemment montrent que le baclofène peut être utile pour réduire la consommation d’alcool mais ce n’est pas la « révolution » espérée par certains patients.

Plusieurs études sur le baclofène ont été présentées lors d’un Congrès mondial d’alcoologie qui vient de se tenir à Berlin. Elles permettent de se faire une idée plus précise de l’utilité de cette molécule pour les buveurs.

Réduction de la consommation

L’étude Alpadir du professeur Michel Reynaud repose sur l’administration de doses élevées (180 mg/j) de baclofène versus un placebo. Elle montre que celui-ci aide à réduire la consommation d’alcool chez les plus gros buveurs mais que cette réduction n’est pas significativement différente du placébo chez des buveurs moins excessifs.

Dans l’étude Bacloville pour laquelle les doses utilisées sont plus importantes (jusqu’à 300 mg/j), la consommation d’alcool a été réduite de 15% grâce au baclofène. Mais cette réduction est comparable à celle d’autres traitements.

L’utilisation du baclofène permettrait donc de réduire une consommation d’alcool compulsive sans que le service rendu ne soit très significatif. Des effets indésirables à hautes doses ont été signalés par le passé. Et si l’étude Alpadir (180 mg/j) n’a pas enregistré de problèmes graves tandis que les résultats de l’étude Bacloville (300 mg/j) sur ce sujet ne sont pas encore connus, la sécurité de ce médicament administré à haute dose n’est pas encore établie.

Maintien de l’abstinence

Une étude allemande de 2015 laissait penser que le baclofène pouvait être utile pour maintenir l’abstinence après le sevrage. Cette étude montrait un bénéfice tout au plus comparable à celui d’autres traitements. Ce bénéfice n’a pas été retrouvé par l’étude Alpadir ni par une étude néerlandaise qui portait sur de petites doses de baclofène (inférieures à 150 mg/j). Le bénéfice du baclofène pour le maintien de l’abstinence n’est pas (encore ?) établi.

Etre aidé

Ces nouvelles données montrent, s’il en était encore besoin, que le traitement miracle de l’addiction à l’alcool n’existe pas. Il est important de rappeler que l’aide reste indispensable dans la démarche d’arrêt. Que l’aide vienne de la communauté à travers un  forum ou une association d’anciens buveurs ou de professionnels grâce à un centre spécialisé. Les traitements médicamenteux sont les auxiliaires de cette aide et ne feront jamais tout le travail à eux seuls. 

Sources :

http://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/baclofene-pas-de-miracle-et-des-effets-secondaires-toujours-incertains_1810763.html

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/17375-Le-Baclofene-n-est-pas-un-medicament-miracle

Commentaires


Sylvie Imbert - 14/09/2016 à 18:59

Votre article me laisse sans voix tellement il est biaisé et comprend de contre vérités ! Alpadir, soyons clair, a donné des résultats négatifs. Ce qui n’est pas vraiment surprenant vu le peu d’enthousiasme des addictologues au sujet du baclofène. Cet essai comprenait plusieurs biais : - Recherche de l’abstinence dont la majorité des malades ne veulent pas - Dose cible (peu élevée) de 180mg/j alors que le baclofène est un traitement à la carte - Inclusion de 30% de patients à faible ou moyen risque selon les normes OMS !! Dans ces conditions, cela tient du miracle, que le baclofène ait malgré tout montré quelques différences avec le placebo dont la réduction du craving Concernant Bacloville, les personnes incluses buvaient en moyenne 13 unités standard par jour Près de 60% d’entre elles, ont grâce au baclofène, retrouvé une consommation à faible risque selon les normes OMS (inférieure à 2 unités pour les femmes, 4 pour les hommes). C’est quand même légèrement mieux que les 15% annoncés dans cet article et absolument pas comparable à aucun autre traitement ! Si pour vous, 60% d’alcooliques avec ce résultat, n’est pas significatif, c’est à désespérer … Avez-vous correctement lu les résultats de l’étude allemande pour écrire que le bénéfice est comparable aux autres traitements ? Elle démontre que le baclofène est une aide plus que précieuse pour parvenir à se sevrer de l’alcool Quant à l’étude hollandaise, vu les doses homéopathiques administrées, le baclofène ne pouvait pas faire le poids … La réalité est que : - sur 4 études 2 sont positives (dont Bacloville faite dans des conditions de vie réelle) - Elles démontrent que le baclofène, bien administré, est un traitement efficace. - Que l’abstinence n’est plus l’unique solution et que ceux qui souhaitent néanmoins stopper toute consommation d’alcool peuvent y parvenir sans souffrance inutile Etre aidé, oui aussi, mais surement pas par des personnes obnubilées par l’abstinence ! Des forums baclofène existent, ils accompagnent de façon très utile ceux qui souhaitent sortir de l’alcoolisme sans perdre de précieuses années avec des solutions qui ont montré leurs limites.

Jean marc - 21/10/2016 à 17:03

Bonjour, Le baclofène n'a pas fonctionné pour moi.... je suis passé à ce que j'appelle le médicament miracle contre l'alcool: L'ESPERAL ! 7 mois que je ne bois plus grâce à lui ! Courage ! Jean marc.

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